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8 juillet 2018

En collaboration avec le ministère de la Jeunesse, des Sports, de l’Emploi, de l’Insertion Professionnelle, des Arts et de la Culture, le Bureau régional de l’UNESCO pour l’Afrique de l’Est a organisé un atelier national de sensibilisation au patrimoine culturel immatériel à Moroni, aux Comores, du 25 au 29 juin 2018.

Cet atelier marque le début des activités du projet de 18 mois sur le « Renforcement des capacités des Comores pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel en vue du développement durable », qui bénéficie du soutien généreux de l’Autorité du Tourisme et de la Culture d’Abou Dhabi (ADTCA) des Émirats arabes unis.
Environ 30 participants ont été invités à prendre part à l’atelier, notamment les autorités nationales de la culture, les représentants de l’université des Comores, le CNDRS (Centre national de documentation et de recherche scientifique), le Collectif des Comores, les communautés, la société civile, des experts nationaux et d’autres parties prenantes encore. Dans ses observations préliminaires, M. Mahamoud Salim Hafi, ministre de la Jeunesse, des Sports, de l’Emploi, de l’Insertion Professionnelle, des Arts et de la Culture, a souligné que « les communautés sont les gardiennes des sanctuaires de nos valeurs et traditions culturelles. Elles restent les principaux acteurs à identifier, documenter, promouvoir, préserver et transmettre le patrimoine culturel immatériel aux générations futures ».

L’atelier s’est concentré sur la mise en œuvre effective par le pays de la Convention de 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel. Il a donné un aperçu des concepts clefs de la Convention et des mesures de sauvegarde élémentaires comme l’inventaire, ainsi que des divers mécanismes de coopération internationale. Les participants ont également été invités à réfléchir collectivement aux expériences et aux défis en matière de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel dans le cadre plus large du développement durable.

En 2015, l’UNESCO a entrepris une évaluation des besoins pour la mise en œuvre de la Convention de 2003 aux Comores. Les résultats de cette évaluation ont constitué le socle de ce projet financé par l’ADTCA, lequel vise à : i) renforcer le cadre législatif et institutionnel en vue de la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel au niveau national ; ii) développer les capacités des principaux organismes en charge du patrimoine culturel aux Comores ; et iii) mener des inventaires afin de mieux documenter et sauvegarder le patrimoine culturel immatériel.

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