Peuples autochtones et patrimoine culturel immatériel

La tradition orale Mapoyo et ses points de référence symboliques dans leur territoire ancestral En savoir plus sur l’élément
© Centro de la Diversidad, 2013

Peuples autochtones et patrimoine culturel immatériel
Les peuples autochtones détiennent un patrimoine vivant riche et varié comprenant des pratiques, des représentations, des expressions, des savoirs et des talents. La pratique et la transmission de ce patrimoine contribuent à la vitalité, à la force et au bien-être des communautés dans la durée.
A cet fin, la Convention offre aux peuples autochtones une opportunité majeure de modeler le discours international sur le patrimoine et d’assurer la prise en compte de leurs expériences et de leurs besoins en matière de sauvegarde du patrimoine vivant.
Son préambule reconnaît que « les communautés, en particulier les communautés autochtones, les groupes et, le cas échéant, les individus, jouent un rôle important dans la production, la sauvegarde, l’entretien et la recréation du patrimoine culturel immatériel ».

L’Année internationale des langues autochtones
Les Nations Unies ont déclaré 2019 Année des langues autochtones (IYIL2019) Les langues autochtones sont un véhicule du patrimoine vivant. Elles sont vitales pour la transmission des systèmes de connaissances transmis de génération en génération.

Comment s’impliquer

Il existe de nombreux moyens permettant aux peuples autochtones de s’impliquer dans la Convention.

  • Inventaire avec la participation des communautés :

L’établissement d’inventaires comporte toujours l’identification et la définition d’éléments du patrimoine culturel immatériel dans une optique de sauvegarde. La participation des communautés est obligatoire et les pays doivent assurer la plus large participation possible des communautés, des groupes et des organisations non gouvernementales concernés par le processus d’inventaire.

  • Listes de la Convention :

La Convention dispose d’un certain nombre de Listes pour aider à la sauvegarde des différents aspects du patrimoine vivant. Toutes les propositions aux Listes de la Convention doivent être faites avec la participation la plus large possible et le consentement libre, préalable et éclairé de la communauté.

  • Assistance technique et financière :

Une assistance technique et financière est disponible pour aider les communautés à mettre en œuvre leurs mesures de sauvegarde.

  • Programme de renforcement des capacités :

Ce programme offre les compétences et les connaissances nécessaires pour mettre en œuvre la Convention à l’échelle nationale avec le soutien du réseau global des facilitateurs.

  • Les organisations non gouvernementales :

Les organisations non gouvernementales autochtones dotées de compétences reconnues en matière de patrimoine culturel immatériel peuvent solliciter leur accréditation.

Cadres pour l’engagement des peuples autochtones

L’implication des peuples autochtones dans la Convention de 2003

L’Enkipaata, l’Eunoto et l’Olng’esherr, trois rites de passage masculins de la communauté masaï En savoir plus sur l’élément
© Danson Siminyu, Kenya, 2010

Les langues autochtones

Les connaissances autochtones que renferme la langue sont souvent transmises et exprimées par l’intermédiaire d’une myriade de pratiques et d’expressions.
La disparition d’une langue menace la pérennité de la pratique et de la transmission du patrimoine vivant et peut entraîner la perte irrémédiable de savoirs vitaux sur le plan écologique et culturel.

La cosmovision andine des Kallawaya, Liste représentative (2008).

Résilience impliquant la communauté

Le patrimoine vivant contient des savoirs enracinés au plan local qui peuvent constituer une source de résilience face au changement des conditions climatiques.

Le Suri Jagek (observation du soleil), pratique météorologique et astronomique traditionnelle fondée sur l’observation du soleil, de la lune et des étoiles par rapport à la topographie locale,, Liste de sauvegarde urgente (2018).

Durabilité environnementale

Le patrimoine vivant peut contribuer à protéger la biodiversité. De nombreuses communautés locales et autochtones ont développé des styles de vie et des pratiques étroitement liés à la nature et respectueux de l’environnement.

Les traditions et pratiques associées aux Kayas dans les forêts sacrées des Mijikenda, Liste de sauvegarde urgente (2009).

L’éducation de qualité

L’éducation de qualité est primordiale pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel. L’intégration des langues et des savoirs autochtones dans les programmes éducatifs peut intensifier la transmission intergénérationnelle du patrimoine vivant.
La tradition orale Mapoyo et ses points de référence symboliques dans leur territoire ancestral, Liste de sauvegarde urgente (2014).

Présentation de la Convention de 2003 à l’Instance permanente questions autochtones

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