Près de 500 000 dollars US accordés pour soutenir les activités de sauvegarde en Antigua-et -Barbuda, Burundi, Égypte, Soudan du Sud et Uruguay

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Street mural in homage to Tango and bandoneon.
© Ralf Steinberg (CC BY 2.0)

Le Fonds du patrimoine culturel immatériel permet essentiellement d’assister les États parties dans leurs efforts de sauvegarde. En septembre dernier, le Bureau du Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel a examiné les demandes d’assistance internationale inférieures à 100 000 dollars. Un montant total de 479 994 dollars a été accordé pour mettre en œuvre des activités de sauvegarde en Antigua-et-Barbuda, au Burundi, en Égypte, au Sud Soudan et en Uruguay:

  • Le projet Renforcement des capacités pour la mise en œuvre de la Convention de 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel à Antigua-et-Barbuda vise à créer le premier inventaire national du patrimoine vivant du pays, en renforçant les capacités techniques nationales pour la collecte et l’interprétation des données correspondantes et en améliorant l’échange d’informations entre les secteurs public et privé ainsi que la société civile. Deux activités pilotes de sauvegarde - centrées sur le jeu de Warri et la construction de bateaux traditionnels - seront entreprises pour tester les mesures de sauvegarde et encadrer les futures activités de sauvegarde. Ce projet sera mis en œuvre conjointement par le Ministère des sports, de la culture, des festivals nationaux et des arts et le Bureau multi pays de l’UNESCO pour les Caraïbes situé à Kingston.
  • Le projet Mise à jour de l’inventaire 2009 du patrimoine culturel immatériel (PCI) au Burundi avec la participation des communautés consiste à documenter les différents éléments du patrimoine vivant, à établir leur degré de viabilité, et à identifier leurs porteurs et gardiens. Les responsables de la mise en œuvre doivent mettre en place un cadre durable au Burundi pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel et, à ce titre, contribuer à la révision de la politique culturelle du pays. Il est également prévu que le patrimoine vivant soit intégré dans les programmes scolaires. Le projet sera coordonné par la Direction générale de la culture et des arts, en étroite collaboration avec le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique par l’intermédiaire de la Commission nationale burundaise pour l’UNESCO.
  • Le projet intitulé Inventaire de la culture immatérielle de l’artisanat au cœur du Caire historique vise à préparer un inventaire communautaire de vingt types d’artisanat produits dans les quartiers historiques du Caire, connus sous le nom de Le Caire historique, un bien du patrimoine mondial selon la Convention de 1972. Un inventaire en ligne des connaissances traditionnelles liées à ces métiers sera tenu à jour et rendu accessible aux communautés, et l’inventaire sera promu comme un outil important dans le processus de sauvegarde à long terme. La Société égyptienne pour les traditions populaires (ESFT) mettra en œuvre le projet.
  • Le projet Développement d’un inventaire du patrimoine culturel immatériel au Sud Soudan prévoit des activités de sensibilisation pour la sauvegarde du patrimoine vivant qui peuvent se poursuivre au-delà de la durée du projet. Il s’agit notamment de promouvoir l’intégration des jeunes et des femmes et d’impliquer diverses communautés dans l’élaboration de l’inventaire, afin de renforcer les capacités de sauvegarde du patrimoine vivant parmi les générations futures de différents groupes ethnolinguistiques. Le projet sera dirigé par le Ministère de la culture, en étroite collaboration avec le bureau de l’UNESCO à Juba, le Comité national du patrimoine culturel immatériel (NICHC) et le bureau régional de l’UNESCO pour l’Afrique de l’Est.
  • Le projet Le bandonéon : son du tango vise à sauvegarder le bandonéon, un instrument traditionnel du tango. Cependant, de nos jours, il n’y a qu’une minorité de joueurs de bandonéon, dont la plupart ont plus de 60 ans, et seulement trois luthiers qui se consacrent à l’accord et à l’entretien du bandonéon en Uruguay. On espère également que la visibilité accrue résultant du projet permettra de promouvoir plus facilement les pratiques liées au bandonéon et à la sauvegarde du tango (une nomination binationale entre l’Argentine et l’Uruguay, inscrite sur la Liste représentative en 2009).

Ces subventions représentent les premiers financements du Fonds du patrimoine culturel immatériel pour l’aide internationale à Antigua-et-Barbuda, au Burundi, à l’Égypte et au Sud-Soudan, et le second pour l’Uruguay.

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