Sarawja, musique et danse aymara de Moquegua
Inscrit en 2025 (20.COM) sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité
Sarawja, également connu sous le nom de Sarawjatana, est pratiqué dans les vallées de Ticsani et San Felipe, dans la région andine de Moquegua. Cette célébration annuelle a lieu après la Semaine sainte catholique et qui marque la fin de la saison des pluies et le début des récoltes. Elle comprend une représentation de danse rituelle exécuté par des groupes de danseurs organisés en cercles, appelés « ruedas ». Les danseurs se déplacent en cercles concentriques ou en rangées parallèles, imitant les schémas de vol des « kiwlas », oiseaux des Andes. Les femmes portent un vêtement traditionnel en laine et se déplacent en cercles rapides, tandis que les hommes accompagnent leurs mouvements en sifflant, en tapant du pied et en jouant d’un instrument. Les groupes de danseurs, composés de couples mariés et de leurs amis, se déplacent de village en village pour se produire et sont accueillis avec de la nourriture et des produits locaux.
Les chansons de sarawja sont interprétées en aïmara et en espagnol, tant par des hommes que par des femmes, et sont généralement accompagnées par le « charango », un instrument à cordes. Les chansons sont un moyen de transmettre les histoires et les connaissances traditionnelles. Les connaissances et le savoir-faire associés aux célébrations de la Sarawja sont transmis au sein du cercle familial, par le biais de groupes de danse et de festivités, ainsi que par les institutions culturelles. Célébration de la vie et des cycles agricoles, cette pratique est profondément liée à la culture locale, à l’histoire et à la terre, encourageant l’échange de produits locaux tout en favorisant la parenté et le dialogue entre les détenteurs.