Association Métis

France

Contact: +33 (0)4 42 04 37 73; +33(0)6 50 72 45 34
Postal address: 7 Boulevard Lakanal 13400 AUBAGNE
Geographic Coverage of NGO’s expertise: Brazil, Bulgaria, Estonia, France, Greece, Mongolia, Spain, Tunisia

URL: https://iimm.fr



Year of creation: 2015

Safeguarding measures:

- Reconnaissance par la délivrance de certifications et diplômes du Ministère de la Culture



Main areas of work related to the Convention:

L’IIMM oeuvre activement au développement, à la transmission et à la valorisation des musiques traditionnelles du monde, en créant des espaces dynamiques de rencontre et d’échange à dimension internationale. Par le biais de cursus théoriques et pratiques, de master-classes, d’ateliers certifiants, de concerts, de formations de formateurs, de colloques, de séminaires et de prestations sur mesure, l’Institut contribue à la création, à la diffusion et à l’enrichissement des expressions artistiques, jouant un rôle clé dans le lien entre maîtres, disciples et publics, en direction et au service de la diversité culturelle. L’IIMM rassemble : • des musiciens internationalement reconnus et/ou issus de lignées musicales prestigieuses (Keyvan Chemirani, Ross Dally, Madhubanti Sarkar, Lévon Minassian, Maria Simoglou, Efrén López, Els Janssens, Isabelle Courroy, Youssef Hbeisch, Milena Jeliazkova, Erdenetsetseg Khenmedekh, Jiang Nan, Henri Tournier, Cristiano Nascimento, Ganzorig Nergui, Ahmad Al Khatib, Marianne Svašek, Sharmila Sharma, Victor Hugo Villena, Sandra Bessis, Emmanuel Frin, Maya Mihneva, Beihdja Rahal, Dimitris Mystakidis, Usukhjargal Purevsuren, Évelyne Girardon, Abel Luiz, Houria Aïchi, Rémy Yulzari, Eléonore Fourniau, Cristina Vilallonga, Mandakhjargal Daansuren, Nemekhbayar Yadmaa), • des musicien-chercheurs universitaires réputés (Johanni Curtet, Dorsaf Hamdani, Constantin Răileanu, Meri Vardanyan, Kang Sun-Ok, Ghada Shbeir), • des détenteurs du PCI (Baldandorj, barde d’état mongol ; Lamine Cissokho, représentant d’une grande lignée de griots sénégalais ; Batsükh Dorj, le relai chant diphonique Touva de Mongolie) Les formations sont ouvertes à toute personne physique, sans distinction aucune : artistes professionnels ou amateurs, élèves, enseignants, salariés, personnes en situation de handicap ou empêchées, jeunes ou adultes en difficulté. Parmi les traditions musicales abordées à l’IIMM, les apprenants peuvent également suivre des formations (cursus et/ou master-class) des éléments du PCI inscrits sur les Listes de l’UNESCO dont : le Tango (ARGENTINE), la Samba de Roda, Le Frevo, Le Choro (BRÉSIL), le Oud (SYRIE, IRAN...), l’art traditionnel du Khöömii mongol (MONGOLIE), la musique traditionnelle (MONGOLIE), le rebétiko (GRÈCE), le chant à plusieurs voix visoko de Dolen et Satovtcha (BULGAIRE), Les Babi de Bistritsa, polyphonie, danses et pratiques rituelles archaïques de la région (BULGARIE), Duduk (ARMÉNIE), le radif de la musique iranienne (IRAN), Gu Zheng & Guqin (CHINE), l'Urtin Duu (MONGOLIE), les célébrations des chants et danses baltes (ESTONIE, LETTONIE, LITUANIE) et prochainement le Jakbeop (CORÉE DU SUD) Ces ambassadeurs des traditions orales se produisent régulièrement sur la scène internationale et oeuvrent activement à la transmission de leur héritage culturel. Leur engagement incarne des valeurs fondées sur le respect des modes de vie plurielles, favorisant le dialogue et le rapprochement entre les cultures. Riches de parcours singuliers et complémentaires, nos enseignants participent à des projets qui favorisent les rencontres musicales, créant des passerelles entre l’Orient et l’Occident à travers les musiques traditionnelles, classiques et contemporaines. Cette approche pluridisciplinaire et transversale stimule et nourrit la créativité et contribue à la diffusion et à la transmission de valeurs essentielles telles que l’ouverture d’esprit, le dialogue interculturel et de paix — des piliers d'une coexistence harmonieuse, plus que jamais nécessaires dans le monde d’aujourd’hui. Voici quelques chiffres illustrant nos activités depuis 2015 : • 908 participants ont pris part aux 173 master-classes organisées, enrichissant leur parcours artistique et professionnel. • 17 cursus ont été développés, avec 531 étudiants inscrits et un taux de réussite de 100 % • 138 prestations musicales ont été organisées, offrant des expériences uniques à un public diversifié. • 35 concerts produits, rassemblant plus de 4500 spectateurs, témoignent du dynamisme de nos événements. • Un réseau international, incluant des collaborations avec des conservatoires, universités et institutions culturelles de renom. Ces résultats témoignent de notre engagement à construire un réseau mondial au service de la musique et du dialogue interculturel.

Objectives

L’Institut International des Musiques du Monde (IIMM), marque de l’Association Métis, a pour objet de préserver, transmettre, valoriser et promouvoir, à l’échelle locale, départementale, régionale, nationale, européenne et internationale, le patrimoine culturel immatériel, qu’il s’agisse de pratiques et savoir-faire traditionnels ou contemporains. Elle s’efforce de faire revivre, recréer et transmettre ces héritages culturels par les moyens suivants : - Actions et activités culturelles, éducatives, artistiques, sportives et sociales visant à sensibiliser et impliquer divers publics dans la sauvegarde, la transmission et la valorisation du patrimoine culturel immatériel. - Formations à destination des femmes, hommes et enfants, axées sur des pratiques culturelles, éducatives, artistiques et sportives, favorisant l’inclusion sociale et l’insertion professionnelle. - Services de conseil, d’expertise, d’audits et de formations, proposés à des structures parrainées ou issues de sociétés civiles et publiques. Depuis son établissement en 2015, l’IIMM s’engage, avec un esprit d’universalité, à : - Éduquer et transmettre : Proposer des formations d’excellence basées sur l’oralité, mêlant savoirs traditionnels et pratiques contemporaines. - Sauvegarder et valoriser : Préserver les musiques et danses savantes menacées, tout en les rendant accessibles à un public international. - Relier et inspirer : Réunir artistes, institutions, acteurs économiques et publics autour d’événements et de collaborations créatives. Nos valeurs s’enracinent dans une quête de transcendance et d’harmonie, où la culture devient un outil de compréhension mutuelle et de rapprochement entre les peuples. Ainsi, nous avons pour but de : - Participer à l’émergence de cette culture de tous en proposant un lieu dédié à l’enseignement et à la valorisation des musiques du monde. - Ouvrir un Institut pour les professionnels et amateurs de la musique. - Proposer un enseignement professionnel, pluridisciplinaire et multiculturel - Accueillir des professeurs permanents et invités (français et étrangers). - Créer une co-habilitation de diplômes à l’échelle internationale avec les établissements d’enseignement supérieur et les universités. - Placer l’éducation au sein d’un Institut professionnalisant afin de participer à une meilleure compréhension des communautés et de contribuer à leur rayonnement.

Cooperation

L’Institut International des Musiques du Monde (IIMM) entretient une collaboration étroite et continue avec les détenteurs du patrimoine culturel immatériel, en particulier dans le domaine des arts du spectacle. Toutes nos activités s’inscrivent dans une approche pluridisciplinaire et transversale, mettant en lumière le caractère vivant, traditionnel et contemporain du patrimoine culturel immatériel. Depuis 2016, l’IIMM propose l’enseignement du duduk et de sa musique – proclamés chef-d’oeuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité en 2005, et inscrits sur la Liste représentative en 2008 – grâce à la présence de Lévon Minassian, figure internationale de référence de cet instrument. Reconnu comme maître par la communauté détentrice à Gumri, en Arménie, berceau historique du duduk, il transmet cet art dans le respect des savoirs ancestraux. Dans cette dynamique, l’IIMM invite régulièrement des porteurs de traditions du monde entier, créant ainsi des occasions rares de rencontre, de transmission et de dialogue entre les cultures. En 2024, le barde mongol Baldandorj Avirmed – issu d’une lignée de plus de neuf générations de bardes de l’ethnie Uriankhai – est intervenu auprès des étudiants du cursus de chant diphonique. Il a partagé ses connaissances liées à l’épopée mongole Tuuli et à la flûte Tsuur, deux éléments inscrits en 2009 sur la Liste du patrimoine immatériel nécessitant une sauvegarde urgente. Conscients de l’importance de la représentativité et de l’inclusivité dans la transmission des traditions, nous collaborons avec des artistes à la fois reconnus au niveau international et profondément imprégnés de leur tradition. Ils contribuent activement à la valorisation et à la transmission d’expressions vocales et instrumentales traditionnelles, tout en reflétant une grande créativité et une ouverture d’esprit. Parmi ces artistes, certaines figures féminines ont permis d’affirmer la place des femmes dans des disciplines historiquement masculines : Marianne Svašek (chant dhrupad), Isabelle Courroy (flûte kaval), et Usukhjargal Purevsuren (chant diphonique khöömii). Dans le prolongement de notre engagement en faveur de la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, l’IIMM lancera en septembre 2025 le premier festival « Intangibles Savoirs », entièrement dédié aux patrimoines vivants. Ce rendez-vous a pour ambition de pérenniser le dialogue interculturel et de renforcer les liens entre les détenteurs, les chercheurs, les artistes et le grand public. En cohérence avec les valeurs de diversité culturelle, d’inclusion sociale et de coopération internationale promues par l’UNESCO, l’IIMM accueillera à l’été 2025 Dr. Kang Sun-Ok, danseuse coréenne engagée auprès des publics en situation de handicap et des personnes âgées. À travers ses formations, elle démontre les bénéfices physiques, psychologiques et sociaux des arts traditionnels pour ces publics souvent marginalisés. L’IIMM développe également des partenariats internationaux ambitieux, facilitant la mobilité des enseignants et des apprenants. Par ailleurs, l’intégration de l’enseignement de langues telles que le mongol, le grec et le bulgare, assurée par des enseignantes autochtones engagées dans la transmission de leurs cultures, renforce notre mission de promotion du dialogue interculturel à travers les langues et les savoirs vivants.
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