Association Les Savoir-faire du Cognac - ASFC

France

Contact: 05 45 35 60 63; 06 33 75 80 18
Postal address: Bureau National Interprofessionnel du Cognac 23 allées Bernard Guionnet BP 90018 16100 COGNAC
Geographic Coverage of NGO’s expertise: Canada, Chile, Denmark, Finland, France, Japan, Morocco, Qatar, Sweden, United Kingdom of Great Britain and Northern Ireland

URL: https://lessavoirfaireducognac.com



Year of creation: 2016


Main areas of work related to the Convention:

Activités scientifiques et académiques En 2024, l’ASFC a coorganisé à Cognac et Segonzac le colloque national « Mémoire vivante des savoirs anciens », avec l’Université de Poitiers, le CNRS, l’ENSC, les Compagnons du Devoir, le Cadre Noir de Saumur et l’Institut des savoir-faire français. Il a réuni 50 professionnels du patrimoine et des musées autour des gestes techniques et de leur transmission. Les actes sont en cours de publication. L’ASFC a participé à la Neuvième Conférence internationale d’histoire et des cultures de l’alimentation (IEHCA, Tours), dans une session sur la distillation comme culture vivante et technique sensorielle, ainsi qu’au colloque « Compostelle : itinéraires culturels et patrimoine mondial » (Toulouse), avec une intervention sur les paysages viticoles comme espaces d’itinérance et d’interaction sociale. Elle a représenté la France au congrès de l’ICOFOM (Doha, 2024) sur “The Future of Museums and Museology – Practices in a Changing World”, avec une communication intitulée “The Symbiocene: Museology and Ecomuseology’s Role in a New Epoch”, sur le rôle des musées vivants dans les transitions écologiques et culturelles. L’ASFC est intervenue dans plusieurs formations et programmes de recherche, notamment auprès de l’Université Paris Cité, Bordeaux-Montaigne, Poitiers, du Musée du Louvre, du Musée de la civilisation de Québec, et participe activement aux sessions de l’Institut national du patrimoine sur le PCI, la médiation et l’inventaire. Coopération, réseaux et rayonnement Depuis 2023, l’ASFC est secrétaire pour la France de l’itinéraire culturel européen Iter Vitis – Les chemins de la vigne, reconnu par le Conseil de l’Europe. Elle anime le Réseau des musées et centres d’interprétation de la vigne et du vin et conçoit des outils pédagogiques pour les musées vitivinicoles. Elle a mené une mission de coopération au Chili dans le cadre de la candidature des paysages culturels du Pisco et obtenu une bourse de recherche du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH), dans un partenariat scientifique international. L’ASFC mobilise ses compétences dans deux chantiers structurants : l’École de production en chaudronnerie à Cognac, et l’École de la tonnellerie du futur et de l’innovation, portée entre la Bourgogne et la Nouvelle-Aquitaine, pour intégrer les enjeux de transmission patrimoniale et de culture technique vivante. La Région Nouvelle-Aquitaine assure le portage du poste de direction de l’association, afin de consolider une gouvernance partagée et assurer un développement cohérent des actions de sauvegarde du PCI sur ses territoires viticoles. Médiation communautaire et événements fédérateurs L’ASFC conçoit et coordonne plusieurs manifestations emblématiques autour du PCI : • Le Ban de la distillation, créé en 2024 pour célébrer la culture vivante du Cognac, a rassemblé 500 personnes lors de sa première édition et plus de 10 000 en 2025. • La Fête des vendanges de l’île d’Oléron (2024), co-construite avec les viticulteurs et collectivités locales, a accueilli plus de 5 000 participants. • La Fête du Cognac attire chaque année plus de 10 000 personnes, autour d’ateliers sensoriels, démonstrations, chants et récits oraux. • La Cérémonie des voeux fédère élus, institutions, chercheurs et bénévoles. Dès 2025, l’ASFC célèbre la Journée internationale du Patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, en partenariat avec les services d’archives départementaux, à travers des événements grand public valorisant les savoir-faire et récits liés à la culture du Cognac. Fonction consultative auprès du Comité L’ASFC est pleinement en mesure d’assurer une fonction consultative auprès du Comité, grâce à : • un comité scientifique interdisciplinaire, • des partenariats solides avec universités, musées et centres de recherche, • une expertise en inventaire participatif, ingénierie culturelle, médiation et coopération internationale, • une implication dans des réseaux reconnus par l’UNESCO, comme l’ICOM ou l’ICOFOM, • et une capacité à mobiliser des financements compétitifs et collaborations stratégiques. Par son engagement, son expérience et sa vision de la sauvegarde, l’ASFC est à même d’accompagner la mise en oeuvre, l’évaluation et la diffusion de pratiques exemplaires, tout en agissant comme interface entre institutions, territoires et communautés. Ces éléments positionnent l’ASFC comme un partenaire qualifié et légitime pour contribuer à la mise en oeuvre des fonctions consultatives prévues par la Convention de 2003 auprès de l’UNESCO.

Objectives

L’association Les Savoir-faire du Cognac a pour mission de contribuer à la reconnaissance, à la sauvegarde et à la transmission du patrimoine culturel immatériel lié à la culture du Cognac, dans le respect des principes énoncés par la Convention de 2003 de l’UNESCO. Elle s’attache à rechercher, documenter et valoriser les pratiques culturelles, les savoir-faire et les rituels associés à la vigne, à la distillation, à la tonnellerie, à la dégustation, aux récits oraux, aux fêtes des vendanges et aux rituels saisonniers propres aux terroirs du Cognac. Ces expressions culturelles vivantes constituent des repères identitaires essentiels pour les communautés locales, en lien étroit avec la nature, les gestes du quotidien, les métiers traditionnels et les cycles de l’année. L’association vise à favoriser la transmission intergénérationnelle à travers des formes d’éducation formelle (ateliers pédagogiques, médiations scolaires) et non formelle (ateliers participatifs, stages, apprentissages communautaires), ainsi que par la mise en place d’inventaires participatifs, de parcours sensoriels, et de dispositifs de muséologie vivante ancrés dans les territoires. Elle agit pour soutenir les communautés détentrices de ces savoirs, en valorisant leur droit à la transmission, leur diversité et leur autonomie culturelle, dans une perspective de développement durable, éthique, solidaire et inclusive. Une attention particulière est portée à la reconnaissance des rôles des femmes et des jeunes générations dans la perpétuation de ces pratiques. Les Savoir-faire du Cognac contribuent activement à la mise en oeuvre des objectifs de la Convention de 2003, en favorisant le dialogue interculturel, le respect du patrimoine vivant, la diversité des expressions culturelles, la transmission orale et sensorielle, et la reconnaissance des pratiques traditionnelles comme ressources pour l’avenir. L’association entend également renforcer les échanges et coopérations, en particulier avec les acteurs du patrimoine vivant liés aux boissons culturelles, à l’agriculture durable, aux fêtes rituelles et aux expressions populaires, tant au niveau national qu’européen et international, dans un esprit d’échange culturel, de reconnaissance mutuelle et de culture de paix. Elle participe activement à des réseaux régionaux, nationaux et internationaux engagés dans la sauvegarde du patrimoine vivant et développe des projets communs avec des institutions, musées, universités, centres culturels, ainsi que des collectivités locales et des porteurs de tradition.

Cooperation

L’ASFC adopte une co-construction permanente avec les communautés, conformément à la Convention de 2003. Viticulteurs, distillateurs, tonneliers, négociants et habitants participent aux dispositifs d’identification, documentation, valorisation et transmission du patrimoine vivant du Cognac. L’association adapte ses actions aux temporalités, langages et besoins des porteurs de traditions. L’ASFC a structuré une méthodologie participative reposant sur trois niveaux d’instances : la communauté des praticiens (un praticien = une voix), le comité scientifique (élus des métiers et territoires), et le conseil d’administration (paritaire entre filière et territoire). Cette gouvernance garantit une représentation équilibrée des catégories socio-professionnelles, générations et zones géographiques. Les réunions de Grande Communauté permettent de valider collectivement les orientations. Le site internet bilingue (français-anglais) constitue l’un des principaux outils de médiation. Conçu avec les communautés, il offre une accessibilité culturelle, linguistique et géographique, notamment pour les communautés diasporiques, les partenaires étrangers ou les publics non francophones. Cette plateforme diffuse des récits, capsules audiovisuelles, galeries photographiques documentant les gestes, environnements et parcours de vie des praticiens. Le site agit ainsi comme prolongement numérique des actions menées sur le terrain, et contribue à rendre visibles les pratiques dans l’espace global, sans altérer leur ancrage local. Ce projet numérique s’inscrit dans une méthodologie expérientielle et sensorielle, enrichie d’un dispositif immersif évolutif. À travers sons, images et récits, il vise à favoriser l’expérience sensible des pratiques (distillation, tonnellerie, dégustation), afin de mieux transmettre les dimensions immatérielles, techniques et sociales de ces savoir-faire. Ces contenus sont issus de l’inventaire communautaire, élaboré de manière participative avec les praticiens, assurant leur représentation fidèle et contextualisée.La plateforme comporte également un espace contributif permettant aux praticiens d’ajouter récits, témoignages ou archives visuelles, garantissant la flexibilité documentaire et l’appropriation continue du projet par les communautés. L’ASFC organise aussi des ateliers de scénarisation audiovisuelle, coanimés avec vidéastes et praticiens, pour la production de films valorisant les récits locaux, dont le film officiel de candidature UNESCO. Cette méthode renforce l’expression directe des praticiens et leur visibilité. En parallèle, l’ASFC soutient la transmission in situ, à travers des programmes participatifs en milieux scolaires, des rencontres communautaires. Ces actions sont coconstruites avec les praticiens, qui deviennent co-formateurs ou guides culturels, renforçant leur rôle de porteurs actifs du PCI. Cette démarche locale s’articule avec une coopération internationale renforcée, facilitée par la plateforme bilingue, qui soutient les échanges interculturels avec d’autres communautés viticoles à travers le monde (Chili, Canada, Europe). Ces échanges permettent de croiser les expériences, de confronter les méthodologies, et de favoriser la viabilité et l’adaptabilité du patrimoine culturel immatériel dans un contexte globalisé.
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