Objectives
L’association Les Savoir-faire du Cognac a pour mission de contribuer à la reconnaissance, à la sauvegarde et à la transmission du patrimoine culturel immatériel lié à la culture du Cognac, dans le respect des principes énoncés par la Convention de 2003 de l’UNESCO.
Elle s’attache à rechercher, documenter et valoriser les pratiques culturelles, les savoir-faire et les rituels associés à la vigne, à la distillation, à la tonnellerie, à la dégustation, aux récits oraux, aux fêtes des vendanges et aux rituels saisonniers propres aux terroirs du Cognac. Ces expressions culturelles vivantes constituent des repères identitaires essentiels pour les communautés locales, en lien étroit avec la nature, les gestes du quotidien, les métiers traditionnels et les cycles de l’année.
L’association vise à favoriser la transmission intergénérationnelle à travers des formes d’éducation formelle (ateliers pédagogiques, médiations scolaires) et non formelle (ateliers participatifs, stages, apprentissages communautaires), ainsi que par la mise en place d’inventaires participatifs, de parcours sensoriels, et de dispositifs de muséologie vivante ancrés dans les territoires.
Elle agit pour soutenir les communautés détentrices de ces savoirs, en valorisant leur droit à la transmission, leur diversité et leur autonomie culturelle, dans une perspective de développement durable, éthique, solidaire et inclusive. Une attention particulière est portée à la reconnaissance des rôles des femmes et des jeunes générations dans la perpétuation de ces pratiques.
Les Savoir-faire du Cognac contribuent activement à la mise en oeuvre des objectifs de la Convention de 2003, en favorisant le dialogue interculturel, le respect du patrimoine vivant, la diversité des expressions culturelles, la transmission orale et sensorielle, et la reconnaissance des pratiques traditionnelles comme ressources pour l’avenir.
L’association entend également renforcer les échanges et coopérations, en particulier avec les acteurs du patrimoine vivant liés aux boissons culturelles, à l’agriculture durable, aux fêtes rituelles et aux expressions populaires, tant au niveau national qu’européen et international, dans un esprit d’échange culturel, de reconnaissance mutuelle et de culture de paix.
Elle participe activement à des réseaux régionaux, nationaux et internationaux engagés dans la sauvegarde du patrimoine vivant et développe des projets communs avec des institutions, musées, universités, centres culturels, ainsi que des collectivités locales et des porteurs de tradition.
Cooperation
L’ASFC adopte une co-construction permanente avec les communautés, conformément à la Convention de 2003. Viticulteurs, distillateurs, tonneliers, négociants et habitants participent aux dispositifs d’identification, documentation, valorisation et transmission du patrimoine vivant du Cognac. L’association adapte ses actions aux temporalités, langages et besoins des
porteurs de traditions.
L’ASFC a structuré une méthodologie participative reposant sur trois niveaux d’instances : la communauté des praticiens (un praticien = une voix), le comité scientifique (élus des métiers et territoires), et le conseil d’administration (paritaire entre filière et territoire). Cette gouvernance garantit une représentation équilibrée des catégories socio-professionnelles, générations et zones géographiques. Les réunions de Grande Communauté permettent de valider collectivement les orientations.
Le site internet bilingue (français-anglais) constitue l’un des principaux outils de médiation.
Conçu avec les communautés, il offre une accessibilité culturelle, linguistique et géographique, notamment pour les communautés diasporiques, les partenaires étrangers ou les publics non francophones. Cette plateforme diffuse des récits, capsules audiovisuelles, galeries photographiques documentant les gestes, environnements et parcours de vie des praticiens. Le site agit ainsi comme prolongement numérique des actions menées sur le terrain, et contribue à rendre visibles les pratiques dans l’espace global, sans altérer leur ancrage local. Ce projet numérique s’inscrit dans une méthodologie expérientielle et sensorielle, enrichie
d’un dispositif immersif évolutif. À travers sons, images et récits, il vise à favoriser l’expérience sensible des pratiques (distillation, tonnellerie, dégustation), afin de mieux transmettre les dimensions immatérielles, techniques et sociales de ces savoir-faire. Ces contenus sont issus de l’inventaire communautaire, élaboré de manière participative avec les praticiens, assurant leur représentation fidèle et contextualisée.La plateforme comporte également un espace contributif permettant aux praticiens d’ajouter récits, témoignages ou archives visuelles, garantissant la flexibilité documentaire et l’appropriation continue du projet par les communautés.
L’ASFC organise aussi des ateliers de scénarisation audiovisuelle, coanimés avec vidéastes et praticiens, pour la production de films valorisant les récits locaux, dont le film officiel de candidature UNESCO. Cette méthode renforce l’expression directe des praticiens et leur visibilité. En parallèle, l’ASFC soutient la transmission in situ, à travers des programmes participatifs en milieux scolaires, des rencontres communautaires. Ces actions sont coconstruites avec les praticiens, qui deviennent co-formateurs ou guides culturels, renforçant leur rôle de porteurs actifs du PCI.
Cette démarche locale s’articule avec une coopération internationale renforcée, facilitée par la plateforme bilingue, qui soutient les échanges interculturels avec d’autres communautés viticoles à travers le monde (Chili, Canada, Europe). Ces échanges permettent de croiser les expériences, de confronter les méthodologies, et de favoriser la viabilité et l’adaptabilité du patrimoine culturel immatériel dans un contexte globalisé.