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Le patrimoine vivant en Égypte au milieu de la pandémie de COVID-19

البلد
Egypt
المساهم
Hanan Ezzat / Paris 1 panthèon-Sorbonne Chercheuse

L’Égypte, un pays connu pour ses hauts lieux culturels, a été durement touchée par la crise du coronavirus, les sites ont été fermés depuis mi-mars, le nombre de touristes a atteint 0 %.

Dans ce contexte, le ministère du tourisme a lancé des visites virtuelles des tombes pharaoniques et des mosquées sur une plateforme numérique. En revanche, pour le patrimoine vivant, la situation était très critique puisque les festivals et les événements ont été annulés, ce qui a profondément affecté les communautés locales et autochtones qui vivent du tourisme et de l’événementiel.

Du fait de cette situation, depuis le début de la crise, nous avons constaté un certain nombre d’activités dans les réseaux sociaux par des entrepreneurs communautaires, des associations de femmes, en particulier dans les sociétés les plus fermées comme les Bédouins et même par des particuliers afin de promouvoir le PCI des communautés ; réalisation de masques en broderie avec motifs et techniques bédouins ou khayameya : (Artisanat égyptien traditionnel qui a fleuri à l’époque des mamelouks 1250-1517), lancement de plateformes numériques pour la vente de produits artisanaux locaux (huiles, savons, marqueterie) fabriqués au sein des communautés comme les Nubiens, ateliers créatifs en ligne tels que fabrication de savon artisanal de Siwa (Oasis berbérophone à l’ouest du pays).

D’autre part, la participation des familles et des individus était également remarquable ; des plateformes, des pages gérées par des femmes/des familles dans les réseaux sociaux pour présenter les plats pendant le confinement, ou l’artisanat et le bricolage que l’on peut faire de chez soi pour préserver son patrimoine, mais surtout pour occuper son temps.

Plusieurs fêtes sont passées en Egypte pendant le confinement ; Fête des mères, Pâques copte, Sham el Nessim (pharaonique), Ramadan (le mois du jeûne chez les musulmans), Eid al-Fitr (fête de la fin du Ramadan). Les communautés et les individus qui ne pouvaient pas célébrer à l’extérieur se sont mobilisés pour décorer-chacun chez soi-les maisons, balcons et jardins parfois ruelles aussi avec des motifs traditionnels de décoration tels que des guirlandes et des lanternes pendant le Ramadan, mais ont également préparé les plats traditionnels des fêtes.

Au niveau scientifique, plusieurs vidéoconférences sur le rôle de la communauté, la phase post-crise, une prédiction de la gouvernance du PCI ont eu lieu.


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