Rapport périodique sur la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel

La Convention précise dans son Article 29 que les États parties présentent au Comité des rapports sur les dispositions législatives, réglementaires ou autres prises pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel sur leurs territoires. Cette page présente les rapports périodiques et les échéances pour un pays : Mongolie (voir la situation de tous les États parties).

Les rapports périodiques permettent aux États parties d’évaluer leur mise en œuvre de la Convention et leurs capacités de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, de faire rapport sur leurs inventaires du patrimoine culturel immatériel, et de mettre à jour le statut des éléments inscrits sur la Liste représentative.

Quand des éléments sont inscrits sur la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente, l’État partie soumissionnaire s’engage à prendre des mesures de sauvegarde visant à renforcer la viabilité du patrimoine concerné. Quatre ans après l’inscription, l’État partie fait rapport au Comité sur la situation actuelle de l’élément, sur l’efficacité des mesures de sauvegarde mises en œuvre, ainsi que sur les défis rencontrés.


Sur la mise en œuvre de la Convention

Chaque État partie soumet son rapport périodique au Comité avant le 15 décembre de la sixième année suivant la date à laquelle il a déposé son instrument de ratification, d’acceptation ou d’approbation, et tous les six ans par la suite.

Rapport soumis le 15/12/2017 et examiné par le Comité en 2018

Résumé

Depuis que la Mongolie a ratifié la Convention de 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel (PCI) en 2005, 13 éléments de son PCI ont été inscrits sur une liste de l’UNESCO. Le gouvernement de la Mongolie a adopté des mesures de sauvegarde à court, moyen et long termes en vue de protéger, transmettre et diffuser ces éléments, et de renforcer ainsi leur viabilité.

  • La Loi de 2014 sur la protection du patrimoine culturel a été amendée de façon à prendre en compte la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel et la reconnaissance des détenteurs en vue de la sauvegarde, de la transmission et de la diffusion du patrimoine culturel immatériel, et de la création d’un environnement juridique favorable pour la protection des droits des détenteurs du PCI et pour la protection, la transmission et la diffusion du PCI. Des procédures relatives à la sauvegarde du PCI ont par ailleurs été élaborées et adoptées dans le cadre de cette loi. Il s’agit par exemple de la « Procédure applicable aux études et aux recherches sur le PCI » (décret A151 du ministère de l’Éducation, de la Culture et des Sciences du 30 avril 2015), et de la « Procédure honorant les détenteurs qui ont contribué à la promotion et à la diffusion du patrimoine culturel immatériel aux niveaux national et international » (résolution n  145 du gouvernement de la Mongolie du 7 mars 2016).
  • Un soutien a été fourni dans le cadre de la sensibilisation des adolescents et des enfants au patrimoine culturel immatériel, de la diffusion du PCI en tant que fierté nationale, d’une incitation au respect et à la reconnaissance du PCI, et du développement d’un mouvement de masse à travers des formations formelles et informelles.
  • Pendant la période considérée, environ 10 programmes nationaux à moyen et long termes ont été mis en œuvre afin de protéger, transmettre et diffuser le patrimoine culturel immatériel et pour promouvoir la diversité culturelle. Le ministère de l’Éducation, de la Culture, des Sciences et du Sport élabore actuellement un programme national complet de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel pour 2018-2025 dans l’objectif de renforcer la protection des droits des détenteurs du patrimoine culturel immatériel et le patrimoine culturel immatériel mongol et de poursuivre les efforts visant à assurer sa viabilité et à garantir la participation.
  • Depuis 2010, les enregistrements, les informations et le travail documentaire sur le patrimoine culturel immatériel et ses détenteurs sont mis à jour chaque année, et la base de données nationale est mise à disposition du public de manière fiable.

Les éléments ci-après, qui ont été inscrits sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, ont été inclus dans le rapport :

  • L’Urtiin Duu, chants longs traditionnels populaires (2008)
  • La musique traditionnelle du Morin Khuur (violon à tête de cheval) (2008)
  • Le Naadam, festival traditionnel mongol (2010)
  • L’art traditionnel du Khöömei mongol (2010)
  • La fauconnerie (2010)
  • L’artisanat traditionnel du ger mongol et les coutumes associées (2013)
  • Le tir aux osselets mongol (2014)

Rapport soumis le 15/12/2011 et examiné par le Comité en 2012

Résumé

L’élaboration de la politique culturelle générale est confiée au Département de la culture et des arts du Ministère de l’Éducation, de la Culture et de la Science. Le principal organe national en charge de la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel est le Centre du patrimoine culturel (CPC) du même Ministère, au sein duquel la Division de la protection du patrimoine culturel a été établie en 2008. Le Centre a débuté ses activités en tant qu’organisation non gouvernementale avant d’être intégré au sein du gouvernement en 2008. Cette unité est responsable au niveau national de : la sauvegarde, la promotion et la documentation (audio-vidéo) du patrimoine culturel immatériel ; l’identification et l’enregistrement des détenteurs de patrimoine culturel immatériel, l’aide accordée à ces derniers afin qu’ils transmettent leurs compétences et connaissances à la prochaine génération ; et l’établissement et le perfectionnement du système général d’inscription et de la base de données d’informations ainsi que de la gestion de son archivage. Le Comité national en charge de la sélection et de la désignation du patrimoine culturel immatériel et de ses détenteurs (2009) est l’organe qui traite des questions relatives à la recherche et l’identification des formes originales des éléments du patrimoine culturel immatériel présents sur le territoire de la Mongolie, de la reconnaissance officielle des détenteurs du patrimoine culturel immatériel et des mesures concernant la sauvegarde et la documentation.
L’Université d’état mongole de la culture et des arts dispense aux professionnels une formation dans les domaines des études culturelles, de l’administration culturelle et du patrimoine culturel au sein de l’Institut de recherche sur la culture et les arts et de l’École de musique et de danse. Entre autres activités, le Comité national du patrimoine culturel immatériel susmentionné soutient les détenteurs dans leur travail de transmission du patrimoine culturel immatériel. L’éducation au patrimoine et des activités de formation sont régulièrement organisées par le gouvernement et les organisations scientifiques au niveau national, régional et international.
En ce qui concerne la documentation du patrimoine culturel, l’organisation non gouvernementale qui a précédé le CPC, à savoir le Centre national du patrimoine culturel immatériel, a entrepris un projet sur « la documentation du patrimoine culturel immatériel de la Mongolie avec des enregistrements audio et vidéo ». Ce travail a jeté les bases de la création d’une base de données et d’archives du patrimoine culturel immatériel. Le Studio Tuguldur d’enregistrements audio et vidéo, une unité du CPC, a été créé en 2009. Il est en charge de documenter la musique, les chants et tout autre patrimoine culturel immatériel. Par ailleurs, il existe 30 organisations non gouvernementales et groupes de la société civile qui sont activement engagés dans la sauvegarde et la promotion du patrimoine culturel immatériel, la politique du gouvernement encourage d’ailleurs leur action. Ils participent également à la documentation du patrimoine culturel immatériel. En ce qui concerne l’accès public au matériel documentaire, le CPC publie des livres de référence, des catalogues, des bulletins saisonniers, des films documentaires et des vidéos de formation ; il les distribue aux personnes, organisations non gouvernementales, institutions culturelles et écoles intéressées. Le Centre a pour objectif la création d’une base de données dédiée au patrimoine culturel immatériel accessible en ligne.
L’inventaire du patrimoine culturel immatériel est dressé dans le cadre du Système général d’inscription et d’information du patrimoine culturel immatériel (auquel il est également fait référence sous le nom de Système d’inventaire du patrimoine culturel immatériel national) qui dépend du CPC. Le système est constitué de trois listes : (1) une Liste nationale représentative pour le patrimoine culturel (à laquelle s’ajoute une liste indicative d’éléments du patrimoine culturel immatériel à inclure ultérieurement dans la Liste nationale représentative) ; (2) une Liste nationale du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente ; et (3) une Liste nationale des détenteurs désignés du patrimoine culturel immatériel possédant un haut niveau de compétences et de connaissances. Les éléments sélectionnés pour les deux premières listes doivent satisfaire aux critères suivants : (1) l’élément doit démontrer qu’il est une ressource précieuse pour sa communauté, son groupe ou les individus qui le pratiquent, et être reconnu comme faisant partie de leur patrimoine culturel, leur procurant un sentiment d’identité et de continuité, il doit être une source inestimable d’interaction et de partage avec les autres ; (2) l’élément doit conserver son authenticité et être rare et unique ; (3) dans la localité et la communauté, l’environnement doit être étroitement associé aux moyens de subsistance, au milieu et aux us et coutumes populaires traditionnels et il doit conserver leur caractère distinctif ; (4) l’élément doit démonter son importance pour la créativité humaine ; et (5) une attention particulière doit être accordée aux éléments menacés de disparition (ce dernier critère est tout particulièrement important pour la deuxième liste). Pour la liste des détenteurs de patrimoine culturel immatériel, ceux qui sont désignés doivent : (1) être reconnus comme des détenteurs de culture hautement qualifiés dans leur communauté ; (2) posséder des compétences de haut niveau en lien avec les formes originelles de l’élément du patrimoine culturel immatériel, y compris ses caractéristiques, ses techniques, ses répertoires et ses écoles ; (3) être détenteur d’un élément du patrimoine culturel immatériel en lien avec ses moyens de subsistance et ses coutumes et rituels traditionnels ; et (4) avoir une expérience de la formation et la transmission de ses connaissances et compétences et être capable de dispenser une formation.
Les soums et districts sont en charge de la première étape de la réalisation des inventaires du patrimoine culturel immatériel au niveau local. Sur la base des informations communiquées, l’inscription et la base de données d’informations au niveau de la ville et de la province sont ensuite créées par les Département provinciaux de l’éducation et de la culture et les Départements municipaux de la culture et des arts,. La mise à jour a lieu tous les ans et se déroule en trois temps : soumission des demandes au niveau local par les communautés, groupes ou individus ; évaluation au niveau provincial ; et élaboration et consolidation au niveau national. Puis le Comité national pour la sélection et la désignation du patrimoine culturel immatériel et de ses détenteurs choisit et désigne les éléments et détenteurs. Des représentants d’organisations non gouvernementales concernées, de communautés et de groupes siègent également au Comité et prennent pleinement part aux décisions relatives à l’identification, la sélection et la désignation d’éléments du patrimoine culturel immatériel et de leurs détenteurs.
Le principal document politique régissant la sauvegarde du patrimoine est la Politique culturelle d’état de la Mongolie, adoptée en 1996, dont l’objectif est de défendre la culture nationale contre l’absorption par une autre culture ou une disparition. Cette politique est constituée de mesures qui protègent les détenteurs de patrimoine culturel immatériel et leur liberté de créer et sauvegarder leur patrimoine et de respecter la diversité ethnique et culturelle du pays. Elle vise à encourager les institutions éducatives à mettre en œuvre pour les jeunes et les enfants des activités qui leur inculquent un amour et un respect de la culture et des connaissances traditionnelles. L’ « Approbation de la Stratégie générale de développement national basée sur les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) » de 2008 appelle l’état à soutenir la sauvegarde et la restauration du patrimoine matériel et immatériel de la culture mongole traditionnelle. Outre la Liste des détenteurs du patrimoine culturel immatériel, les « Éminents artistes d’art populaire » et les « Activistes culturels » sont honorés par l’État qui leur remet des récompenses dans certains cas.
En ce qui concerne l’éducation, une politique générale a été mise en place afin d’intégrer l’enseignement du patrimoine culturel immatériel dans les programmes scolaires. En conséquence, des informations sur les gers mongols (habitats traditionnels), le morin khuur (violon à tête de cheval), les chants longs, le Khöömei (chant de gorge), le bii biyelgee (danse populaire), le festival du Naadam, le festival du mois lunaire, les coutumes de salutations traditionnelles, les coutumes traditionnelles associées à l’élevage des animaux et les connaissances traditionnelles dans le domaine de la protection de la nature ont été ajoutées au programme scolaire des élèves de 6 à 8 ans. L’éducation à la protection des espaces naturels et des lieux de mémoire dont l’existence est nécessaire à l’expression du patrimoine culturel immatériel est également abordée en lien avec les coutumes traditionnelles de vénération des sites sacrés, dans le cadre d’un projet intitulé « Sauvegarde de la diversité du patrimoine écologique et culturel par la tradition de vénération des sites sacrés ».
Les moyens de transmission non formelle sont, par tradition, très développés en Mongolie et le principal mode de transmission est la méthode traditionnelle de formation par apprentissage au sein de la famille. Celle-ci est basée sur des techniques d’exécution et de direction qui exigent des apprentis un véritable effort et de la créativité. Le gouvernement souhaite désormais soutenir les formateurs les plus âgés en les faisant bénéficier d’un système d’allocations et les autorités locales tentent de soutenir et de mettre en avant ce mode de formation traditionnelle. Les autres moyens de formation non formelle sont mis en place dans les Centres culturels locaux, les écoles, les écoles maternelles et d’autres organisations publiques et privées. Un grand pourcentage de la population vivant ou ayant migré dans les zones urbaines, des expérimentations et des activités d’observation sont mises en œuvre afin de créer et de perfectionner d’autres méthodes de transmission non formelle telles que des clubs, des groupes réunis autour d’un intérêt commun, des expositions et des représentations conjointes, etc.
La coopération bilatérale, sous-régionale, régionale et internationale se concrétise par des accords d’échange culturel avec d’autres pays autour d’expositions et de festivals principalement dans les domaines des arts du spectacle et de l’artisanat traditionnel. Les échanges culturels prennent également la forme de journées culturelles mongoles organisées dans d’autres pays (et vice-versa), témoignant ainsi de la conviction de l’État que le dialogue interculturel est important dans ce domaine du patrimoine. La Mongolie coopère avec l’Institut international pour l’étude des civilisations nomadiques (International Institute for the Study of Nomadic Civilizations - IISNC) qui œuvre à la création d’un réseau de centres professionnels et d’instituts scientifiques au niveau national et régional.
La Mongolie fait ici rapport sur cinq éléments inscrits sur la Liste représentative : la musique traditionnelle du Morin Khuur (incorporée en 2008 après avoir été déclarée chef d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité en 2003), l’Urtiin Duu, chants longs traditionnels populaires (également incorporé en 2008 après avoir été proclamé chef d’œuvre en 2005, candidature présentée conjointement avec la Chine), la fauconnerie, un patrimoine humain vivant (2010, inscription multinationale), l’art traditionnel du Khöömei mongol (2010), et le Naadam, festival traditionnel mongol (2010). Le programme national Morin Khuur et Urtiin Duu (2005-2014) est une action de sauvegarde très importante qui vise à identifier les détenteurs de patrimoine, étudier les deux traditions et assurer un environnement favorable à la transmission aux jeunes. Les festivals et événements traditionnels qui sont au service de la transmission de l’élément sont revitalisés et recréés. En 2011, 999 jeunes joueurs de Morin Khuur, 108 interprètes de chants longs et 600 chanteurs de Khöömei de la province de Zavkhan se sont réunis à Oulan-Bator. Depuis l’inscription de la fauconnerie, un Festival des aigles se tient désormais à la fois dans la capitale et dans la campagne mongole.
Afin d’assurer la transmission du patrimoine culturel immatériel, dispenser une formation aux formateurs constitue également une stratégie de sauvegarde importante en Mongolie. On observe un nombre croissant d’activités de formation (formelle et non formelle) à la lutte et au tir à l’arc dans les écoles et le nombre de jeunes prenant part à ces activités traditionnelles est en augmentation. La Fédération mongole de tir à l’arc a également organisé des cours de formation et créé des clubs dans des aïmags et des soums. Dans l’éducation supérieure, l’Université de la culture et des arts a mis en place un cours sur les chants longs, en collaboration avec l’École de musique et de danse, formant ainsi plus de 30 chanteurs au cours des six dernières années. En 2008, l’Université nationale mongole de la culture et des arts a ouvert les inscriptions pour les étudiants désireux de se former au Khöömei, et l’une des conséquences positives de cette initiative a été l’amélioration du statut social des interprètes du Khöömei. Dans le cadre d’une inscription multinationale (Urtiin Duu), la Mongolie a établi, en coopération avec la Chine, un Comité administratif conjoint afin de réglementer les activités communes de sauvegarde de l’Urtiin Duu.

Sur des éléments de la liste de sauvegarde urgente

Les rapports sur chaque élément inscrit sur la Liste de sauvegarde urgente sont soumis par l’État partie le 15 décembre de la quatrième année suivant celle durant laquelle un élément a été inscrit, et tous les quatre ans par la suite.

La musique traditionnelle pour flûte tsuur, inscrit en 2009

Pour accéder à la description de cet élément, au dossier original (formulaire, consentement des communautés, photos et vidéo) et à la décision d’inscription, voir la page dédiée.

Un rapport sera à soumettre pour le 15/12/2021

Rapport soumis le 15/12/2017 et examiné par le Comité en 2018

Résumé

bientôt disponible

Rapport soumis le 15/12/2013 et examiné par le Comité en 2014

Résumé

The traditional music of the Tsuur forms an important part of the Uriankhai Mongolian’s relationship with their natural environment and a critical element in assuring their survival within it. Tsuur music is based on a blending of sounds created simultaneously by both the musical instrument and the human throat. As mentioned in the report, by the time of its inscription, the Tsuur tradition had faded as a consequence of neglect and an antagonism towards folk customs, leaving many localities with no Tsuur performers and no families possessing a Tsuur. The art’s continuing high level of vulnerability is compounded by the fact that the forty known pieces preserved among the Uriankhai Mongolians are transmitted exclusively through oral tradition. The State reports that the impacts of urban living and the consequent loss of cultural contexts for its practice and transmission also render the element vulnerable.

Effectiveness of the safeguarding activities

In the report submitted by the State Party, it is mentioned that the safeguarding measures undertaken are managing to bring Tsuur music back from endangerment and to restore it, including the tradition of making the instruments, training, studying, promoting its music and providing a sustainable framework. According to the reporting State, community understanding and awareness of the Tsuur music tradition have been improved and its social value has increased. It explains that a three-year National Safeguarding Plan of the Traditional Music of the Tsuur was adopted only in January 2014 with the aim of revitalizing, safeguarding and transmitting Tsuur music. A traditional apprenticeship method has been established and a database created from materials gathered during a field survey, to be enriched and improved annually, even beyond the completion of the Safeguarding Plan. Mongolia states that a significant improvement was achieved in Tsuur performers’ skills, their repertoire has been enriched and some forgotten tunes and melodies revived. It is recognized by the reporting State that important challenges remain in terms of the limited number of active practitioners as well as human and financial resources for safeguarding actions, given that the budget was reported to be insufficient to accomplish all the planned activities.

Community participation

In its report, Mongolia mentions that safeguarding measures were elaborated with participation of the Tsuur performers and associations and their recommendations have been reflected in the Safeguarding Plan. The ‘Hunnu tsuur players’ Union’, consisting of active members of the Uriankhai tribe, traditional musical instrument researchers, music teachers, academics and cultural leaders has played an important role in protecting the Tsuur music repertory. A few craftspeople of Tsuur musical instruments and teenagers who are learning to play the instrument have joined the community and in the report this is considered to favour future development of this component.

Mongolia explains that a commission comprising governmental and non-governmental organizations, community, practitioners, bearers and individuals was established in 2012 to work on the national activity reports for the different measures taking by Mongolia to safeguard and protect the element. During the process of preparation of the report, the community, practitioners and individuals assisted and provided information about their contribution to safeguarding the element. A number of bearers, groups and NGOs were actively involved in preparing the report.

Viability and current risks

The Altai Uriankhai Tsuur music came to the edge of vanishing by the end of the twentieth century. In the report it is stated that Tsuur music started to attract popular attention after its inscription on the List of Intangible Cultural Heritage in Need of Urgent Safeguarding and the number of the people who practise, inherit and study this musical tradition has increased each year since inscription. Over the last four years, Tsuur music has spread out from the bearer community to the regional level where folk musicians and students now play it, promoting its sustainability and future viability. However, recovering the tradition of wooden Tsuur requires both time and effort. In addition, Mongolia points out that since playing Tsuur demands the dual action of vocal chords and a particular blowing technique, not everyone can learn it and this requires hard study with a teacher’s instruction.

Le Biyelgee mongol, danse populaire traditionnelle mongole, inscrit en 2009

Pour accéder à la description de cet élément, au dossier original (formulaire, consentement des communautés, photos et vidéo) et à la décision d’inscription, voir la page dédiée.

Un rapport sera à soumettre pour le 15/12/2021

Rapport soumis le 15/12/2017 et examiné par le Comité en 2018

Résumé

bientôt disponible

Rapport soumis le 15/12/2013 et examiné par le Comité en 2014

Résumé

The Mongol Biyelgee is performed by dancers from different ethnic groups in two provinces of Mongolia, embodying the nomadic way of life. Typically confined to the small space inside the ger (nomadic dwelling), dances are performed while half sitting or cross-legged with hand, shoulder and leg movements. The State reports that, although this folk dance was almost extinct at the time of inscription, the urgent safeguarding measures taken have succeeded in preventing its disappearance and there is now a much better awareness of it, demonstrated by the fact that even younger people have been attracted to study and practise this art. Despite this, according to Mongolia, it is not yet fully viable and the advanced ages of bearers, urbanization, its environmental context and poorly adapted apprenticeship systems all pose challenges to its sustainability.

Effectiveness of the safeguarding activities

In the report it is explained that a National Safeguarding Plan of the ‘Traditional folk dance: Biyelgee’ (2009-2014) was implemented and included: a field survey focused on the current state of the dance, its repertoire and associated customs and rituals; organized training and apprenticeship programmes; the establishment of several organizations that have as main objectives to develop and safeguard the local specificity of Biyelgee and offer legal protection to practitioners; and the production and publication of promotional materials such as a documentary film, a catalogue and several books. A national competition and a ‘talents workshop’ were organized by local NGOs. Since 2009, 31 professional dancers have graduated with degrees in Biyelgee from higher education institutions. The report mentions that a body connected to traditional knowledge including traditional costume-making and the craftsmanship of musical instruments has been also established.

According to Mongolia, there is now better awareness and younger people have been attracted to study and practise this art. The involvement, initiative and participation of local government, the public and State organizations in protection and transmission activities are increasing. The Biyelgee is now developing alongside other related aspects of heritage such as embroidery, craft skills, and music etc. Professional and apprentice training and the number of practitioners have greatly increased, as highlighted in the report.

Community participation

It is noted that during the implementation of the national safeguarding plan, relevant non-governmental organizations, communities and practitioners were involved actively. National artists and volunteers gathered together to create sustainable cultural activities and established several associations to this end. From the report it seems that the Biyelgee practising communities are actively involved today in the safeguarding activities for the element. Cultural associations are also reported to be deeply involved, undertaking activities such as restoring some forgotten arts of Biyelgee, transmitting it to the next generation, holding apprenticeship workshops, organizing festivals and Biyelgee performances during the national feast of Naadam, and researching its ethnic diversity, associated customs, vocabulary and method of transmission.

Concerning participation in the preparation of the report, the community, practitioners and individuals assisted and provided information about their contribution to the activity and some communities and associations sent written reports of their local activities. In particular, Mongolia explains that a Commission was set up in 2012 comprising governmental and non-governmental organizations, community members, practitioners, bearers and other individuals to prepare national activity reports on the different measures taken to safeguard and protect this element.

Viability and current risks

Since the inscription of the element on the List of Intangible Cultural Heritage in Need of Urgent Safeguarding, bearers and communities are reported to be more sensitive to transmit their knowledge, local and governmental organizations are more involved in its development projects and public participation has increased. However, Mongolia acknowledges that some challenges remain. For example, 50 years ago this cultural heritage was transferred from herders’ households to the concert podium: it would be necessary to revitalize its performance in its original context associated with herder’s customs and traditions. According to the reporting State it would be important to safeguard and develop Biyelgee in both environments. At the same time, the report cites the importance of avoiding that Biyelgee be used in its contemporary forms primarily to entertain tourists and generate revenues.

Le Tuuli mongol, épopée mongole, inscrit en 2009

Pour accéder à la description de cet élément, au dossier original (formulaire, consentement des communautés, photos et vidéo) et à la décision d’inscription, voir la page dédiée.

Un rapport sera à soumettre pour le 15/12/2021

Rapport soumis le 15/12/2017 et examiné par le Comité en 2018

Résumé

bientôt disponible

Rapport soumis le 15/12/2013 et examiné par le Comité en 2014

Résumé

The Mongol Tuuli is a living oral tradition comprising heroic epics, crucial for the cultural identity of the Mongolian people and for the historical continuity of their nomadic lifestyle. Epics are performed during many social and public events, including state affairs, weddings, a child’s first haircut, the traditional naadam festival and the worship of sacred sites. The Mongolian epic plays an important role in the traditional education of younger people. During the seven decades of the Mongolian People’s Republic (1924-1992), the traditional nomadic lifestyle and traditional culture were suppressed and, following this, Mongolia experienced rapid urbanization against a backdrop of increasing globalization. In the report it is mentioned that due to the aforementioned political, social and demographic factors, the Mongolian epic had lost its traditional place in the culture, and interest decreased correspondingly among the general public. The number and distribution of epic performances diminished drastically as a result.

Effectiveness of the safeguarding activities

It is reported that inscription led to developing a systematic approach to safeguarding through the adoption of the National Safeguarding Plan of the Mongolian Epic (2011). It emphasizes training young performers in order to sustain inter-generational transmission, while strengthening the status accorded to epics and their performers, and revitalizing the traditional ritual contexts of performance. According to Mongolia, the number of people registered at the national level as epic storytellers through a field study and inventorying has risen from 7 in 2009 to 20 in 2013; their repertory includes now around 30 epics (long and short).

The number of practitioners, researchers and people with an interest in and practising epic storytelling has increased as mentioned in the report. Public awareness of the epic art is also increased and storytellers have been encouraged by public recognition and organizing festivals, competitions, etc. Additionally, the report explains that their repertoire and skills have been recorded and assessed. A new academic discipline was created and a database of the epic performers was established and will be updated annually. The reporting State explains that folk rituals and customs associated to the Mongolian epic have been revived, some forgotten epics revitalized and traditional techniques, methods, skills and rituals relative to the narration of epic acquired. However, from the report it seems important to create sustainable financial support in order to continue and improve the training activities.

Community participation

The storytellers are reported to be active in most of the safeguarding activities set out in the safeguarding plan, in particular, in training the next generation by teaching them and in keeping the traditional form of epics. They also participate often in national festivals and competitions. Cultural associations (such as the lkh Hogsuu and Aitan Huree Associations in Oirad and Urianhai, respectively) organize traditional art and sports festival competitions. In the report it is explained that the Mongol Epic NGO has programmes aimed at keeping, protecting and transmitting the tradition. Through the local government administrations and cultural centres in each region, the Mongol Tuuli Association has the main responsibility for ensuring the viability of the epic at the local levels and has established a centralized framework for safeguarding the epic and ensuring its viability.

According to the report, epic performers, relevant State bodies, the Mongolian National Commission for UNESCO and the Mongol Tuuli Association have all had direct involvement and support for the implementation of the National Safeguarding Plan of the Mongolian Epic. The performers and concerned NGOs have played an important role in restoring apprenticeship training and conducting training for trainer-bearers. Mongolia states that a commission was set up in 2012 comprising governmental and non-governmental organizations, community members, practitioners, bearers and other individuals to prepare national activity reports on the different measures taken to safeguard and protect the several Mongolian elements inscribed on the List of Intangible Cultural Heritage in Need of Urgent Safeguarding. In particular, the Mongol Tuuli Association and five renowned storytellers were involved in preparing the report submitted.

Viability and current risks

According to the reporting State, at the time of inscription, the Mongol Tuuli was at severe risk because of its shrinking social sphere, changing socio-economic conditions and the weakening of nomadic practices, the difficulties for younger people in mastering the complex poetic language, and the increasing popularity of mass entertainment. Despite the aforementioned challenges, Mongolian epic performers are reported to continue to attach great importance to performing the epic within traditional contexts and in sacred settings, and endeavour to transmit performing techniques to the younger generation in the manner learned from their ancestors. As underlined in the report, the viability of the Mongolian epic stories depends, in part, on which form they take since they are divided into several traditional genres according to the way of telling and the rules governing this: more than half of all storytellers belong to a single tradition while some other traditions have only a few storytellers and this renders them vulnerable to disappearance.

In the report it is stated that the epic is still at severe risk today also because of the increasing popularity of mass entertainment media among youth. It seems therefore necessary to stabilize and improve current measures for epic storytelling and secure sustainable financial support for them. Although Mongolia reported on concrete achievements as a result of the safeguarding plan, it recognizes that it is important that it receive continued financial support.

La technique d’interprétation du chant long des joueurs de flûte limbe – la respiration circulaire, inscrit en 2011

Pour accéder à la description de cet élément, au dossier original (formulaire, consentement des communautés, photos et vidéo) et à la décision d’inscription, voir la page dédiée.

Un rapport sera à soumettre pour le 15/12/2019

Rapport soumis le 15/12/2015 et examiné par le Comité en 2016

Résumé

The Limbe is an ancient musical wind instrument, mostly made of hardwood and bamboo. Communities in Mongolia have developed the traditional technique known as ‘circular breathing’ to play it. This technique, originally developed by ancient craftspeople (silver- and goldsmiths), is closely linked with traditional folk songs, the nomadic identity of Mongolians and the vast steppe. A family tradition, the technique forms an important part of their cultural heritage. It has significant social and cultural functions and is performed during rituals associated with life events (weddings, festive events, the first cutting of a child’s hair etc.), as well as at the Naadam Festival.
Effectiveness of the safeguarding plan. Safeguarding activities for the element can be divided into four broad categories. The first category consists of a field study that was conducted on the current state of Limbe, its repertoire and associated customs/rituals. A registration-information database has also been created. A second category of safeguarding activities is mainly aimed at transmission: this has included the training of 60 higher education students by nine trainer-performers in a formal education setting, covering the circular breathing technique and the training of 10 students by a master using traditional apprenticeship methods. The third category is focused on scientific meetings and research on the circular breathing technique that occurred during 2012-14 resulting in the distribution of 400 tutorial manuals with DVDs to libraries and higher education institutions. The fourth category of awareness-raising and promotional activities includes the inscription of two bearers on the national Living Human Treasure List, participation of Limbe performers in international and national folk music competitions and overseas concerts, and a public performance by Limbe students.
The report states that the Limbe technique has for now escaped from vanishing completely, which is a major achievement, although further efforts are needed to establish a firm foundation for its future viability. This will include developing an appropriate legal framework and sustainable financial support. Since inscription, bearers and their communities have become more aware of the need to transmit their skills and know-how and this has allowed for a step-by-step approach in the safeguarding strategy development. The results of the safeguarding plan include a two-fold increase in the number of Limbe performers/trainees; improvements in methods of safeguarding (e.g. teaching, studying and researching, and disseminating and sustaining the element); organization of local Limbe competitions; and greater awareness of the element and its significance among the bearer community and general public. The total budget for the activities reported by Mongolia was US$23,650. Budgetary sources include the state budget, local government and the non-governmental sector. It is stressed in the report that the budget available was not sufficient to undertake all the activities planned and some have been postponed as a result.
Community participation. Bearer communities are actively involved in developing safeguarding activities aimed at safeguarding the technique (and its repertoire) and protecting, promoting, teaching and transmitting it. This involvement includes conducting research studies. The safeguarding activities described in the report were also developed in coordination with non-governmental organizations. The Mongolian Association of Limbe Performers (established in 2007) plays a central role, undertaking a range of safeguarding activities (e.g. identification, revitalization, research, transmission, supporting bearers and developing associated crafts skills). The government established a commission for drafting reports on national activities for safeguarding elements inscribed on the Urgent Safeguarding List, which includes members from governmental and non-governmental organizations, communities, performers and individuals. During preparation of the report, the cultural community, practitioners and some individuals have provided their assistance and information about their activities.
Viability and current risks. The element’s survival has been mostly due to the efforts of a few masters and their apprentices, some of whom are the founders of the Mongolian Association of Limbe Performers which plays a central role in the element’s continued transmission and performance. The number of performers/trainees has doubled over the past four years thanks to the efforts of these trainer-performers and the long-term viability of the element has thus been increased. However, several threats to this exist, including increased urbanization, a decrease in the number of traditional folklore groups and performers, changes to the traditional repertoire and the introduction of non-traditional methods into the training system. In the report it is suggested that in order to ensure future viability, a favourable legal and financial framework to protect the bearers is essential, which includes providing a system of incentives.

La calligraphie mongole, inscrit en 2013

Pour accéder à la description de cet élément, au dossier original (formulaire, consentement des communautés, photos et vidéo) et à la décision d’inscription, voir la page dédiée.

Un rapport sera à soumettre pour le 15/12/2021

Rapport soumis le 15/12/2017 et examiné par le Comité en 2018

Résumé

bientôt disponible

Les pratiques traditionnelles mongoles de vénération de sites sacrés, inscrit en 2017

Pour accéder à la description de cet élément, au dossier original (formulaire, consentement des communautés, photos et vidéo) et à la décision d’inscription, voir la page dédiée.

Un rapport sera à soumettre pour le 15/12/2021

Le rituel pour amadouer les chamelles, inscrit en 2015

Pour accéder à la description de cet élément, au dossier original (formulaire, consentement des communautés, photos et vidéo) et à la décision d’inscription, voir la page dédiée.

Un rapport sera à soumettre pour le 15/12/2019
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