30 avril : conférence internationale sur le patrimoine vivant et le changement climatique en Afrique de l'est

Un homme constate les dégâts causés sur son habitation par l'innondation à Kangu / Kujonok, au Soudan du Sud
Un homme constate les dégâts causés sur son habitation par l'innondation à Kangu / Kujonok, au Soudan du Sud
© UNESCO/ Mark Oloya Nekemiah

Le 30 avril 2021, l’UNESCO invite les parties prenantes d’Afrique de l’Est à une conférence en ligne pour partager des études de cas et passer en revue les résultats de recherches sur la relation entre le patrimoine vivant et la biodiversité, le changement climatique ainsi que la réduction des risques de catastrophe.

La fréquence et l’intensité croissantes des catastrophes naturelles telles que les inondations, les incendies, les sécheresses, les tremblements de terre et les invasions de ravageurs nous rappellent constamment à quel point les conditions climatiques changeantes affectent déjà nos vies. Pour faire face aux défis posés par le changement climatique, les communautés continuent de mobiliser leur patrimoine vivant, ce qui les a aidées à s’adapter à leur environnement naturel pendant des siècles. Le patrimoine vivant joue un rôle proactif dans le renforcement de la résilience des communautés, la conservation de la biodiversité et l’atténuation des effets du changement climatique.

En 2021, l’UNESCO a lancé une initiative pilote en Afrique de l’Est, l’une des régions du monde les plus sujettes aux catastrophes. Coordonnée par le Bureau régional de l’UNESCO pour l’Afrique de l’Est à Nairobi, l’initiative soutient la recherche et la documentation sur le patrimoine culturel immatériel et les systèmes de savoirs traditionnels. Il se concentre sur la conservation de la biodiversité, le changement climatique et la réduction des risques de catastrophe dans sept pays d’Afrique de l’Est (Érythrée, Éthiopie, Kenya, Seychelles, Somalie, Soudan du Sud et Ouganda). Cette initiative s’appuie sur les travaux menés par l’UNESCO depuis 2016 sur la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel dans les situations d’urgence ainsi que sur le programme de l’UNESCO sur les systèmes de savoirs locaux et autochtones (LINKS). Il a été réalisé en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), le Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNDRR) et le Centre international d’étude pour la préservation et la restauration des biens culturels (ICCROM).

Dernière activité entreprise dans le cadre de ce projet, les équipes nationales de recherche se réuniront le 30 avril 2021 pour une conférence internationale. Ils présenteront des études de cas, allant du rôle des systèmes de savoirs traditionnels dans le rétablissement des communautés suite aux inondations et aux essaims de criquets au Soudan du Sud à la mobilisation du patrimoine culturel immatériel pour la conservation de la vie aquatique en Ouganda. Impliquant des représentants des autorités nationales, du PNUE, de l’UNDRR, de l’ICCROM et des communautés, cette conférence en ligne offre l’occasion d’identifier des recommandations pour les prochaines étapes et les futurs domaines de collaboration. Les résultats de cette conférence et de l’initiative pilote seront mis à la disposition des chercheurs et du public par le biais d’une publication en ligne en 2021, qui sera disponible sur les sites Web de l’UNESCO et de ses partenaires.

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