Le chidaoba, lutte en Géorgie

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Inscrit en 2018 (13.COM) sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité

© Georgian National Wrestling Federation

Le chidaoba (lutte) est une forme ancestrale d’art martial pratiquée par une grande partie de la population masculine de tous les villages, régions et communautés de Géorgie. Les jeunes, les habitants des villes, les clubs de sport, les établissements d’enseignement et les organisations d’amateurs comptent parmi les détenteurs de la tradition. La pratique est un élément complexe qui associe la lutte, la musique, la danse et un vêtement particulier (la « chokha »). Après avoir eu une fonction guerrière jusqu’à la fin du Moyen-Âge, le chidaoba est progressivement devenu un sport spectaculaire. Les tournois, auxquels assistent de nombreux spectateurs réunis autour d’une arène en plein air, se déroulent au son d’un instrument à vent (la « zurna ») et d’un tambour géorgien (le « doli ») qui marquent le début du combat. Les lutteurs tentent de battre leurs adversaires en les faisant tomber avec des prises particulières tandis qu’une musique enlevée renforce la dynamique du combat. Le code de conduite s’apparente à la chevalerie et les lutteurs quittent parfois l’arène au son de danses folkloriques géorgiennes. Le chidaoba utilise environ 200 prises et contre-prises différentes et leur association permet de stimuler la créativité des lutteurs. La pratique encourage un mode de vie sain et joue un rôle important pour le dialogue interculturel. Du début du printemps à l’automne, les jeunes pratiquent la lutte en plein air maitrisant ainsi des savoir-faire préalablement acquis en regardant des combats. Des sections de lutte existent dans presque tous les villages et villes de Géorgie.

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