Rapport périodique sur la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel

La Convention précise dans son Article 29 que les États parties présentent au Comité des rapports sur les dispositions législatives, réglementaires ou autres prises pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel sur leurs territoires. Cette page présente les rapports périodiques et les échéances pour un pays : Chine (voir la situation de tous les États parties).

Les rapports périodiques permettent aux États parties d’évaluer leur mise en œuvre de la Convention et leurs capacités de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, de faire rapport sur leurs inventaires du patrimoine culturel immatériel, et de mettre à jour le statut des éléments inscrits sur la Liste représentative.

Quand des éléments sont inscrits sur la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente, l’État partie soumissionnaire s’engage à prendre des mesures de sauvegarde visant à renforcer la viabilité du patrimoine concerné. Quatre ans après l’inscription, l’État partie fait rapport au Comité sur la situation actuelle de l’élément, sur l’efficacité des mesures de sauvegarde mises en œuvre, ainsi que sur les défis rencontrés.


Sur la mise en œuvre de la Convention

Chaque État partie soumet son rapport périodique au Comité avant le 15 décembre de la sixième année suivant la date à laquelle il a déposé son instrument de ratification, d’acceptation ou d’approbation, et tous les six ans par la suite.

Rapport soumis le 15/12/2017 et examiné par le Comité en 2018 (dû originellement au 15/12/2016)

Résumé

Dotée d’une longue histoire, la Chine possède un patrimoine culturel immatériel riche et diversifié. Le gouvernement chinois attache une grande importance à la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel et soutient pleinement les efforts de l’UNESCO en la matière. La Chine participe activement à différentes actions internationales et contribue comme il se doit à la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Le 25 février 2011, à l’occasion de la 19e session du Comité permanent de la 11e Assemblée populaire nationale, la Loi relative au patrimoine culturel immatériel de la République populaire de Chine a été adoptée. Cette loi garantit une mise en œuvre à long terme et une application efficace des mesures de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel. Entre 2011 et 2016, dix-neuf provinces supplémentaires (parmi lesquelles des régions et des municipalités autonomes) ont successivement mis en place leur propre réglementation en matière de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, ce qui porte à vingt-quatre le nombre de provinces (parmi lesquelles des régions et des municipalités autonomes) dotées d’une réglementation à cet égard.
Le projet de réforme et de développement de la culture publié par le gouvernement chinois dans le cadre du douzième plan quinquennal (2011-2015) prévoyait un plan général pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel. Ce document indiquait que l’objectif de la réforme et du développement de la culture dans le cadre du douzième plan quinquennal était de renforcer les activités relatives au patrimoine culturel immatériel en s’appuyant sur une sauvegarde efficace, et de promouvoir une transformation créative et une évolution audacieuse de la culture chinoise traditionnelle, la revitalisation de l’artisanat traditionnel étant déjà mentionnée dans les documents de travail du gouvernement chinois.
En 2012, le ministère des Finances et le ministère de la Culture ont conjointement publié des mesures relatives à la gestion du Fonds spécial pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel et mis en place ce Fonds spécial. Ce Fonds vise à soutenir les éléments nationaux emblématiques, les détenteurs symboliques et les zones pilotes désignées comme réserves écologiques et culturelles à des fins d’enquête, de documentation, de préservation, de recherche, de transmission et de diffusion. Il peut aussi servir à lancer des activités de sauvegarde et de gestion du patrimoine culturel immatériel incluant notamment une planification et une préparation, des études et des recherches, une promotion et des publications, des formations, la création d’une base de données et des consultations. La Commission nationale pour le développement et la réforme a élaboré des plans et des programmes pertinents pour soutenir la construction de structures à des fins de sauvegarde et d’utilisation, et pour promouvoir une sauvegarde et une transmission dynamiques. Au cours des dernières années, le gouvernement chinois a adopté plusieurs mesures de sauvegarde en s’appuyant sur ces concepts de sauvegarde, en rapprochant le patrimoine culturel immatériel du monde moderne et en veillant à ce que la sauvegarde écologique intègre le patrimoine culturel immatériel dans le quotidien de la population.
Premièrement, le gouvernement chinois a accordé un soutien et un financement accrus aux détenteurs et aux praticiens du patrimoine. Cette mesure a inclus un travail documentaire urgent avec les 571 détenteurs emblématiques ; une augmentation continue de l’aide financière accordée aux détenteurs emblématiques pour la pratique et la transmission des éléments (en 2016, la subvention de ces activités a atteint 20 000 yuans par détenteur) ; un financement pour l’établissement de 107 structures pour la sauvegarde et l’utilisation du patrimoine culturel immatériel ; et un programme d’étude et de formation destiné aux détenteurs du patrimoine culturel immatériel chinois qui intègre un enseignement formel et non formel à travers une transmission intergénérationnelle. Dans le cadre de ce programme, des institutions d’enseignement supérieur, des détenteurs du patrimoine et des praticiens participent à des formations et des échanges afin d’améliorer la viabilité.
Deuxièmement, le gouvernement chinois a encouragé la revitalisation de l’artisanat traditionnel. Concernant l’artisanat traditionnel et les activités commerciales qui lui sont associées, le gouvernement chinois s’est concentré sur la durabilité potentielle des éléments à travers leur fabrication, leur circulation et leur commercialisation. Grâce au projet de revitalisation des marques traditionnelles et à l’amélioration du système de sauvegarde, le gouvernement a encouragé la transmission et la revitalisation de soixante-treize techniques artisanales traditionnelles inscrites sur la Liste représentative nationale des éléments du patrimoine culturel immatériel. 100 bases de démonstration de production et de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel national ont été établies et de nombreuses expositions nationales ont été organisées. Le plan de revitalisation de l’artisanat chinois traditionnel a donné lieu à de nombreuses propositions de politiques et de mesures liées au travail d’inventaire, à la formation de talents, à un soutien à l’industrie, à l’expansion du marché, à un développement technologique, à une protection des droits de propriété intellectuelle, et à une coopération entre des artisans traditionnels, des entreprises et des universités. Cela a favorisé la transmission, le développement et la revitalisation de l’artisanat traditionnel et a entrainé une nette amélioration du bien-être culturel des communautés et de la population en général.
Troisièmement, des efforts ont été déployés pour sauvegarder le patrimoine culturel immatériel dans son ensemble. Huit zones expérimentales de sauvegarde culturelle et écologique ont récemment été créées afin de soutenir les efforts déployés par les gouvernements locaux pour sauvegarder les éléments ainsi que l’environnement naturel et culturel qui garantit leur viabilité. Ces zones de sauvegarde se caractérisent par un patrimoine riche, une sauvegarde efficace, des éléments remarquables et des avantages pour les communautés, ce qui a facilité un développement durable du patrimoine culturel immatériel sur les plans économique, social et environnemental. Par ailleurs, 4 153 villages ont été identifiés comme étant des villages chinois traditionnels et font l’objet d’une sauvegarde respectueuse de leurs habitants, de leur mode de vie et du contexte culturel, de façon à garantir la viabilité et la transmission intergénérationnelle du patrimoine culturel immatériel.
Quatrièmement, le gouvernement chinois s’est efforcé de lancer des programmes de coopération bilatérale, sous-régionale, régionale et internationale en matière de patrimoine culturel immatériel. Entre 2011 et 2016, une coopération et des échanges internationaux ont été établis entre la Chine et une douzaine d’autres pays concernant la sauvegarde et l’utilisation du patrimoine culturel immatériel. Des études conjointes, des formations, un partage d’informations et des activités d’apprentissage mutuel ont favorisé une compréhension et une reconnaissance mutuelles. Dans certaines régions d’Afrique et d’Europe orientale, ainsi qu’au Japon et en République de Corée, l’établissement d’un réseau de coopération entre des communautés, des experts et des centres de recherche a été encouragé par diverses activités telles que des forums, des séminaires et des formations. La Chine a activement participé à des réunions internationales sur le PCI et a organisé plusieurs activités comme le Festival international du patrimoine culturel immatériel à Chengdu, ce qui a permis la mise en place de plateformes pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel et les échanges à ce sujet.
La Chine a préparé ce rapport conformément aux exigences du Comité intergouvernemental de l’UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel concernant l’établissement de rapports périodiques par les États parties. Ce rapport comprend trois parties. La première partie, préparée par le gouvernement central du pays, porte principalement sur les efforts déployés par ce dernier pour mettre en œuvre la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel depuis son dernier rapport, et plus particulièrement sur l’état actuel de tous les éléments inscrits sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. La deuxième partie, préparée par le gouvernement de la Région administrative spéciale de Hong Kong de la République populaire de Chine, concerne la mise en œuvre de la Convention par la Région administrative spéciale de Hong Kong. La troisième partie, préparée par le gouvernement de la Région administrative spéciale de Macao de la République populaire de Chine, traite de la mise en œuvre de la Convention par la Région administrative spéciale de Macao.
Le rapport s’appuie sur la quantité considérable de documents fournis par les communautés et les détenteurs concernés par ces éléments. Des chercheurs et des experts spécialisés dans différents domaines, ainsi que les ONG concernées, ont également participé à la préparation du rapport.
RÉGION ADMINISTRATIVE SPÉCIALE DE HONG KONG
Le gouvernement de la Région administrative spéciale de Hong Kong attache une grande importance à la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel (PCI) et a adopté plusieurs mesures administratives pour protéger le PCI qui portent sur l’identification, la documentation, la recherche, la préservation, la promotion et la transmission du patrimoine. Il a également dressé un inventaire recensant les éléments du PCI présents sur l’ensemble du territoire et établi une liste représentative du PCI pour Hong Kong.
RÉGION ADMINISTRATIVE SPÉCIALE DE MACAO
La Région administrative spéciale de Macao de la République populaire de Chine a élaboré et appliqué des mesures en vue de sauvegarder son patrimoine culturel immatériel en respectant plusieurs directives nationales : « donner la priorité à la protection/sauvegarde, adopter des pratiques respectueuses et transmettre et développer durablement le patrimoine culturel immatériel ». Des mesures de sauvegarde ont été élaborées par le gouvernement de la Région administrative spéciale de Macao immédiatement après l’entrée en vigueur à Macao de la Convention de l’UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, en vertu de la dépêche n  32/2006 du chef du gouvernement. Depuis 2006, le Bureau des affaires culturelles, qui est l’organe compétent pour la mise en œuvre la Convention, s’emploie à établir un cadre juridique régissant le patrimoine culturel immatériel local, réalise des enquêtes et des études pertinentes, prépare des dossiers de candidature, soutient les praticiens et renforce la promotion du patrimoine et l’éducation. Grâce à ces efforts, Macao a identifié dix éléments comme appartenant au patrimoine culturel immatériel. Sur ces dix éléments, huit ont été inscrits sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de la Chine et un sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.
En vigueur depuis le 1er mars 2014, la Loi relative à la protection du patrimoine culturel de Macao intègre le patrimoine culturel immatériel dans le cadre de la protection juridique, marquant ainsi une étape importante dans la préservation du patrimoine. En conséquence, des activités de sauvegarde du patrimoine ont été menées par le gouvernement de Macao, en vue notamment de la réalisation d’enquêtes et de l’établissement de listes. Le gouvernement a également encouragé le déploiement des efforts de sauvegarde à une plus grande échelle pour le développement durable et la transmission continue du patrimoine immatériel. Cela a été possible grâce à plusieurs éléments : élaboration de politiques, projets de recherche, octroi de subventions pour les activités en lien avec le patrimoine et soutien à la transmission du patrimoine, en plus de l’organisation de festivals annuels. Grâce à un effort conjoint de Guangdong, Hong Kong et Macao, « L’opéra Yueju » (opéra cantonnais) a été inscrit sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de la Chine en 2006, puis sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité en 2009. Le succès de cette inscription a attiré l’attention de la population sur l’opéra Yueju, et encouragé sa sauvegarde et sa transmission. Au cours des dernières années, différents départements gouvernementaux ont progressivement augmenté leurs investissements dans le développement de l’opéra, organisé de grandes représentations et renforcé la sauvegarde du patrimoine grâce à un mécanisme de coopération entre Guangdong, Hong Kong et Macao. Parallèlement, la communauté a redoublé d’efforts pour promouvoir et préserver l’opéra Yueju en organisant des représentations avec des troupes locales ainsi que des activités de formation et de promotion pour la transmission continue du patrimoine. Ces initiatives contribuent à stimuler l’intérêt des jeunes pour l’opéra Yueju, et ces activités de sauvegarde ont établi des bases solides pour la transmission et la promotion de cet art du spectacle.
Le gouvernement de Macao travaille en étroite collaboration avec les communautés locales concernées par les éléments du patrimoine culturel immatériel. Des réalisations positives dans différents secteurs sociaux ont encouragé la transmission et le développement durable de divers éléments immatériels, à travers, par exemple, des expositions, des spectacles, des programmes d’échange culturel et de formation, et une promotion dans les établissements éducatifs.

Rapport soumis le 15/12/2010 et examiné par le Comité en 2011

Résumé

Au niveau national, l’organe compétent pour la mise en œuvre de la Convention de 2003 est le Ministère de la Culture, au sein duquel le Département du patrimoine culturel immatériel assume la responsabilité directe de cette tâche. Le travail relatif au patrimoine culturel immatériel est réalisé sous la supervision d’une conférence interministérielle conjointe composée du Ministère de la Culture, de la Commission nationale du développement et de la réforme, du Ministère de l’Éducation, du Ministère de la Science et de la Technologie, du Ministère de l’Industrie et des Technologies de l’Information, de la Commission d’État en charge des affaires ethniques, du Ministère des Finances, du Ministère du Logement et du Développement urbain-rural, du Ministère du Commerce, de l’Administration nationale du tourisme, de l’Administration d’État en charge des affaires religieuses, de l’Administration d’État en charge de la médecine traditionnelle chinoise, de l’Administration d’État en charge du patrimoine culturel et de l’Académie chinoise des sciences sociales. Les gouvernements locaux disposent au sein de leurs services administratifs de divisions spéciales consacrées au patrimoine culturel immatériel. Depuis juin 2010, des Bureaux du patrimoine culturel immatériel ont été créés dans les Départements de la culture de Beijing, du Jilin, du Heilongjiang, de l’Anhui, du Henan, du Guangdong, du Guizhou, du Yunnan, du Shaanxi, du Xinjiang et d’autres provinces (régions autonomes et municipalités). Le nombre d’employés affectés à ces bureaux a augmenté. Dans d’autres provinces, avec l’accord des gouvernements locaux, les fonctions liées au patrimoine culturel immatériel relèvent du Bureau des cultures sociales, au sein des Départements de la culture des provinces. La Région administrative spéciale de Macao (RAS Macao) et celle de Hong Kong (RAS Hong Kong) sont compétentes pour la mise en œuvre de la Convention sur leurs territoires. À Macao, la responsabilité en revient au Bureau des affaires culturelles de la RAS Macao (Instituto Cultural, Macau - ICM) tandis qu’à Hong Kong, c’est le Bureau des affaires intérieures (Home Affairs Bureau – HAB) de la RAS Hong Kong qui est responsable de la politique de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, le Département des loisirs et des services culturels (Leisure and Cultural Services Department – LCSD) étant l’agence en charge de la mise en œuvre.
Le Centre de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel chinois est l’institution professionnelle en charge de la sauvegarde, de la recherche et de la formation dans le domaine du patrimoine culturel immatériel de la Chine. Il assume d’importantes fonctions en dispensant une formation à la gestion du patrimoine culturel immatériel au niveau national. Il a été établi en septembre 2006. En juin 2010, des centres de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel ont été créés dans 30 provinces (régions autonomes et municipalités).
L’Académie chinoise des arts est l’institution en charge de la documentation du patrimoine culturel immatériel en Chine, elle intervient dans la gestion, la préservation, la recherche et l’utilisation des documents pertinents conservés dans sa bibliothèque, ainsi que dans la construction d’une base de données du patrimoine culturel immatériel. La documentation relève également de la responsabilité des 30 centres provinciaux de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel. En juin 2005, le Ministère de la Culture a lancé la première enquête sur le patrimoine culturel immatériel national qui s’est achevée fin 2009. Cette tâche a représenté le travail de 500 000 personnes-jours, 1,15 million de visites à des praticiens d’art populaire, 290 000 objets et documents collectés, 2 milliards de mots transcrits, 230 000 heures d’enregistrements sonores, 4,77 million de photos prises et 140 000 volumes de documents compilés. Le résultat préliminaire de l’étude identifie 870 000 éléments du patrimoine culturel immatériel en Chine.
Le Ministère de la Culture supervise un inventaire national du patrimoine culturel immatériel. Les provinces, les régions autonomes (telles que la Mongolie intérieure, le Tibet et le Xinjiang Ouïghour) et les RAS (Hong Kong et Macao) dressent également des inventaires au niveau local. Les éléments inclus doivent (a) être des formes éminentes de culture populaire traditionnelle ou d’espaces culturels, ou (b) être représentatifs du patrimoine culturel immatériel, ou (c) avoir une grande valeur historique, artistique, ethnologique, folklorique, sociologique, anthropologique, linguistique, littéraire ou dans des domaines associés à ces disciplines. Les éléments doivent satisfaire aux critères suivants : (1) l’élément doit avoir une valeur exceptionnelle de représentation de la créativité de la civilisation chinoise ; (2) l’élément doit être enraciné dans la tradition culturelle d’une communauté particulière et transmis de génération en génération, en présentant des caractéristiques locales distinctes ; (3) l’élément, un lien essentiel dans les échanges culturels, doit participer à la promotion de l’identification culturelle nationale de la Chine, renforcer la cohésion sociale et améliorer la solidarité nationale et la stabilité sociale ; (4) l’élément doit démontrer un niveau remarquable de compétences et de savoir-faire artisanaux traditionnels ; (5) l’élément doit révéler la valeur incomparable que revêt la présentation des traditions culturelles nationales vivantes de la Chine ; et (6) l’élément doit démontrer l’importance de la transmission de la culture nationale chinoise tout en faisant face aux graves menaces de disparition due à la transformation de la société ou à l’absence de mesures de sauvegarde.
Un élément à inclure sur la Liste nationale du patrimoine culturel immatériel doit d’abord être reconnu par les communautés, groupes ou individus concernés. La candidature doit être soumise par des institutions issues de la société ou par les détenteurs du patrimoine auprès des services administratifs locaux en charge de la culture. Le Ministère de la Culture demande à des experts qu’elle a mandatés d’évaluer les candidatures, de les présenter au Comité d’évaluation puis de les soumettre à l’examen du public avant de préparer un projet initial de Liste nationale. Le projet de liste est ensuite examiné par la Conférence interministérielle conjointe pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel et soumis au Conseil d’État de la République populaire de Chine pour approbation et proclamation. Au coté des experts occupant des fonctions gouvernementales, le Comité d’évaluation est également composé de représentants d’organisations non gouvernementales telles que la Société folklorique chinoise, l’Association des musées chinois, l’Association des arts martiaux chinois, la Société de recherche Kunju et Guqin de Chine, la Société des arts et de l’artisanat chinois et la Société chinoise de céramique industrielle. La Liste nationale est mise à jour tous les deux ans, ce qui a été le cas en 2006 et 2008. L’inventaire est dressé de façon indépendante à Hong Kong avec l’aide du Centre de recherche de la Chine du sud de l’Université scientifique et technologique de Hong Kong qui a été missionné pour réaliser l’enquête initiale. De même, à Macao, l’ICM réalise son propre inventaire du patrimoine culturel immatériel. Les deux régions peuvent également soumettre des éléments du patrimoine culturel immatériel à inclure dans la Liste nationale.
En ce qui concerne la planification et les mesures réglementaires, la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel a été intégrée dans le Programme de développement de la culture qui figure dans chaque Plan quinquennal. Après une série de mesures provisoires prises par le Ministère de la Culture depuis 2006, la Loi sur le patrimoine culturel immatériel de la République populaire de Chine devait entrer en vigueur le 1er juin 2011. Des mesures spécifiques ont été prises conjointement par le Ministère de la Culture et le Ministère du Commerce afin de sauvegarder les techniques et compétences traditionnelles. Au niveau local, huit provinces ont adopté une législation en faveur de la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel.
Les programmes de sensibilisation, de promotion et d’information destinés au grand public, en particulier les jeunes, sont de grande envergure. Parmi ces initiatives, on citera : la « Journée du patrimoine culturel chinois » au cours de laquelle sont organisées de multiples et diverses activités visant à promouvoir le patrimoine culturel immatériel au niveau local et national, telles que des expositions, des représentations, des forums, des conférences, des émissions à la radio et la télévision et des reportages ; et les première et deuxième éditions du « Festival du patrimoine culturel immatériel » à Chengdu. Les institutions culturelles publiques, notamment les bibliothèques, les centres culturels, les musées et les centres scientifiques et technologiques de différents niveaux, ont activement participé au lancement d’activités visant à diffuser, montrer et faire reconnaître le patrimoine culturel immatériel.
S’agissant de l’éducation, le patrimoine culturel immatériel a fait l’objet d’une promotion active sur les campus, dans les classes et dans les livres scolaires et par l’exploration d’une nouvelle méthode éducative de transmission culturelle. On pourra citer les exemples du Hua’er de la Région autonome de Ningxia Hui, du Nanyin de Quanzhou (Province du Fujian) et du grand chant du groupe ethnique Dong de la Province du Guizhou, qui ont été interprétés sur les campus. Ailleurs, en coordination avec les services de l’éducation, les éléments du patrimoine culturel immatériel tels que l’Opéra de Pékin, les chansons et la musique populaires, le découpage de papier, les images du Nouvel An et les techniques artisanales traditionnelles ont été intégrés dans les cours d’art des écoles primaires et secondaires. À Hong Kong, des efforts conséquents sont déployés pour enseigner l’opéra de Canton dans le cadre du programme de musique des établissements scolaires primaires et secondaires. Hors milieu scolaire, des centres du patrimoine culturel immatériel ont créé à tous les niveaux des programmes éducatifs et de formation ainsi que des activités du même type au sein des communauté et groupes concernés. Les efforts de sauvegarde se sont également concentrés sur des éléments spécifiques et ils accordent typiquement une place à l’éducation et la formation non formelles afin d’encourager la transmission continue des éléments au sein de leurs communautés.
La Chine est très active dans le domaine de la coopération bilatérale, sous-régionale, régionale et internationale. En ce qui concerne l’aspect bilatéral, la Chine s’est engagée dans une coopération, une communication, des activités d’échange universitaire et l’organisation d’expositions et de représentations sur le thème du patrimoine culturel immatériel avec le Japon, la République de Corée, la Thaïlande, le Vietnam, la Mongolie, la France, etc. S’agissant de la coopération régionale, en 2010, le Gouvernement chinois et l’UNESCO ont signé « l’Accord entre le Gouvernement de la République populaire de Chine et l’UNESCO portant sur l’établissement d’un Centre international de formation pour le patrimoine culturel immatériel dans la région Asie-Pacifique, sous les auspices de l’UNESCO ». La coopération internationale se traduit spécifiquement par des échanges culturels au cours desquels des détenteurs du patrimoine culturel immatériel chinois voyagent à l’étranger et des détenteurs du patrimoine culturel immatériel international se rendent en Chine, souvent dans le cadre de festivals ou de tournées.
La Chine fait ici rapport sur 26 éléments inscrits sur la Liste représentative, soit quatre éléments incorporés en 2008 après avoir été précédemment proclamés chefs d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité et 22 éléments inscrits en 2009 (cf. le site web et le rapport original pour la liste complète). Pour tous les éléments relevant du domaine des arts du spectacle, la Chine n’a pas épargné ses efforts afin d’assurer la sauvegarde ou la revitalisation des pratiques, attirant ainsi un public plus vaste et de nouvelles générations d’interprètes et créant des activités financièrement durables (représentations commerciales). Comme les espaces d’expression, les troupes professionnelles ont été soutenues, voire créées. Une des conséquences de l’inscription sur la Liste représentative est un accroissement de la valeur commerciale de l’art du spectacle concerné. Le rapport souligne toutefois qu’à plusieurs occasions, cette tendance a pu également entrainer une perte des normes artistiques et une qualité artistique moindre. Parmi les mesures destinées à sauvegarder l’artisanat traditionnel, on citera : la participation d’artisans à des démonstrations et expositions nationales et internationales ; des lois et des réglementations au niveau national et provincial ; un travail de documentation du patrimoine réalisé, en particulier, par l’Académie nationale des arts mais également au niveau local ; la création d’écoles spécialisées et de centres de transmission par les gouvernements provinciaux, les districts et les municipalités ; le soutien accordé aux systèmes d’apprentissage ; la mise à disposition de fonds spéciaux pour parrainer les détenteurs/représentants qui rencontrent des difficultés dans leurs activités de transmission ; et un travail très complet de diffusion et de popularisation, en particulier par l’entremise des médias traditionnels et nouveaux.

Sur des éléments de la liste de sauvegarde urgente

Les rapports sur chaque élément inscrit sur la Liste de sauvegarde urgente sont soumis par l’État partie le 15 décembre de la quatrième année suivant celle durant laquelle un élément a été inscrit, et tous les quatre ans par la suite.

Le festival du Nouvel An des Qiang , inscrit en 2009

Pour accéder à la description de cet élément, au dossier original (formulaire, consentement des communautés, photos et vidéo) et à la décision d’inscription, voir la page dédiée.

Un rapport sera à soumettre pour le 15/12/2021

Le rapport dû originellement le 15/12/2017 est à soumettre pour le 15/12/2019

Rapport soumis le 15/12/2016 et examiné par le Comité en 2017

Résumé

bientôt disponible

La conception et les pratiques traditionnelles de construction des ponts chinois de bois en arc, inscrit en 2009

Pour accéder à la description de cet élément, au dossier original (formulaire, consentement des communautés, photos et vidéo) et à la décision d’inscription, voir la page dédiée.

Un rapport sera à soumettre pour le 15/12/2021

Le rapport dû originellement le 15/12/2017 est à soumettre pour le 15/12/2019

Rapport soumis le 15/12/2016 et examiné par le Comité en 2017

Résumé

bientôt disponible

Les techniques textiles traditionnelles des Li : filage, teinture, tissage et broderie, inscrit en 2009

Pour accéder à la description de cet élément, au dossier original (formulaire, consentement des communautés, photos et vidéo) et à la décision d’inscription, voir la page dédiée.

Un rapport sera à soumettre pour le 15/12/2021

Le rapport dû originellement le 15/12/2017 est à soumettre pour le 15/12/2019

Rapport soumis le 15/12/2016 et examiné par le Comité en 2017

Résumé

bientôt disponible

L’imprimerie chinoise à caractères mobiles en bois, inscrit en 2010

Pour accéder à la description de cet élément, au dossier original (formulaire, consentement des communautés, photos et vidéo) et à la décision d’inscription, voir la page dédiée.

Un rapport sera à soumettre pour le 15/12/2022

Le rapport dû originellement le 15/12/2018 est à soumettre pour le 15/12/2019

  • Rapport à compléter : bientôt disponible
  • Instructions : anglais|français

Rapport soumis le 15/12/2016 et examiné par le Comité en 2017

Résumé

bientôt disponible

La technique des cloisons étanches des jonques chinoises, inscrit en 2010

Pour accéder à la description de cet élément, au dossier original (formulaire, consentement des communautés, photos et vidéo) et à la décision d’inscription, voir la page dédiée.

Un rapport sera à soumettre pour le 15/12/2022

Le rapport dû originellement le 15/12/2018 est à soumettre pour le 15/12/2019

  • Rapport à compléter : bientôt disponible
  • Instructions : anglais|français

Rapport soumis le 15/12/2016 et examiné par le Comité en 2017

Résumé

bientôt disponible

Le Meshrep, inscrit en 2010

Pour accéder à la description de cet élément, au dossier original (formulaire, consentement des communautés, photos et vidéo) et à la décision d’inscription, voir la page dédiée.

Un rapport sera à soumettre pour le 15/12/2022

Le rapport dû originellement le 15/12/2018 est à soumettre pour le 15/12/2019

  • Rapport à compléter : bientôt disponible
  • Instructions : anglais|français

Rapport soumis le 15/12/2016 et examiné par le Comité en 2017

Résumé

bientôt disponible

Le Yimakan, les récits oraux des Hezhen, inscrit en 2011

Pour accéder à la description de cet élément, au dossier original (formulaire, consentement des communautés, photos et vidéo) et à la décision d’inscription, voir la page dédiée.

Un rapport sera à soumettre pour le 15/12/2023

Rapport soumis en 2019 et à examiner par le Comité en 2020

Rapport soumis le 15/12/2016 et examiné par le Comité en 2017

Résumé

bientôt disponible
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