Le patrimoine vivant et la pandémie de COVID-19 : réagir, rétablir et reconstruire pour un avenir meilleur

Peinture murale de sensibilisation au COVID-19 en préparation à Mwananyamala en Tanzanie, fruit d’une collaboration avec des artistes locaux.
© Rasheedhrasheed

Le patrimoine vivant aujourd’hui

L’impact de la pandémie a été considérable et dévastateur. Il a également montré notre interconnexion et notre humanité commune. Pour de nombreuses communautés qui luttent encore contre la pandémie ou s’en remettent progressivement, le patrimoine vivant est devenu une importante source de résilience, aidant à surmonter les difficultés sociales et psychologiques et à renforcer les liens. Au cours de l’année écoulée, les communautés ont adapté la façon dont elles pratiquent leur patrimoine vivant dans des situations inattendues, soulignant la résilience du patrimoine vivant ainsi que notre dépendance à son égard.

Bien entendu, il ne peut y avoir de patrimoine vivant sans les personnes qui le pratiquent et le transmettent. Parallèlement, les restrictions mises en place pour contrer la propagation du virus COVID 19 nous ont rappelé que nous ne pouvons pas prospérer sans les pratiques que nous avons héritées de nos ancêtres et qui nous définissent. La pandémie a mis en évidence la valeur du patrimoine culturel immatériel et l’importance que les communautés attachent à sa pratique et à son expression continues.

En avril 2020, l’Entité du patrimoine vivant a lancé une enquête en ligne visant à saisir l’impact de la pandémie de COVID-19 dans le monde. Grâce à la participation active de nombreux acteurs culturels, l’UNESCO a reçu plus de 200 témoignages provenant de 78 pays. Le rapport “Le patrimoine vivant face à la COVID-19”, maintenant disponible en ligne, résume les résultats de l’enquête et les défis et opportunités pour le patrimoine vivant pendant cette crise. Il se penche sur trois questions clés et apporte des réponses à celles-ci :

  1. Comment la pandémie affecte-t-elle le patrimoine vivant ?
  2. Comment le patrimoine vivant s’adapte-t-il à la pandémie ?
  3. Comment les communautés mobilisent-elles leur patrimoine vivant face à la pandémie ?

Recommandations pour la reprise après la pandémie

Bien que de nombreux pays soient encore au milieu de la pandémie, des débats sont déjà lancés dans le monde entier sur ce à quoi l’avenir ressemblera et sur ce que nous pouvons faire pour reconstruire en mieux pour les générations futures. Afin de contribuer à ces discussions, les participants à l’enquête ont été invités à donner leur avis sur ce qui pourrait être fait du point de vue du patrimoine vivant pour se rétablir de la pandémie de COVID-19. Leurs contributions ont été résumées dans trois recommandations clés détaillées dans le rapport, offrant un aperçu essentiel sur la façon d’intégrer le patrimoine vivant dans les plans de rétablissement post-pandémie.

  1. Recommandation 1 : Aider les communautés à mieux se reconstruire en renforçant les mécanismes de soutien au rétablissement des détenteurs du patrimoine vivant au niveau local, notamment par le biais des structures de gouvernance locales.
  2. Recommandation 2 : Tirer parti des technologies numériques pour accroître la visibilité et la compréhension du patrimoine vivant.
  3. Recommandation 3 : Renforcer et amplifier les liens entre la sauvegarde du patrimoine vivant et les plans et programmes de préparation, de réponse et de récupération en cas d’urgence.

Projets pilotes pour mieux reconstruire

Les bureaux régionaux de l’UNESCO ont lancé huit projets pilotes en étroite coopération avec les acteurs clés locaux. Ces projetssont basés sur les recommandations susmentionnées et visent des mesures de sauvegarde concrètes, qui seront progressivement mises en œuvre pour aider les gens à se remettre des effets négatifs à long terme de la pandémie. Elles comprennent :

Assistance internationale en soutien du relèvement

Le Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel accorde une assistance du Fonds du patrimoine culturel immatériel pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel tel que défini dans la Convention (Article 20).

Les États parties sont encouragés à demander un financement au mécanisme d’assistance internationale de la Convention de 2003 pour des projets et programmes visant à sauvegarder le patrimoine culturel immatériel afin de renforcer la résilience et les pratiques.

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