Décision du Comité intergouvernemental : 20.COM 7.B.50

Le Comité

  1. Rappelant l’inscription initiale des « savoir-faire, des techniques et des connaissances traditionnels liés à la conservation et à la transmission de l’architecture en bois au Japon » (soumise par le Japon) sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité par la quinzième session du Comité en 2020 (décision COM 8.b.35),
  2. Prend note que le Japon a proposé la candidature des savoir-faire, les techniques et les connaissances traditionnels liés à la conservation et à la transmission de l’architecture en bois au Japon (n  02293) pour inscription, sur une base élargie en tant qu’extension nationale, sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité :

La conservation et la transmission de l’architecture en bois consistent en un ensemble de savoir-faire, de techniques et de connaissances traditionnelles permettant de construire de nouvelles structures en bois et de restaurer des structures existantes. Ils incluent des savoir-faire tels que le plâtrage, la culture et la récolte de matières premières, la peinture à la laque de structures traditionnelles et bien d’autres encore. Initialement, les maîtres-artisans transmettaient les connaissances et les savoir-faire associés en formant des apprentis qui leur succédaient. Cependant, avec la modernisation, ce processus est devenu plus difficile. En conséquence, des associations de préservation ont été créées pour sauvegarder l’élément.

  1. Considère que, d’après les informations contenues dans le dossier, la candidature satisfait aux critères d’inscription sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité comme suit :

R.1 :  Certaines compétences associées à l’élément, telles que la création de « nakatsugi-omote » (un type de surface de tatami), sont transmises par le biais de sessions de formation et de séminaires axés sur l’utilisation durable des ressources naturelles et la culture des matières premières. En raison du climat chaud et humide du pays, des travaux de réparation doivent être entrepris régulièrement. Des artisans aux compétences diverses travaillent ensemble sur les sites affectés pour mener à bien les restaurations. Certains travaux d’entretien requièrent également la participation des habitants. L’élément remplit ainsi une fonction sociale en encourageant la coopération et la cohésion sociale, tout en renforçant le sentiment d’identité culturelle partagée des communautés pratiquantes.

R.2 :  La candidature démontre clairement que l’extension proposée favorise le lien entre le patrimoine culturel immatériel, le patrimoine bâti et le patrimoine naturel associés à l’architecture en bois. Au niveau local, elle pourrait promouvoir à la fois l’artisanat et la gestion de l’environnement, en sensibilisant à l’importance du patrimoine culturel en général. Au niveau national, l’inclusion de la communauté peut susciter un plus grand intérêt pour d’autres pratiques de sauvegarde à l’échelle nationale. Au niveau international, la candidature peut favoriser une meilleure compréhension de la conservation de l’architecture traditionnelle, stimuler le débat mondial et promouvoir les échanges culturels, en offrant potentiellement un modèle reproductible pour d’autres États parties.

R.3 :  Le dossier de candidature présente clairement les mesures passées et en cours adoptées par les communautés de détenteurs afin de sauvegarder l’élément, dont la plupart sont formulées et mises en œuvre par les communautés elles-mêmes, avec le soutien des organes administratifs, en particulier la formation des successeurs et l’approvisionnement en matières premières. L’extension favoriserait les échanges avec les artisans concernés par la demande initiale, en aidant la nouvelle communauté à se procurer des matières premières ainsi qu’en créant un environnement propice à la transmission des compétences, des techniques et des connaissances, tout en renforçant les mesures de sauvegarde.

R.4 :  Dans le cadre de la candidature élargie, toutes les communautés nouvellement et initialement adhérentes ont discuté des mesures à prendre en vue de sauvegarder et de transmettre les techniques traditionnelles de fabrication des tatamis. Elles ont également fourni des informations, de la documentation et des documents visuels pour préparer le dossier de candidature. Les communautés initiales ont donné leur accord à l’ajout d’une nouvelle communauté et ont toutes donné leur consentement libre, préalable et éclairé.

R.5 :  Le dossier de candidature démontre que les dix-sept techniques de l’élément « Les savoir-faire, les techniques et les connaissances traditionnels liés à la conservation et à la transmission de l’architecture en bois au Japon » ont été sélectionnées en tant que techniques de conservation choisies en vertu de la loi japonaise pour la protection des biens culturels et incluses dans l’inventaire correspondant. Cet inventaire est géré et mis à jour périodiquement par l’Agence des affaires culturelles.

  1. Décide d’inscrire les savoir-faire, les techniques et les connaissances traditionnels liés à la conservation et à la transmission de l’architecture en bois au Japon sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, en prenant note que la présente candidature est une inscription sur une base élargie qui intègre et remplace « les savoir-faire, des techniques et des connaissances traditionnels liés à la conservation et à la transmission de l’architecture en bois au Japon» (n 01618), précédemment inscrit en 2020 ;
  2. Félicite l’État partie pour ses efforts d’inclusion et de prise en compte de nouvelles communautés dans cette expansion au sein d’un même pays, ce qui démontre une attitude éthique et transparente qui reflète l’esprit de la Convention.

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