La Guinée-Bissau entreprend de renforcer ses capacités nationales en vue de sauvegarder son PCI

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Player of the Tina or sikó
© Lucas Roque, 2015

Il y a seulement un mois, le 7 mars 2016 dernier, la Guinée-Bissau soumettait l’instrument d’approbation de la Convention de 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel. Durant les trois mois nécessaires à l’adhésion d’un État partie à la Convention, le dernier État à avoir ratifié la Convention lance un atelier de formation de renforcement des capacités sur la mise en œuvre de la Convention au niveau national. Cet atelier s’inscrit dans le cadre du projet de renforcement des capacités dédié aux pays africains lusophones (PALOP).
L’atelier, d’une durée de six jours, rassemblera quelque 25 participants, parmi lesquels des professionnels du secteur de la culture ainsi que différents acteurs et décideurs politiques issus d’autres domaines liés à la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel. Parmi ces derniers, on retrouvera des membres de l’Institut pour la biodiversité des espaces protégés, du ministère du tourisme, d’universités et d’ONG telles que l’Association des musiciens de Guinée. Deux facilitateurs, le facilitateur brésilien expérimenté, un expert du Cap vert ainsi qu’un ancien participant aux ateliers sur le même projet, dirigeront l’atelier. Ils présenteront aux participants les concepts clés et les objectifs de la Convention. Ils partageront également leur savoir-faire en matière de demande d’assistance internationale, et ce afin de permettre à la Guinée-Bissau de demander, à l’avenir, un soutien financier au fonds du PCI pour garantir la continuité des efforts fournis par le pays en matière de renforcement des capacités et de sauvegarde du PCI.
Cet atelier est organisé en collaboration avec le Directorat national de Guinée-Bissau pour la culture, le secteur du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO et le bureau régional de Dakar. Il s’agit du dernier atelier à échelle nationale dans le cadre du projet de renforcement des capacités PALOP, financé grâce à la contribution généreuse du gouvernement de Norvège au fonds pour le patrimoine culturel immatériel.

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