Gabon, Kenya et Seychelles ont réalisé des avancées notables dans la sauvegarde du patrimoine vivant

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La promotion des pratiques de poterie traditionnelle dans l'est du Kenya
© National Museums of Kenya

Par le biais de projets visant à accompagner les communautés dans l’identification, la valorisation et la sauvegarde du patrimoine vivant, le Gabon, le Kenya et les Seychelles ont accompli des progrès majeurs dans la sauvegarde du patrimoine vivant présent dans leur pays.
Le Gabon et les Seychelles ont renforcé leur cadre législatif de sauvegarde, en élaborant un plan national de sauvegarde du patrimoine vivant des populations pygmées (Gabon) et en intégrant le patrimoine culturel dans la loi relative au patrimoine national (Seychelles). Outre ces actions normatives, des initiatives concrètes sur le terrain ont permis d’améliorer la viabilité du patrimoine vivant dans les trois pays. Ainsi, de 2015 à 2019, un inventaire du patrimoine culturel immatériel des populations pygmées au Gabon a permis de mettre en lumière la diversité du patrimoine vivant des communautés des provinces du Haut-Ogooué, de la Ngounié, de l’Ogooué-lvindo et du Woleu-Ntem et d’identifier plusieurs pratiques dont la viabilité est menacée. D’autre part, les pratiques traditionnelles de fabrication de poterie des communautés Mbeere, Tharaka et Tigania de l’est du Kenya ont été sauvegardées et revitalisées suite à un projet mis en œuvre entre 2016 et 2019, qui a permis de renforcer leurs fonctions sociales tout en améliorant les techniques de production existantes.
Les communautés et les parties prenantes de ces trois projets ont bénéficié de formations visant à améliorer leurs capacités dans la sauvegarde du patrimoine vivant, mais aussi à assurer la pérennité des résultats obtenus pour la transmission de ces pratiques. Plus de cent personnes ont été formées, à savoir : 40 jeunes et adultes à la fabrication de la poterie au Kenya et 30 personnes aux Seychelles, ainsi que 25 personnes au Gabon à l’élaboration d’inventaires avec la participation des communautés.
Financé par le mécanisme d’assistance internationale de la Convention, ces projets témoignent de l’engagement des pays d’Afrique et de l’UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine vivant en Afrique. Depuis 2009, le Fonds du patrimoine culturel immatériel a permis de financer 40 projets dans 21 pays en Afrique pour un montant global de 3 976 648 dollars des États-Unis.

Pour en savoir plus :

Inventaire et promotion du patrimoine culturel immatériel des populations pygmées du Gabon
Renforcement des capacités en matière de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel pour un développement durable aux Seychelles
La promotion des pratiques de poterie traditionnelle dans l’est du Kenya
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