Rapport périodique sur la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel

La Convention précise dans son Article 29 que les États parties présentent au Comité des rapports sur les dispositions législatives, réglementaires ou autres prises pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel sur leurs territoires. Cette page présente les rapports périodiques et les échéances pour un pays : Ouganda (voir la situation de tous les États parties).

Les rapports périodiques permettent aux États parties d’évaluer leur mise en œuvre de la Convention et leurs capacités de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, de faire rapport sur leurs inventaires du patrimoine culturel immatériel, et de mettre à jour le statut des éléments inscrits sur la Liste représentative.

Quand des éléments sont inscrits sur la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente, l’État partie soumissionnaire s’engage à prendre des mesures de sauvegarde visant à renforcer la viabilité du patrimoine concerné. Quatre ans après l’inscription, l’État partie fait rapport au Comité sur la situation actuelle de l’élément, sur l’efficacité des mesures de sauvegarde mises en œuvre, ainsi que sur les défis rencontrés.


Sur la mise en œuvre de la Convention

Chaque État partie soumet son rapport périodique au Comité avant le 15 décembre de la sixième année suivant la date à laquelle il a déposé son instrument de ratification, d’acceptation ou d’approbation, et tous les six ans par la suite.

Rapport soumis le 15/12/2017 et examiné par le Comité en 2018 (dû originellement au 15/12/2015)

Résumé

Depuis la ratification de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel en 2009, les actions suivantes ont eu lieu :
L’Ouganda a mis en place un environnement qui permet d’assurer la viabilité du patrimoine culturel immatériel, conformément à la politique nationale ougandaise pour la culture. Une Stratégie nationale pour l’inventaire du patrimoine culturel immatériel est désormais en place et permettra de guider la préparation d’inventaires dans l’avenir. Par ailleurs, en 2013, le gouvernement a promulgué une loi sur les indications géographiques. Un manuel national d’intégration de la culture a été élaboré à l’intention des autorités locales des districts et est aujourd’hui utilisé dans les activités de renforcement des capacités.
Les activités de renforcement des capacités des communautés, des autorités locales des districts et des ONG ont été menées à bien par des organismes gouvernementaux, des ONG et la Commission nationale ougandaise pour l’UNESCO. Elles ont essentiellement porté sur le contenu des conventions pour la sauvegarde du PCI, sur les savoir-faire en matière d’inventaires mais aussi sur la mise en œuvre d’autres mesures de sauvegarde et sur la préparation de dossiers de candidature.
Le premier volume de l’Inventaire national du patrimoine culturel immatériel, à la fois outil de sauvegarde du PCI et banque de données, a été constitué et peut être consulté sur le site Web du ministère : http://www.mglsd.go.ug/contents/ich.html. Il offre un point de référence en vue d’autres activités de recherche et de sauvegarde.
D’intenses campagnes de sensibilisation ont été menées afin d’informer le public, par les médias électroniques et papier, au sujet de l’importance du patrimoine culturel immatériel au sens de la Convention de 2003. En ce qui concerne particulièrement les tissus d’écorce, les fabricants ont formé des groupes. Les tissus d’écorce bénéficient désormais d’une publicité et figurent sur d’autres supports d’information, comme des brochures et des panneaux d’information. Ce produit fait l’objet d’une demande accrue, qui va au-delà de l’usage auquel il était initialement destiné, et de nouveaux types de produits, ainsi que des produits différents, sont en cours de développement et de recherche.
Un total de quatre ONG sont aujourd’hui accréditées au titre de la Convention pour fournir des conseils techniques au Comité. Elles travaillent avec les communautés afin d’augmenter la visibilité du patrimoine culturel immatériel auprès de celles-ci. Grâce au travail des ONG et à la prise de conscience des communautés et des districts quant à la nécessité de sauvegarder le patrimoine culturel immatériel, cinq (5) éléments ont été inscrits sur la liste des éléments nécessitant une sauvegarde urgente depuis 2012. Seul un élément figure sur la Liste représentative et aucun sur la Liste des meilleures pratiques.
L’Ouganda a également bénéficié du fonds de l’assistance internationale, qui a permis de réaliser l’Inventaire national du PCI dans quatre communautés du pays, ainsi que de l’assistance préparatoire à deux reprises pour présenter des éléments sur la Liste de sauvegarde urgente, un pour inscription sur la Liste de sauvegarde urgente et l’autre dans le cadre d’un accord bilatéral. Ces aides ont sensiblement contribué à la bonne mise en œuvre de la Convention et à la viabilité du patrimoine culturel immatériel dans le pays.
Certains défis restent encore à relever, comme la nécessité de collecter en permanence et de produire durablement des informations à diffuser à l’ensemble des différentes communautés, ou la nécessité de renforcer le rôle des autorités locales des districts dans la mise en œuvre de la Convention.
L’absence d’orthographe développée dans certaines communautés rend très difficile pour celles-ci de rédiger l’inventaire dans leur langue. Il est ainsi nécessaire de développer des partenariats pour la formation linguistique.
Le pays ne compte pas suffisamment d’arbres pour produire les matériaux nécessaires à la fabrication des tissus d’écorce, ce qui prive de nombreuses personnes de la possibilité d’exercer leur savoir-faire. Par ailleurs, si un grand nombre de jeunes a été formé à l’art de la fabrication des tissus d’écorce, de nombreux autres doivent encore l’être.

Sur des éléments de la liste de sauvegarde urgente

Les rapports sur chaque élément inscrit sur la Liste de sauvegarde urgente sont soumis par l’État partie le 15 décembre de la quatrième année suivant celle durant laquelle un élément a été inscrit, et tous les quatre ans par la suite.

Le bigwala, musique de trompes en calebasse et danse du royaume du Busoga en Ouganda, inscrit en 2012

Pour accéder à la description de cet élément, au dossier original (formulaire, consentement des communautés, photos et vidéo) et à la décision d’inscription, voir la page dédiée.

Un rapport sera à soumettre pour le 15/12/2020

Rapport soumis le 15/12/2016 et examiné par le Comité en 2017

Résumé

bientôt disponible

La tradition de l’empaako des Batooro, Banyoro, Batuku, Batagwenda et Banyabindi de l’ouest de l’Ouganda, inscrit en 2013

Pour accéder à la description de cet élément, au dossier original (formulaire, consentement des communautés, photos et vidéo) et à la décision d’inscription, voir la page dédiée.

Un rapport sera à soumettre pour le 15/12/2021

Rapport soumis le 15/12/2017 et examiné par le Comité en 2018

Résumé

bientôt disponible

Rapport soumis le 15/12/2014 et examiné par le Comité en 2015

Résumé

Empaako tradition is a naming system practised by Batooro, Banyoro, Batuku, Batagwenda and Banyabindi communities of western Uganda, whereby children are given one of twelve names shared across the communities in addition to their given and family names. Addressing a person by her or his Empaako name is a positive affirmation of social ties. It can be used as a greeting or a declaration of affection, respect, honour or love. The practice is associated with rituals and ceremonies whose meaning reinforces identity and belief systems. At the time of its inscription on the Urgent Safeguarding List in 2013, the Committee requested an extraordinary report to be examined at its tenth session.

Effectiveness of the safeguarding plan

The main objectives for safeguarding the element were to review the safeguarding plan, increase accessibility of information and knowledge about the element, and enhance the capacity of bearers to transmit knowledge and skills. The main results of the activities undertaken include a participatory review of the existing safeguarding plan; a safeguarding programme and mechanisms established for effective community and stakeholder participation; International Assistance requests elaborated and submitted to UNESCO; the implementation of a three-month pilot Empaako heritage conservation project by Banyoro communities and a fundraising strategy. The safeguarding activities also contributed to an increase in the mobilisation of stakeholders, leaders of rituals and 44 clans from the five communities, to revitalise the element. Public events, press conferences, festivals, workshops, a brochure and activities involving public leaders were reported to be very effective in raising awareness of the element and intangible cultural heritage in general for the specific communities and the Ugandan population. A monthly forum for representatives of the clans, established during the nomination process, has since been strengthened and is very effective in disseminating information and knowledge at the grassroots level. It has also contributed with the involvement of performers and artists for dissemination of safeguarding objectives. For example, regarding the raising of a monument in the main town of Empaako land.

Community participation

Many safeguarding initiatives have been planned, financed and undertaken by the communities, as well as individuals and groups. Members of the forum and cultural institutions within the five communities, such as chiefdoms, kingdoms and voluntary community associations, are responsible for managing these initiatives. During the reporting exercise, leaders from these institutions provided information on views of the communities regarding what achievements and challenges. The report was also sent to the communities for their comments and discussed at two monthly forum sessions.

Viability and current risks

The element is facing loss of meaning, social value and knowledge among bearers. A decline in observance of the naming ceremonies, as well as the number of bearers are among the main threats to viability of the element. Moreover, those who still give their children an Empaako name often abandon the associated rituals. In addition, it has been reported that there have been attacks on the practice from some religious groups mainly because of lack of knowledge about its meaning. In parallel, the language of the Empaako tradition, Runyoro-Rutooro, is declining in usage even among traditional bearer communities in favour of other more dominant languages.

La cérémonie de purification des garçons chez les Lango du centre-nord de l’Ouganda , inscrit en 2014

Pour accéder à la description de cet élément, au dossier original (formulaire, consentement des communautés, photos et vidéo) et à la décision d’inscription, voir la page dédiée.

Un rapport sera à soumettre pour le 15/12/2022

Rapport soumis en 2018 et à examiner par le Comité en 2019

La tradition orale Koogere des Basongora, Banyabidi et Batooro, inscrit en 2015

Pour accéder à la description de cet élément, au dossier original (formulaire, consentement des communautés, photos et vidéo) et à la décision d’inscription, voir la page dédiée.

Un rapport sera à soumettre pour le 15/12/2023

Rapport soumis en 2019 et à examiner par le Comité en 2020

La danse et musique de lyre arquée ma’di , inscrit en 2016

Pour accéder à la description de cet élément, au dossier original (formulaire, consentement des communautés, photos et vidéo) et à la décision d’inscription, voir la page dédiée.

Un rapport sera à soumettre pour le 15/12/2020
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