Rapport périodique sur la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel

La Convention précise dans son Article 29 que les États parties présentent au Comité des rapports sur les dispositions législatives, réglementaires ou autres prises pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel sur leurs territoires. Cette page présente les rapports périodiques et les échéances pour un pays : Japon (voir la situation de tous les États parties).

Les rapports périodiques permettent aux États parties d’évaluer leur mise en œuvre de la Convention et leurs capacités de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, de faire rapport sur leurs inventaires du patrimoine culturel immatériel, et de mettre à jour le statut des éléments inscrits sur la Liste représentative.


Sur la mise en œuvre de la Convention

Chaque État partie soumet son rapport périodique au Comité avant le 15 décembre de la sixième année suivant la date à laquelle il a déposé son instrument de ratification, d’acceptation ou d’approbation, et tous les six ans par la suite.

Rapport soumis le 15/12/2016 et examiné par le Comité en 2017

Résumé

Le Japon ayant ratifié la Convention de 2003 en 2004, ce rapport est le deuxième soumis par le Japon sur la mise en œuvre de la Convention de 2003 au niveau national. Le Japon a une longue histoire de sauvegarde des aspects immatériels de son patrimoine culturel, qui remonte à 1950 avec la loi sur la protection des biens culturels. L’Agence pour les Affaires culturelles est l’organe chargé de la mise en œuvre de la Convention de 2003 dans le cadre de cette loi. L’Institut national de recherches sur les biens culturels de Tokyo (une institution indépendante) mène des recherches en vue de sauvegarder, de documenter et de transmettre le patrimoine culturel immatériel. Le Conseil des Arts du Japon (Théâtre national) promeut, étudie et documente les arts du spectacle traditionnels.
L’Agence pour les Affaires culturelles organise des formations en gestion du patrimoine culturel immatériel pour les administrateurs des organes appartenant au gouvernement local de chaque région. En outre, le Conseil des Arts du Japon forme la prochaine génération d’artistes aux arts du spectacle traditionnels et améliore les savoir-faire des artistes actuels. Outre le rôle qu’il joue dans la recherche, l’Institut national de recherches de Tokyo sur les biens culturels apporte des orientations et des conseils aux organisations publiques locales sur des questions liées à la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel.
Les institutions gouvernementales suivantes rassemblent et conservent la documentation sur le patrimoine culturel immatériel : l’Institut national de recherches sur les biens culturels, qui mènent des recherches sur le patrimoine culturel immatériel, le documente et met au point des méthodes et des techniques de documentation ; le Conseil des Arts du Japon, qui enregistre les traditions et expressions orales ainsi que les arts du spectacle ; et l’Agence pour les Affaires culturelles qui administre la base de données en ligne du patrimoine culturel, notamment chaque élément inscrit à l’inventaire national, avec des images, des films, et des liens vers des sites Internet pertinents. Les recherches et études menées par l’Institut national de recherches sont accessibles sur son site Internet et au travers d’autres outils, et le Conseil des Arts rend ses enregistrements audiovisuels accessibles au public. L’unité de documentation audiovisuelle archive des documents concernant le patrimoine culturel et étudie les méthodes et techniques de documentation. Ces archives ont également été rendues accessibles au public.
L’Agence pour les Affaires culturelles a dressé un inventaire intitulé l’Inventaire pour le patrimoine culturel immatériel du Japon, et en assure sa gestion. Il couvre trois catégories. La première catégorie est représentée par les biens culturels immatériels importants et comprend le théâtre, la musique, les arts appliqués et d’autres produits culturels immatériels. Le principal critère de sélection est leur valeur historique ou artistique pour le Japon. Ils sont organisés en fonction des détenteurs, qu’il s’agisse d’individus ou de groupe, puis en fonction des domaines du patrimoine culturel immatériel et de l’année d’inscription. La deuxième catégorie inclut les biens immatériels importants de la culture populaire et comprend les us et coutumes (liés à la cuisine, aux vêtements, aux habitations, aux métiers, aux confessions religieuses, aux fêtes annuelles, etc.) et les arts du spectacle et les savoir-faire populaires. Les critères de sélection (pour les us et coutumes) doivent représenter typiquement des traits uniques du mode de vie et de la culture au Japon. Pour les arts du spectacle et les savoir-faire populaires, ils doivent également illustrer la manière dont les spectacles/savoir-faire sont nés et ont évolué, représenter une transition entre les arts du spectacle et les savoir-faire populaires ainsi qu’exprimer des caractéristiques régionales. Enfin, la troisième catégorie concerne les techniques de conservation choisies et les groupes de détenteurs ou les détenteurs (organisés selon les domaines des techniques). Une autre catégorie, intitulée « éléments inclus sur décision du Conseil pour les Affaires culturelles du gouvernement » a été ajoutée à l’inventaire en 2012. La viabilité des éléments est également prise en compte et des mesures appropriées sont prises, comme la documentation des éléments qui sont menacés de disparaître. Chaque année, le Ministère de l’éducation, de la culture, des sports, de la science et de la technologie (MEXT) propose des éléments satisfaisant aux critères en vue d’une inscription. L’inventaire est mis à jour annuellement par l’Agence pour les Affaires culturelles grâce à la recherche sur des éléments dans différents domaines, en coopération avec les communautés concernées. Les éléments identifiés par ces recherches sont aussi examinés par le Conseil pour les Affaires culturelles, qui est constitué d’experts dans différents domaines du patrimoine culturel immatériel. Les éléments qui répondent aux critères pour chaque type et domaine sont inclus dans l’inventaire.
Concernant les autres mesures de sauvegarde, et en tant que mesure générale visant à promouvoir la fonction du patrimoine culturel immatériel dans la société et à intégrer sa protection dans les programmes de planification, le gouvernement a entrepris des projets visant à utiliser les éléments du patrimoine culturel dans les communautés locales, à soutenir des événements locaux complets et spécifiques comme les représentations publiques de rites traditionnels et des spectacles, à former la nouvelle génération d’artistes et à encourager le développement durable de l’économie locale. Les gouvernements locaux ont formulé des plans en coopération avec les communautés et les détenteurs et ont reçu un soutien financier de la part du gouvernement. L’Institut national de recherches pour les biens culturels de Tokyo, les universités et de nombreux instituts non étatiques sont engagés dans des études sur le patrimoine culturel immatériel, et peuvent recevoir un financement du MEXT et des fondations civiles. Le département du patrimoine culturel immatériel de l’Institut national de recherches de Tokyo mène des investigations et des recherches fondamentales dans plusieurs domaines. En particulier, les recherches sur les biens culturels populaires immatériels (telles qu’ils sont définis dans l’inventaire) et leur sauvegarde reposent sur des enquêtes de terrain. Entre 2011 et 2015, plusieurs enquêtes ont été menées sur l’état actuel des biens culturels populaires immatériels. Il a fortement évolué au cours des dernières années. De surcroît, des préparations sont en cours pour numériser les enregistrements et le matériel recueilli et conservé par l’Institut national de recherches de Tokyo. Afin de poursuivre les recherches sur les biens culturels populaires après le séisme de 2011, qui a ravagé les zones côtières de la région de Tohoku, un « réseau d’information sur le patrimoine culturel immatériel » a été mis en place en coopération avec d’autres institutions, organisations, ONG et communautés locales et des informations ont été réunies, publiées et rendues accessibles en ligne.
Concernant la sensibilisation et la promotion, le Conseil des Arts du Japon (théâtre national) a été créé afin de promouvoir et diffuser les arts du spectacle traditionnels, et l’Agence pour les Affaires culturelles organise des expositions où figurent des travaux et du matériel liés aux techniques artisanales et aux techniques de protection des biens culturels, afin de faciliter la compréhension de la transmission de ces techniques. Le gouvernement national soutient également les gouvernements locaux dans la diffusion du patrimoine culturel immatériel par la formation, les expositions, les ateliers et la production d’enregistrements audiovisuels. S’agissant de l’éducation formelle, un programme couvrant le patrimoine culturel immatériel est intégré à toutes les étapes du programme scolaire formel et les enfants peuvent apprendre leur culture vivante dans le cadre de cours sur la morale, ou pendant les repas scolaires ou encore pendant les cours de musique où est organisée une présentation des instruments de musique traditionnels. De nombreuses écoles organisent des ateliers pour les enfants sur des sujets comme les fêtes locales ou les arts traditionnels, et les visiteurs peuvent fabriquer du papier, entre autres. L’Agence pour les Affaires culturelles offre aux enfants et aux parents la possibilité d’expérimenter des activités extrascolaires en lien avec les arts du spectacle populaires, les techniques artisanales et la musique traditionnelle.
Le Conseil des arts du Japon organise des ateliers de formation destinés aux futurs artistes des arts du spectacle, dans le cadre des programmes d’éducation et de formation pour les communautés et les groupes concernés. L’Agence pour les Affaires culturelles et les gouvernements locaux subventionnent les programmes de formation en faveur des apprentis du patrimoine culturel immatériel. Bien que les connaissances concernées soient transmises au sein des communautés et/ou des familles dans le cadre des activités quotidiennes, de nombreux éléments au Japon sont confrontés à une pénurie de détenteurs et de praticiens, et à des changements dans les communautés locales du fait du vieillissement et du déclin de la population. Diverse mesures sont prises pour apporter un soutien complet mais adapté aux régions, comme l’utilisation de ressources du patrimoine culturel immatériel pour promouvoir les régions, le tourisme et l’industrie tout en gardant à l’esprit leur transmission constante. Depuis 2008, l’Agence pour les affaires culturelles a encouragé les gouvernements locaux à assurer la conservation à long terme ainsi que l’utilisation des divers éléments culturels découverts parmi leurs communautés.
Au Japon, la coopération bilatérale, sous-régionale, régionale et internationale dans ce domaine remonte à 1993, au moment où le gouvernement a créé à l’UNESCO un fonds-en-dépôt pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel. Jusqu’en 2016, 16,4 millions de dollars des États-Unis ont été dépensés et plus de 100 projets à travers le monde soutenus par ces fonds. Le Japon a aussi joué un rôle important dans l’élaboration de la Convention de 2003 et après 2006, il a subventionné des projets afin d’aider un grand nombre de pays à ratifier la Convention. Actuellement, il apporte son soutien aux formations de renforcement des capacités dans plusieurs États parties à la Convention. Le Japon a adopté en 2006 une loi sur la promotion de la coopération internationale pour la protection du patrimoine culturel à l’étranger afin de renforcer la coopération internationale dans ce domaine. Prenant appui sur cette loi, le Japon a créé en 2010 le Centre international de recherches pour le patrimoine culturel immatériel dans la région Asie-Pacifique, un centre de catégorie 2 placé sous les auspices de l’UNESCO à Sakai, Osaka. Ce centre soutient les chercheurs et institutions engagés dans la recherche sur la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel dans la région Asie-Pacifique et offre une plateforme internationale permettant le renforcement de la recherche dans les domaines liés, avec l’appui financier et administratif de l’Agence pour les affaires culturelles.
Le Japon compte vingt-et-un éléments inscrits sur la Liste représentative et a rendu compte de chacun d’eux dans son rapport actuel.

Rapport soumis le 15/12/2010 et examiné par le Comité en 2011

Résumé

Comme le préconise la Loi sur la protection des biens culturels, élaborée et promulguée en 1950, le Japon considère le patrimoine immatériel comme un objet nécessitant d’être sauvegardé et un précieux trésor de la nation. L’organe compétent est l’Agence des affaires culturelles qui relève du Ministère de l’Éducation, de la Culture, des Sports, de la Science et de la Technologie. Au sein de l’agence, une Division de la culture traditionnelle est directement responsable du patrimoine culturel immatériel.
Le Département du patrimoine culturel immatériel, une institution en charge de la formation à la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, est établi au sein de l’Institut national de recherche pour les biens culturels (Tokyo) qui dépend lui-même des Instituts nationaux du patrimoine culturel. Le gouvernement organise également des ateliers de formation au Conseil japonais des arts (théâtre) afin de former les futurs praticiens des arts du spectacle traditionnels tels que le Nô, le Kumiodori, le Bunraku, le Kabuki et des divertissements populaires traditionnels.
Le Département du patrimoine culturel immatériel de l’Institut national de recherche pour les biens culturels est également responsable de la mise en œuvre des mesures relatives à la documentation. Outre les enregistrements audiovisuels du patrimoine culturel immatériel, qui sont actuellement considérés comme la méthode de sauvegarde la plus probante, le département étudie de nouvelles méthodologies afin d’obtenir de meilleurs enregistrements et des résultats plus efficaces en matière de sauvegarde. Les conclusions de ses travaux de recherche et études peuvent être consultées par le public et les institutions concernées. Par ailleurs, l’Agence pour les affaires culturelles administre un site web consacré au patrimoine culturel matériel et immatériel qui permet aux utilisateurs de trouver des informations sur ces deux domaines. Pour chaque élément du patrimoine, sont proposés un texte d’explication, des images, des films et des liens vers d’autres sites pertinents.
Le Japon considère que le système de désignation et de sélection des biens culturels qu’il a mis en place depuis fort longtemps et qui prévoit des dispositions pour les biens immatériels, fait office d’_inventaire__ national. Ce système est plus précisément constitué de trois listes : « Les biens culturels immatériels importants » ; « Les biens culturels populaires immatériels importants » ; et « Les techniques de conservation des biens culturels ». Les trois listes sont gérées par l’Agence des affaires culturelles et sont révisées à chaque ajout ou retrait d’une entrée. Chaque liste a ses propres critères qui se distinguent également par genre ou domaine. Par exemple, parmi les critères requis afin qu’un art du spectacle soit désigné « Bien culturel immatériel important », il convient qu’il possède (1) une valeur artistique particulièrement élevée ; (2) un rôle particulièrement important dans l’histoire de l’art ; (3) des caractéristiques particulièrement remarquables d’une région ou d’une école ainsi qu’une valeur artistique élevée ou un rôle important dans l’histoire de l’art ; et (4) des compétences particulièrement remarquables liées à la structure et la formation des arts du spectacle. S’agissant des techniques artisanales, les trois premiers critères s’appliquent mais « l’histoire des techniques artisanales » remplace « l’histoire de l’art ». À titre de comparaison, afin qu’un art du spectacle soit désigné « Bien culturel populaire immatériel important », ce doit être un art du spectacle populaire particulièrement important qui réponde à l’un des critères suivants : (1) illustrer les débuts et l’évolution des représentations de cet art ; (2) représenter une transition dans les arts du spectacle ; et (3) exprimer des caractéristiques régionales. En ce qui concerne « Les techniques de conservation des biens culturels », ces techniques sont elles-mêmes considérées comme patrimoine culturel immatériel qu’elles soient associées à des biens du patrimoine matériel ou du patrimoine immatériel.
Dans tous les cas, la désignation couvre l’élément lui-même et les « détenteurs et les groupes détenteurs » qui constituent l’ensemble des « détenteurs et praticiens ». La désignation d’un élément ou la sélection d’une technique ne peut avoir lieu qu’après s’être assuré que cet élément du patrimoine culturel immatériel ou cette technique de sauvegarde a été correctement hérité par un organe détenteur ou un détenteur, et qu’un élément du patrimoine populaire immatériel est bien transmis par une entité en charge de sa protection. Ainsi, la désignation au titre de la Loi pour la protection des biens culturels requiert l’identification d’une communauté ayant hérité d’un élément du patrimoine culturel immatériel et le transmettant à la prochaine génération. L’Agence pour les affaires culturelles enquête et désigne les éléments et techniques en coopération avec les communautés concernées, et généralement un organe en charge de la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel ou un institut de recherche concerné par l’élément.
Dans le cadre des mesures générales destinées à promouvoir la fonction du patrimoine culturel immatériel dans la société et à intégrer sa sauvegarde dans les programmes de planification, le gouvernement japonais a mis en œuvre des projets tels que : (i) depuis 2011, utiliser des éléments riches et divers du patrimoine culturel immatériel dans les communautés locales ; (ii) soutenir des événements de grande ampleur ou d’envergure locale, tels que des représentations publiques de rituels et d’arts du spectacle traditionnels, la formation des jeunes praticiens, et le libre accès à d’importants bâtiments culturels et sites historiques ; et (iii) l’encouragement du tourisme et la dynamisation de l’économie locale. Les gouvernements locaux élaborent leurs propres plans et les mettent en œuvre avec l’aide de subventions accordées par l’Agence des affaires culturelles.
En ce qui concerne la coopération bilatérale, sous-régionale, régionale et internationale, le Japon a adopté une Loi sur la promotion de la coopération internationale en faveur de la protection du patrimoine culturel à l’étranger (2006). Cette coopération « se fonde sur le principe du soutien accordé aux efforts déployés de façon indépendante par les gouvernements ou associations apparentées dans le pays étranger où se situe le patrimoine culturel, en prenant en considération l’importance de la diversité culturelle ». La loi stipule en outre que « afin que la coopération internationale dans le domaine du patrimoine culturel soit encouragée sur la base d’une entente internationale, dans l’esprit des différents accords et conventions consacrés à la protection du patrimoine culturel, l’État s’efforcera d’échanger des informations avec les gouvernements ou institutions apparentées des pays étrangers ou avec les institutions internationales, et prendra, si besoin est, d’autres mesures appropriées ». Par ailleurs, conformément à une décision de la 35e Conférence générale de l’UNESCO, le Japon a créé, en 2011, le Centre international de recherche sur le patrimoine culturel immatériel de la région Asie-Pacifique, un centre de catégorie 2 sous les auspices de l’UNESCO.
Le Japon fait ici rapport sur 16 éléments inscrits sur la Liste représentative, dont trois ont été incorporés après avoir été précédemment proclamés chefs d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité et 13 ont été inscrits en 2009 (cf. le site de la Convention et le rapport original pour la liste complète). La proclamation du Kabuki en 2005 a, par exemple, fait l’objet d’une importante couverture dans les médias, suscitant un grand intérêt non seulement pour le Kabuki mais également pour d’autres formes de patrimoine culturel immatériel et d’autres éléments dans le monde entier qui ont été proclamés en même temps, encourageant ainsi le respect pour la créativité humaine et la diversité culturelle. Il en est allé de même pour le théâtre de marionnettes Ningyo Johruri Bunrake, suite à sa proclamation en 2003 et pour le théâtre Nôgaku en 2001. Parmi les éléments inscrits en 2009, la nouvelle de l’inscription de l’Akiu no Taue Odori a suscité l’intérêt des populations locales, en particulier dans la préfecture de Miyagi, et les demandes relatives aux saisons de représentations ont accru. De nombreuses questions ont, en outre, été posées sur le patrimoine culturel immatériel dans son ensemble, tant au Japon qu’à l’étranger. En raison de l’intérêt accru pour le Chakkirako, suite à son inscription, les membres de l’association de sauvegarde et les populations locales de la préfecture de Kanagawa ont reconsidéré son importance. L’inscription du Dainichido Bugaku a été relayée dans tout le pays par les journaux et la télévision, en particulier dans la préfecture d’Akita, là même où cet art est transmis. Cela a suscité parmi les habitants de la préfecture et à Kazuno un intérêt accru pour les représentations. L’impact de l’inscription sur les autres éléments a été identique. Dans chaque cas, le rapport sur l’état actuel de l’élément a été préparé avec les contributions des associations de sauvegarde représentant la communauté des détenteurs.

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