Questions fréquentes

Concernant le Centre d’échange d’information

Puis-je recommander ou contribuer aux ressources du Centre d’échange d’information?

Oui. Les contributions sous forme de ressources pertinentes comme les travaux de recherche, les documents politiques, les outils pédagogiques, les matériels scolaires et les guides de formation des enseignants à partager librement avec le public sont les bienvenues. Merci de nous contacter à l’adresse suivante : ICH-capacity@unesco.org

Concernant le patrimoine vivant et l’éducation

Qu’est-ce que le patrimoine culturel immatériel ou patrimoine vivant ?

Nous héritons notre patrimoine culturel immatériel (PCI) – ou « patrimoine vivant » – de nos ancêtres et le transmettons à nos descendants. Il comprend les traditions orales, les arts du spectacle, les pratiques sociales, les rituels et événements festifs, les connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers ou les connaissances et savoir-faire relatifs à l’artisanat. Le patrimoine culturel immatériel change en permanence, il est recréé et évolue au fur et à mesure de sa transmission de génération en génération et se modifie en fonction de notre environnement. Ce patrimoine vivant donne du sens à la vie quotidienne des communautés, groupes et individus qui le vivent et recrée un sentiment d’identité, de continuité et d’appartenance qui contribue à leur bien-être. L’importance du patrimoine culturel immatériel ne réside pas dans sa manifestation culturelle en elle-même mais plutôt dans l’ensemble de connaissances et de savoir-faire qui sont partagés et dans la signification qu’ils revêtent pour les personnes concernées. Le patrimoine culturel immatériel est important pour l’ensemble des communautés et des groupes au sein d’une société, quels que soient leur taille ou leur échelle ; il peut promouvoir la cohésion sociale, le respect de la diversité culturelle et de la créativité humaine ainsi qu’aider les communautés à édifier des sociétés résilientes, pacifiques et inclusives.

Pour en savoir plus sur le patrimoine culturel immatériel (PCI), veuillez vous reporter au site internet de l’UNESCO. Pour découvrir des pratiques et expressions illustrant la richesse du patrimoine culturel immatériel et voir en quoi elles représentent une diversité culturelle d’une grande richesse, naviguez dans l’outil dynamique et interactif Plongez dans le patrimoine culturel immatériel.

Qu’est-ce que l’éducation à la citoyenneté mondiale ?

L’éducation à la citoyenneté mondiale (ECM) vise à rendre autonomes les apprenants de tous âges pour assumer des rôles actifs, tant au niveau local que mondial, en vue de bâtir des sociétés plus pacifiques, plus tolérantes, plus inclusives et plus sûres. L’ECM encourage le respect de la diversité et la solidarité chez les élèves afin de renforcer le sentiment d’appartenance à une même humanité. L’ECM est fondée sur les trois domaines d’apprentissage : cognitif, socio-émotionnel et comportemental. Les principaux attributs des apprenants et les principaux acquis de l’apprentissage, ainsi que les thèmes et les objectifs d’apprentissage proposés par l’ECM se fondent sur ces trois domaines et sont à la fois imbriqués et intégrés dans le processus d’apprentissage.

Pour en savoir plus sur l’éducation à la citoyenneté mondiale, veuillez vous reporter au site internet de l’UNESCO.

Concernant l’intégration du patrimoine vivant et l’éducation

Pourquoi intégrer le patrimoine vivant dans l’éducation ?

L’intégration du patrimoine culturel immatériel dans les programmes de l’éducation formelle et non formelle offre des opportunités multiples d’amélioration de la qualité de l’éducation et de renforcement de la sauvegarde de ce patrimoine. En premier lieu, aborder le patrimoine culturel immatériel par le biais de l’éducation contribue à développer un sentiment d’identité et d’appartenance personnel et collectif intimement lié à ce patrimoine. Le renforcement de la reconnaissance de soi et des autres, qui accroît l’estime personnelle et culturelle, favorise à la fois la sauvegarde de son propre patrimoine vivant et de celui d’autrui en créant des passerelles de dialogue avec d’autres cultures et en favorisant un cadre éducatif respectueux ainsi que l’appréciation et la reconnaissance de la diversité culturelle. De plus, encadrer l’éducation dans les systèmes de connaissances et les pratiques locales renforce également les liens entre les programmes éducatifs d’une part, et les communautés et les réalités locales d’autre part, ce qui met en valeur le rôle constructif et transformateur de l’éducation dans la création de sociétés plus justes, plus inclusives, plus diverses et plus pacifiques. Enfin, tous ces éléments contribuent aussi à mieux contextualiser l’éducation en générant des processus d’apprentissage plus pertinents et donc plus durables, ce qui a pour effet d’améliorer la qualité de l’éducation.

Comment puis-je participer ?

L’intégration du patrimoine culturel immatériel dans les programmes éducatifs est à la portée de tous. Il n’y a pas une seule façon de participer, de même qu’il n’est pas non plus nécessaire de modifier les programmes pour intégrer ce patrimoine. Il s’agit d’un processus d’apprentissage constant qui nous invite à réfléchir sur nos pratiques d’enseignement et à les réinventer. La question qui se pose, c’est de permettre au patrimoine vivant des élèves d’entrer dans les salles de classe. Ainsi, le patrimoine culturel immatériel devient un cadre de référence sur lequel il est possible de fonder le processus d’enseignement-apprentissage. Chaque outil, méthodologie, document et contenu qui est créé contribue à obtenir et à améliorer des acquis de l’apprentissage en rendant l’éducation plus pertinente sur le plan culturel. Par conséquent, l’intégration du patrimoine immatériel ne vise pas à générer du travail supplémentaire mais plutôt à enrichir le travail des enseignants et les programmes en contribuant à développer les compétences nécessaires en abordant cette thématique, en la reliant aux différentes disciplines et en l’approfondissant par leur intermédiaire.

Quel est le meilleur moyen dont je dispose pour intégrer le patrimoine culturel immatériel dans ma classe ?

Chaque lieu d’apprentissage offre des opportunités, des difficultés et des cadres différents. C’est la raison pour laquelle il n’existe pas de « meilleure » manière d’intégrer le patrimoine culturel immatériel dans les activités liées à l’apprentissage. Le patrimoine culturel immatériel est varié et étroitement lié à un contexte, ce qui rend difficile l’élaboration d’orientations universelles pour les salles de classe. Les éducateurs, les chercheurs et les autres professionnels sont encouragés à se reporter aux projets et aux ressources disponibles dans ce Centre d’échange d’information pour adapter ou élaborer les cadres et les pratiques informées qui fonctionnent dans un espace d’apprentissage en particulier. Vous pouvez partager vos expériences et les enseignements que vous en avez tirés avec la communauté grandissante du Centre d’échange d’information. En fait, vous êtes peut-être déjà en train d’utiliser le patrimoine culturel immatériel dans votre classe et vos résultats de recherche ou vos outils pédagogiques peuvent contribuer au nouveau corpus de travaux hébergé par le Centre d’échange d’information.

Parcourir le Centre d’échange d’information en quête des projects et d’outils à même de vous aider à intégrer le PCI dans les programmes existants.

Qu’est-ce qui différencie « l’enseignement sur le patrimoine culturel immatériel » de « l’enseignement avec le patrimoine culturel immatériel » ?

Ces deux approches de l’intégration du patrimoine culturel immatériel dans l’éducation formelle et non formelle peuvent faciliter la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel et améliorer la pertinence et la qualité de l’éducation. Pourtant, elles diffèrent. Dans l’enseignement sur le patrimoine culturel immatériel, les élèves étudient une expression du patrimoine vivant en particulier, l’objectif étant de mieux la connaître et la comprendre. Dans ce cas, l’accent peut porter sur la transmission de savoir-faire ou de connaissances spécifiques, par exemple dans un programme de formation professionnelle en particulier. A contrario, l’enseignement avec le patrimoine culturel immatériel vise à nourrir le processus d’enseignement-apprentissage en s’assurant qu’il soit fondé sur le patrimoine culturel immatériel des apprenants. Ceci permet de reconnaitre la valeur des pédagogies et des connaissances qui sont liées à ce patrimoine et de les intégrer dans un large éventail de matières, comme les langues, la chimie, l’éducation physique, les études sociales, les mathématiques, etc.. Ce faisant, le contenu de l’apprentissage est étroitement lié à la vie des apprenants et devient ainsi plus intéressant, significatif et pertinent pour eux et leurs familles, ce qui favorise la contextualisation de l’apprentissage et le dialogue entre différentes formes de connaissances.

Les deux approches peuvent potentiellement renforcer la transmission du patrimoine culturel immatériel en général car dans les deux cas, les élèves apprennent à réfléchir non seulement sur leur propre patrimoine vivant et à le respecter mais aussi à en faire autant pour celui des autres. En effet, les études sur une éducation de qualité suggèrent que les élèves apprennent et retiennent mieux les connaissances lorsque leur contenu est lié à des savoirs préalables ou quand il permet d’établir un lien personnel. Intégrer le patrimoine culturel immatériel local dans les classes en enseignant sur le patrimoine vivant ou avec le patrimoine vivant peut faciliter ces deux aspects de l’apprentissage effectif en activant des connaissances préalables et en rencontrant un écho plus profond auprès des élèves.

Notre école enseigne déjà l’histoire, en quoi le patrimoine culturel immatériel est-il différent ?

L’histoire offre aux élèves l’opportunité de découvrir des événements, des environnements et des sociétés passés grâce à des preuves documentaires et des recherches secondaires. Même si le patrimoine culturel immatériel est un héritage du passé, il est contemporain car il est un « patrimoine vivant » inhérent aux vies des membres des communautés aujourd’hui. Tandis qu’un événement historique s’est produit et appartient au passé, une expression vivante continue d’être pratiquée ou racontée encore aujourd’hui. Ainsi, le patrimoine culturel immatériel est dynamique et évolue souvent au fil du temps en réaction à un nouveau contexte social ou à un nouvel environnement. Le patrimoine culturel immatériel peut être relié à des faits historiques. Il peut alors expliquer, rappeler, guérir, entre autres, des événements historiques qui ont marqué les communautés en rapport avec ce patrimoine. En outre, l’intégration du patrimoine culturel immatériel dans l’éducation peut offrir aux élèves un vecteur effectif d’apprentissage des savoir-faire et réalisations culturelles des générations qui les ont précédés directement par l’intermédiaire de détenteurs d’une culture vivante ou en participant à des traditions vivantes. Le patrimoine culturel immatériel peut ainsi compléter et enrichir les programmes d’histoire existants pour mieux connecter le présent au passé et comprendre son impact sur le monde d’aujourd’hui.

En quoi l’intégration du patrimoine culturel immatériel dans l’éducation peut-elle contribuer au développement économique ?

En plus de contribuer à atteindre l’Objectif de développement durable n 4 de l’Agenda 2030 des Nations unies en vue d’assurer une éducation de qualité, l’intégration du patrimoine culturel immatériel dans l’enseignement et la formation techniques et professionnels (EFTP) peut aider à la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel tout en stimulant l’emploi et en promouvant une croissance économique durable. Les programmes de l’EFTP qui incorporent le patrimoine culturel immatériel peuvent potentiellement soutenir des moyens d’existence et ainsi rendre les communautés autonomes, en particulier les groupes marginalisés, les femmes et les habitants des zones rurales. Ces programmes peuvent sensibiliser le public au patrimoine culturel immatériel tout en offrant de nouvelles opportunités économiques aux artisans et aux artistes traditionnels.

Top