Date
01/01/1999 - 18/04/2024
Pays
Ghana

Le séminaire a été organisé à Accra en janvier 1999. Des représentants de dix-sept pays y ont pris part. Vingt-sept des quarante pays qui ont reçu le questionnaire ont envoyé des réponses, ce qui a permis d’avoir un bon aperçu de la manière dont la Recommandation a été mise en application dans la région. Les rapports-pays ont ajouté un complément d’informations.

Le séminaire a passé en revue la manière dont le contenu de la culture traditionnelle et du folklore est compris. Celui-ci visait à identifier les facteurs qui avaient soutenu la culture traditionnelle dans le passé et qui ne sont plus. De toute évidence, très peu d’efforts ont été entrepris pour appliquer la Recommandation hormis les mesures prises après l’indépendance par les nouveaux Etats. Le constat était que les gouvernements n’ont eu recours à ce patrimoine que dans le cadre de stratégies de renforcement des nations et de promotion d’une identité culturelle. Le rôle des institutions et des médias a été évoqué. L’absence généralisée de coordination, de collections systématiques, de politiques culturelles nationales, de ressources et d’effectifs était qualifiée de grave. Cette situation est fâcheuse étant donné ce que les cultures orales peuvent apporter à la construction et à la reconstruction des cultures africaines contemporaines conformément au principe de faire du passé une partie du présent.

Pour les actions futures, la sauvegarde de la culture traditionnelle devrait être comprise sous l’angle des réalités quotidiennes des pays africains et non l’angle académique qu’incarne la Recommandation. La nécessité d’avoir un manuel sur le folklore à l’usage des enseignants locaux a fait l’objet d’une discussion. L’utilisation de techniques anthropologiques pour la collecte d’informations par les populations locales lettrées a aussi été envisagée. Le début du vingtième siècle en Afrique révèle des exemples d’une telle approche. En outre de la nécessité d’une action urgente dans la collecte d’informations sur les cultures traditionnelles, on a aussi mis l’accent sur celle de revitaliser les cultures en vue de contrecarrer les vestiges du colonialisme.

Un thème majeur du séminaire était celui de réintégrer la culture traditionnelle dans la vie moderne et de la partager avec la communauté internationale afin de montrer à celle-ci le contexte culturel de la musique et de la danse africaines déjà adoptées de par le monde.

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