Rapport périodique sur la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel

La Convention précise dans son Article 29 que les États parties présentent au Comité des rapports sur les dispositions législatives, réglementaires ou autres prises pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel sur leurs territoires. Cette page présente les rapports périodiques et les échéances pour un pays : Croatie (voir la situation de tous les États parties).

Les rapports périodiques permettent aux États parties d’évaluer leur mise en œuvre de la Convention et leurs capacités de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, de faire rapport sur leurs inventaires du patrimoine culturel immatériel, et de mettre à jour le statut des éléments inscrits sur la Liste représentative.

Quand des éléments sont inscrits sur la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente, l’État partie soumissionnaire s’engage à prendre des mesures de sauvegarde visant à renforcer la viabilité du patrimoine concerné. Quatre ans après l’inscription, l’État partie fait rapport au Comité sur la situation actuelle de l’élément, sur l’efficacité des mesures de sauvegarde mises en œuvre, ainsi que sur les défis rencontrés.


Sur la mise en œuvre de la Convention

Chaque État partie soumet son rapport périodique au Comité avant le 15 décembre de la sixième année suivant la date à laquelle il a déposé son instrument de ratification, d’acceptation ou d’approbation, et tous les six ans par la suite.

Rapport soumis le 15/12/2017 et examiné par le Comité en 2018

Résumé

Le patrimoine culturel immatériel de la Croatie fait l’objet d’une sauvegarde permanente grâce aux efforts de ses détenteurs, de diverses associations, d’ONG, et d’institutions gouvernementales, scientifiques et professionnelles.
Depuis 1999, année de l’adoption de la Loi sur la protection et la préservation des biens culturels, la Croatie a inscrit plusieurs éléments de son patrimoine immatériel sur son Registre national des biens culturels. Cette loi stipule que :
« Le patrimoine culturel immatériel peut revêtir différentes formes et s’appliquer à diverses sources de créativité spirituelle transmises d’une génération à l’autre ou à travers d’autres méthodes. Il peut notamment s’agir de :

  • langues, dialectes, idiomes et toponymes, ainsi que tout type de littérature orale ;
  • créativité folklorique dans les domaines de la musique, de la danse, des traditions, des jeux, des cérémonies, des coutumes, et autres valeurs traditionnelles populaires ;
  • savoir-faire et métiers traditionnels.

Les amendements apportés à la loi, la création d’un département dédié au patrimoine culturel immatériel au sein du ministère de la Culture (Service pour le patrimoine culturel mobilier et immatériel), la création d’une Commission pour le patrimoine culturel immatériel au sein du ministère de la Culture et la ratification de la Convention de 2003 ont largement contribué à une meilleure organisation des activités relatives à la protection et à la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel croate. En 2012, le registre national contenait plus de 100 éléments du PCI inscrits grâce à une étroite coopération entre les détenteurs, les associations de citoyens et les communautés qui ont compilé des textes et collecté les documents nécessaires. Ces inscriptions sur le registre et sur les listes de l’UNESCO ont largement contribué à la visibilité du PCI et au développement de plusieurs projets de sauvegarde en Croatie, mais aussi dans les pays voisins, avec lesquels la Croatie a librement partagé des expériences.
Les mesures adoptées par les communautés et les détenteurs des éléments du PCI inscrits sur les listes prévoient diverses activités pour assurer la transmission directe des connaissances (dans le cadre d’ateliers, de conférences et de travaux individuels), présenter les éléments (lors d’événements locaux, d’expositions, de salons, etc.), documenter les pratiques (vidéos, photos) et publier différents documents (brochures, livres, pages Internet).
Le ministère de la Culture – par l’intermédiaire de ses départements de conservation répartis sur l’ensemble du territoire, conformément à la division administrative du pays – entretient des contacts directs avec des individus associés au patrimoine culturel immatériel dans certaines régions. Ces contacts sont facilités par le fait que les membres de ces départements sont natifs de ces régions et sont souvent eux-mêmes détenteurs de certaines traditions. Les détenteurs et les communautés ont donc pleinement participé à la préparation de ce rapport, en établissant une coopération avec des experts et un contact direct avec le ministère de la Culture, où toutes les informations ont été rassemblées. Les détenteurs sont fiers que leurs biens aient été inscrits sur le registre national et sur les listes de l’UNESCO. Cela les a encouragés à améliorer et à poursuivre la transmission de leurs traditions, et leur a fait prendre conscience qu’ils ont un rôle à jouer dans la sauvegarde ; ils sont donc toujours prêts à coopérer et ont eux-mêmes entrepris des projets et le recensement du patrimoine immatériel. Le patrimoine immatériel est de plus en plus souvent pris en compte dans les programmes et plans stratégiques locaux et nationaux (culture et tourisme, soutien à l’artisanat, stimulation de la créativité et de nouvelles idées sur les valeurs et les savoir-faire traditionnels) et de nombreuses actions de sensibilisation au patrimoine immatériel sont entreprises (festivals, expositions, ateliers, sensibilisation dans les écoles et les universités, recherches, diffusion d’informations dans les médias et sur Internet).

Rapport soumis le 15/12/2011 et examiné par le Comité en 2012

Résumé

L’organe central national en charge de la sauvegarde du patrimoine culturel, y compris du patrimoine culturel immatériel, est le Ministère de la Culture et sa Direction de la protection du patrimoine culturel, avec 19 départements locaux de sauvegarde dans toute la Croatie. En 2004, un Service spécialisé en charge du patrimoine mobilier et immatériel a été créé au sein de la Direction du patrimoine culturel. Auparavant, en 2002, un Comité consultatif spécial pour le patrimoine culturel immatériel avait été établi au sein du même Ministère. Ce Comité est composé de sept experts, issus de diverses institutions scientifiques, dont les domaines d’expertise couvrent les différents types de patrimoine immatériel. Son objectif est d’encourager la sauvegarde et la promotion légales et pratiques du patrimoine immatériel tant au niveau national qu’international. Avec la ratification de la Convention de 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, ces évolutions dans la structure administrative ont permis de réaliser des activités plus efficaces et mieux organisées en faveur de la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel en République de Croatie.
La formation à la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel est principalement dispensée dans les universités et instituts, parmi lesquels on peut citer l’Institut d’ethnologie et de recherche folklorique ainsi que le Département d’ethnologie de l’Université de Zagreb et celui d’anthropologie culturelle de l’Université de Zadar. Dans le cadre de ses activités de recherche et d’enseignement, le Congrès culturel croate organise des cours et des séminaires de formation complémentaire et de renforcement des capacités pour les experts-responsables d’associations culturelles amateurs (directeurs de chœurs, directeurs de compagnies de danse, etc.) en dispensant des cours sur des sujets liés à la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel. Des musées (en particulier les Musées ethnographiques de Zagreb, Pazin et Split, les Musées de Slavonia Osijek et le Centre de la culture immatérielle au Musée ethnographique d’Istrie) et des centres culturels proposent également d’importants services de formation.
Ces mêmes institutions sont responsables de la documentation du patrimoine culturel immatériel qui est généralement mise à disposition des visiteurs après qu’ils en ont fait la demande à l’avance. Un Centre de référence du patrimoine culturel immatériel est en cours de création. Son objectif est de rassembler toutes les institutions présentes en Croatie et de coopérer avec les institutions étrangères qui conservent des éléments de documentation ou du matériel et des informations scientifiques pertinents. Cela constituera une ressource d’une grande valeur pour les chercheurs, les étudiants, les artistes, les enseignants, les employés du tourisme, les communautés locales, les associations culturelles, les associations touristiques, le monde local des affaires, etc.
L’inventaire du patrimoine culturel immatériel est dressé dans le cadre d’un inventaire exhaustif du patrimoine : le Registre des biens culturels de la République de Croatie. La Loi de 1999 sur la protection et la préservation des biens culturels définit le patrimoine culturel immatériel comme comprenant « une variété de formes et de phénomènes créés par l’esprit » transmis de générations en générations ou par d’autres méthodes. Le Registre des biens culturels est constitué de trois listes : la Liste des biens culturels inscrits (107 éléments du PCI) ; la Liste des biens culturels d’importance nationale ; et la Liste des biens culturels placés sous protection préventive (six éléments du PCI). La procédure d’inscription consiste en une demande d’inscription initiale (généralement soumise par la communauté locale et des organisations non gouvernementales) et une évaluation par des experts (le Comité du patrimoine culturel immatériel et différents experts) suivie d’une décision officielle du Ministère de la Culture.
Les critères d’inclusion sont les suivants : l’élément appartient à une ou plusieurs catégories de patrimoine immatériel telles que définies par l’article 9 de la Loi ; l’élément est conforme aux instruments internationaux en matière de droits de l’homme, aux exigences du respect mutuel entre les communautés et est en accord avec le développement durable ; la communauté a identifié l’élément comme faisant partie de son patrimoine culturel ; l’élément procure à la communauté et aux individus un sentiment d’identité et de continuité ; l’élément fait partie de la communauté et est transmis et constamment recréé ; l’élément contribue à la diversité du patrimoine culturel immatériel dans le Registre, il témoigne de la diversité culturelle et de la créativité humaine ; et le consentement de la communauté concernée est accompagné d’une documentation appropriée et de mesures de sauvegarde réalisables. Le degré de participation de la communauté et des organisations non gouvernementales est élevé. Lors de l’évaluation des éléments à inclure dans le Registre, le Comité consulte étroitement les communautés concernées et les détenteurs coopèrent avec les experts dans le travail de recherche sur un élément particulier lorsque celui-ci est soumis à inclusion dans le Registre. Différents acteurs peuvent participer à la description des éléments du patrimoine culturel immatériel. En outre, l’entrée finale de l’élément est généralement vérifiée par la communauté concernée avant son inclusion dans le Registre. Les organisations non gouvernementales donnent également des descriptions détaillées des éléments, décrivant souvent leur évolution au cours du temps et leur importance pour la communauté.
S’agissant de la promotion de la fonction du patrimoine culturel immatériel dans la société, le Ministère de la Culture coopère activement avec d’autres ministères afin d’intégrer le patrimoine culturel immatériel aux programmes et plans stratégiques locaux et nationaux (culture et tourisme, soutien de l’artisanat, encouragement de la créativité et nouvelles idées sur les valeurs et compétences traditionnelles) dans le but d’assurer leur durabilité. La Stratégie 2011-2015 pour la sauvegarde et l’utilisation commerciale durable du patrimoine culturel de Croatie témoigne également de cette volonté. Cette stratégie est conçue pour réussir à sauvegarder de façon efficace les éléments du patrimoine culturel immatériel tout en encourageant et renforçant leur potentiel commercial à des fins de développement.
De nombreuses actions de sensibilisation sont organisées (festivals, expositions, ateliers, journées portes ouvertes, éducation dans les écoles et universités, recherche, médias, etc.) à destination du grand public et des écoliers en particulier. Les médias (journaux et magazines, radio, télévision et sites web) ont également joué un rôle important dans la sensibilisation du public. La télévision nationale a un service consacré à la « culture populaire » qui réalise des documentaires sur le patrimoine culturel immatériel et explique comment la tradition remplissait certaines fonctions dans le passé et le fait encore également aujourd’hui. Les communautés locales, les associations, les sociétés et les individus diffusent également un grand nombre d’informations sur le patrimoine culturel immatériel sur leurs pages web et leurs blogs.
En ce qui concerne l’éducation, le patrimoine culturel immatériel fait partie des activités extrascolaires avec des ateliers sur le patrimoine culturel immatériel lié à la région dans laquelle se trouve l’école (p. ex. la dentellerie à Lepoglava). Les fabricants de jouets pour enfants organisent également des ateliers en coopération avec les écoles, au cours desquels les enfants travaillent aux cotés des artisans. Des programmes sont proposés par différents organes gouvernementaux, organisations non gouvernementales et experts afin de promouvoir l’artisanat et les arts traditionnels dans des centres communautaires et des centres régionaux répartis sur tout le territoire. Parmi ces programmes on peut citer le Musée du vieux village de Kumrovec (fabrication de jouets en bois et de pain d’épices) et différents ateliers associés à des programmes de sauvegarde (dentellerie, chant ojkanje). Le grand public peut y participer. Les communautés et les détenteurs d’éléments du patrimoine culturel immatériel inscrits participent à la transmission directe des connaissances (dans le cadre d’ateliers, de conférences et de travaux individuels), la présentation du patrimoine culturel immatériel (événements locaux, expositions, participation à des foires, etc.), la documentation des pratiques (vidéos, photos) ainsi qu’à la publication de divers matériels (dépliants, livres et pages web). Des programmes éducatifs sous forme d’ateliers sont également proposés dans les musées, ils sont basés sur les expositions permanentes qui constituent des ressources de connaissances. Dans ce contexte, sont également organisés des présentations et des démonstrations d’artisanat traditionnel lors d’expositions temporaires sur un thème précis (la participation d’un artisan expérimenté est nécessaire) ainsi que des cours pratiques, toujours en présence d’artisans traditionnels.
La coopération bilatérale, sous-régionale, régionale et internationale se concrétise par un certain nombre d’accords avec des pays voisins et les institutions et organisations non gouvernementales qui y opèrent. Ces accords concernent l’échange d’expériences et la promotion de la coopération dans le domaine de la sauvegarde du patrimoine naturel et culturel. En ce qui concerne la coopération bilatérale (communication, travail universitaire, expositions et représentations), la Croatie a accueilli des visites de travail d’experts du patrimoine culturel immatériel des Ministères de la Culture de Bosnie-Herzégovine, de l’ancienne République yougoslave de Macédoine et du Kosovo et d’une institution élue de la République de Slovénie. Durant ces réunions, les problèmes relatifs à la préparation des formulaires de candidature et les connaissances et informations nouvelles acquises à l’occasion d’inscriptions du patrimoine culturel immatériel ont été échangés. La coopération régionale s’est également concrétisée par la participation de représentants du Ministère croate de la Culture au Séminaire d’experts de l’Europe du Sud-Est sur le patrimoine culturel immatériel et l’implication active dans le centre de catégorie 2 pour la région de l’Europe du Sud-Est en Bulgarie.
La Croatie fait ici rapport sur neuf éléments inscrits dur la Liste représentative, à savoir : la marche des sonneurs de cloches du carnaval annuel de la région de Kastav (2009) ; la fête de saint Blaise, saint patron de Dubrovnik (2009) ; la dentellerie en Croatie (2009) ; la procession de printemps des Ljelje/Kraljice (ou reines) de Gorjani (2009) ; la fabrication traditionnelle de jouets en bois pour enfants à Hrvatsko Zagorje (2009) ; le chant et la musique à deux voies dans la gamme istrienne (2009) ; l’art du pain d’épices dans la Croatie du Nord (2010) ; et le Sinjkska Alka, un tournoi de chevalerie à Sinj (2010).
Une des caractéristiques notables du patrimoine culturel immatériel en Croatie est le rôle central joué par les associations de praticiens (dont les Confréries et l’Assemblée générale de la Société chevaleresque de l’Alka) dans sa sauvegarde et sa viabilité continue. De telles associations agissent en coopération avec les municipalités locales, les musées, l’Église et les couvents bénédictins, les institutions d’éducation, les entreprises privées et les organisations de promotion touristique. Les éléments du patrimoine culturel immatériel de Croatie témoignent également des conséquences liées à l’inscription. Celle-ci a, par exemple, permis à l’artisanat de la fabrication du pain d’épices de bénéficier d’un meilleur statut social, ce qui a encouragé les détenteurs à travailler plus puisque le public a fait preuve d’un intérêt accru pour leurs produits, leurs gammes et leurs points de vente. Dans le cas des Kraljice de Gorjani, l’inscription a considérablement accru la reconnaissance par la communauté locale de la valeur de cet élément du patrimoine culturel immatériel et a renforcé la participation des résidents à la sauvegarde de cette coutume dans leur environnement. Toutefois, il existe des problèmes. La viabilité de la tradition de la dentellerie fait face à des difficultés pour sauvegarder sa production (en faisant la distinction entre de piètres copies et des dentelles originales de haute qualité) et trouver les marchés adéquats. Une protection partielle des dentelles a été obtenue en créant un label d’authenticité et en mettant en avant leur origine géographique. Le plus grand problème auquel est confronté l’élément des Kraljice est que l’association culturelle, détentrice de la tradition, ne dispose pas de lieu adapté pour pratiquer l’élément et s’entrainer ainsi que pour stocker et protéger ses costumes et instruments, et ce, bien que la Municipalité de Gorjani ait mis à sa disposition un ancien moulin qui pourrait être rénové à cette fin.

Sur des éléments de la liste de sauvegarde urgente

Les rapports sur chaque élément inscrit sur la Liste de sauvegarde urgente sont soumis par l’État partie le 15 décembre de la quatrième année suivant celle durant laquelle un élément a été inscrit, et tous les quatre ans par la suite.

Le chant Ojkanje, inscrit en 2010

Pour accéder à la description de cet élément, au dossier original (formulaire, consentement des communautés, photos et vidéo) et à la décision d’inscription, voir la page dédiée.

Un rapport sera à soumettre pour le 15/12/2022

Rapport soumis le 15/12/2018 et examiné par le Comité en 2019

Résumé

bientôt disponible

Rapport soumis le 15/12/2014 et examiné par le Comité en 2015

Résumé

Ojkanje singing is a type of traditional vocal music performed by at least two singers and characterized by a distinctive voice-shaking technique achieved ‘from the throat’. Practiced in the Dinaric region of the Dalmatian hinterland, this free beat singing style is a popular practice in the local community and individual tradition bearers are respected members of their communities. Ojkanje owes its survival to organized groups of local tradition bearers who continue to transmit the skills and knowledge, representing their villages at various festivals in Croatia. This musical idiom remains an important factor in shaping the cultural identity of the local communities.

Effectiveness of the safeguarding plan

Under the responsibility of the Ministry of Culture and with the active participation of cultural associations and bearers, the following safeguarding measures that aim to revitalise and safeguard Ojkanje singing have been implemented: (i) research and documentation of the element in close collaboration between practitioners and other stakeholders; (ii) identification of and support to tradition bearers for the transmission of their knowledge to young people; (iii) enhancement of oral transmission methods with audio and video recordings; (iv) promotion of Ojkanje singing through new regional and local festivals, exhibitions, public meetings, interactive media and public performances by organized music and dance and informal groups; (v) support to Ojkanje singing through state- and local government-led development and cultural programmes; (vi) teaching of Ojkanje singing as an extra-curricular subject in a primary school; (vii) and the preparation of a television documentary on the element. Some local tourism offices have also organized festivals and performances by traditional singers, especially for foreign tourists.

The report shows some evidence of a reinvigoration of informal transmission from elders to youth and through organized dance groups in Dalmatian villages. According to the report submitted by the State Party, implementation of the safeguarding measures have led to greater recognition and respect from local communities for the practice of Ojkanje singing and its surviving bearers, whose performances act as teaching models for young people; provision of several different forms of transmission; and increased involvement of all recorded bearers and cultural associations in knowledge transmission. The report notes a significant increase of interest among young people in learning Ojkanje singing and safeguarding the tradition. Quality and range of documentation, particularly with audio and video recordings of the practice, has also improved. Furthermore, a substantial increase in the allocation of public funds has been observed at the local level to subsidise safeguarding activities. It should be noted that, in addition to state funding, promotional events and performances also receive funds from local and regional self-government units, donations, sponsorship and tourism associations.

Community participation

Bearers, associations and local music and dance groups are central to ensuring the continued practice and transmission of this element. Individual tradition bearers are celebrated in their communities and active in transmitting the element. The key to sustaining this tradition are the activities of the cultural associations which present traditional Ojkanje singing, who are supported by the attribution of adequate financial resources. These associations provide learning opportunities from older, more experienced singers and through various media (audio and video recordings). The enthusiasm of the tradition bearers is a very important factor in safeguarding Ojkanje singing and it is reported that they often use their personal resources to finance activities. Although the present report was compiled by the Conservation Department of the Ministry of Culture in five of the cities, it was prepared with the full support of local communities, administrations and competent institutions. All known bearers (mostly through cultural clubs) helped to compile the data and supply details by email to the aforementioned Department.

Viability and current risks

In the past, Ojkanje singing was solely learnt through intergenerational oral transmission and constituted a vehicle for communication, narration and transmission of oral history and culture. Nowadays, tradition bearers are mainly elderly and the homogenized lifestyle prevailing in rural regions acts as an impediment to young people learning this form of singing. Furthermore, former functions of this type of singing have been transformed, with presentation and performance becoming the main focus. Formal or semi-formal performances have mostly replaced the traditional improvised genre. As stated in the report, associations and communities continue to safeguard the practice of Ojkanje singing by adapting it to modern lifestyles and providing organised ways of transmission. However, increasing loss of the social function of the element where Ojkanje used to be sung in many contexts regarding family and community life, continues to hinder transmission of the practice to new generations.

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