Lancement d'un projet triennal pour la sauvegarde du patrimoine vivant en cas d'urgence dans les Petits États insulaires en développement (PEID) du Pacifique et des Caraïbes

Jeunes femmes dansant le Lakalaka, danses et discours chantés de Tonga, inscrit en 2008.
Jeunes femmes dansant le Lakalaka, danses et discours chantés de Tonga, inscrit en 2008.
© Torsten Blackwood/AFP

Les 7 et 8 avril, un atelier interrégional a été organisé pour lancer le projet “Renforcement des capacités pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel en cas d’urgence dans les Petits États Insulaires en Développement (PEID) du Pacifique et des Caraïbes”.

Plus que jamais, le changement climatique présente des défis uniques pour les PEID et ses impacts sont exacerbés dans les régions des Caraïbes et du Pacifique. Ce projet, généreusement financé par le Fonds-en-dépôts japonais, apportera donc un soutien opportun aux communautés afin qu’elles puissent mobiliser leur patrimoine vivant pour se préparer, répondre et se remettre des catastrophes naturelles.

Organisé en coopération avec le Bureau multipays de l’UNESCO pour les Caraïbes à Kingston (Jamaïque) et le Bureau de l’UNESCO pour les États du Pacifique à Apia (Samoa), l’objectif de l’atelier était de réunir les principales parties prenantes des Bahamas, du Belize, de Fidji, des Tonga et du Vanuatu, afin de parvenir à une compréhension commune de l’importance de la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel dans les situations d’urgence, et notamment de son intégration dans les stratégies de réduction des risques de catastrophes.

Le projet “Renforcement des capacités pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel dans les situations d’urgence dans les petits États insulaires en développement (PEID) du Pacifique et des Caraïbes” répond directement aux besoins identifiés dans le cadre des modalités d’action accélérées des petits États insulaires en développement (SAMOA Pathway), un programme d’action international pour les PEID élaboré par les Nations unies.

L’atelier a été l’occasion de présenter aux participants les concepts clés liant la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel (PCI) et la réduction des risques de catastrophes (RRC), ainsi que les principes et modalités opérationnels pour la sauvegarde du PCI dans les situations d’urgence, qui soulignent le double rôle que joue le patrimoine vivant dans les situations d’urgence : d’une part, vulnérable aux catastrophes, d’autre part, une ressource pour aider à les atténuer. La table ronde a rassemblé des acteurs du PCI et des responsables des bureaux nationaux de gestion des catastrophes (NDMO) des cinq PEID pour partager leurs expériences et leurs points de vue sur les contextes spécifiques des pays en matière de sauvegarde du PCI et de RRC.

En outre, grâce à son approche de renforcement des capacités, le projet servira de modèle dans d’autres PEID et pays sujets à des catastrophes naturelles. En mettant l’accent sur l’apprentissage entre pairs et l’échange entre les PEID, le projet contribuera à l’établissement d’un réseau dédié à la sauvegarde du patrimoine vivant et à la réduction des risques de catastrophes dans le contexte interrégional, favorisant la coopération Sud-Sud.

Visitez notre page web pour en savoir plus sur le patrimoine vivant dans les situations d’urgence et lisez notre brochure thématique en anglais|français|espagnol.

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