Rapport périodique sur la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel

La Convention précise dans son Article 29 que les États parties présentent au Comité des rapports sur les dispositions législatives, réglementaires ou autres prises pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel sur leurs territoires. Cette page présente les rapports périodiques et les échéances pour un pays : République dominicaine (voir la situation de tous les États parties).

Les rapports périodiques permettent aux États parties d’évaluer leur mise en œuvre de la Convention et leurs capacités de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, de faire rapport sur leurs inventaires du patrimoine culturel immatériel, et de mettre à jour le statut des éléments inscrits sur la Liste représentative.


Sur la mise en œuvre de la Convention

Chaque État partie soumet son rapport périodique au Comité avant le 15 décembre de la sixième année suivant la date à laquelle il a déposé son instrument de ratification, d’acceptation ou d’approbation, et tous les six ans par la suite.

Rapport soumis le 15/12/2014 et examiné par le Comité en 2015 (dû originellement au 15/12/2012)

Résumé

En 2008, la République populaire démocratique de Corée (RPDC) a ratifié la Convention de 2003, et plusieurs agences de l’État, notamment le Ministère de la culture, le Ministère de la santé publique et la Commission de l’éducation sont les organes compétents pour l’identification et la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel. L’Autorité nationale pour la protection du patrimoine culturel (ANPPC) est le principal organe de mise en œuvre au sein duquel un service permanent pour le patrimoine culturel immatériel a été créé en 2012. En 2013, des comités non-permanents de protection du patrimoine national ont été créés au niveau national, provincial et des comtés. En termes de développement législatif, la loi préexistante a été révisée, complétée et à nouveau adoptée en août 2012 en tant que Loi sur la protection du patrimoine culturel, afin de mieux refléter les exigences de la Convention de 2003.
L’Université Kim Il Sung et l’Université des sciences sociales dispensent une formation aux spécialistes de la gestion du patrimoine culturel immatériel à travers leurs cours de quatre ou cinq ans sur le folklore qui comprennent la formation sur le terrain sous la direction de praticiens, et la formation à la méthodologie de la documentation et au développement de logiciels. L’Académie de médecine Koryo, l’Académie des sciences sociales et le Mansudae Art Studio sont parmi les institutions qui accordent une attention particulière et un soutien à la transmission continue d’éléments par les détenteurs de tradition.
La documentation était précédemment gérée par le Musée du folklore coréen et l’Académie des sciences sociales. Sous la coordination de l’ANPPC, le Musée central d’histoire coréenne, les musées d’histoire locale, l’Académie des sciences sociales, l’Académie de médecine Koryo, l’Association des cuisiniers de Corée et d’autres institutions connexes se chargent désormais de la documentation des éléments du patrimoine culturel immatériel. L’ANPPC dispense des conseils et assure que la documentation et la mise à jour de l’information soient réalisées sur une base annuelle par les institutions. Les organes concernés sont encouragés à construire des bases de données des éléments du patrimoine culturel immatériel, tout en respectant les droits de propriété intellectuelle, y compris le droit des logiciels et le droit d’auteur ainsi que le consentement des communautés, groupes et individus concernés. En outre, la mise en place de bibliothèques numériques dans les capitales provinciales, les établissements d’enseignement et les établissements industriels sont également encouragés et l’accès aux bases de données des institutions et des bibliothèques de documentation, y compris la Grande maison d’étude du peuple, est facilité.
Il existe deux types d’inventaires du patrimoine culturel immatériel : l’Inventaire du patrimoine culturel immatériel national et divers inventaires du patrimoine culturel immatériel local. Alors que le premier est géré par l’ANPPC, ceux-ci sont gérés par chaque gouvernement local. Ainsi, des éléments ayant des caractéristiques similaires peuvent être inclus dans plus d’un inventaire local ainsi que dans l’inventaire national. L’inventaire est dressé plus d’une fois par an, en étroite coopération avec l’ANPPC et les entités et gouvernements locaux. Après les demandes soumises à l’ANPPC par les institutions, les entreprises, les organisations et les individus, les experts mènent des enquêtes de terrain sur l’élément et le Comité non-permanent de délibération du patrimoine culturel immatériel décide d’inclure, ou non, l’élément à l’inventaire. L’importance est donnée à la viabilité de l’élément comme un patrimoine vivant et une entrée doit indiquer les articles clés des mesures gouvernementales, les rôles joués par les communautés, les groupes et les individus et les autres mesures de sauvegarde. La mise à jour est effectuée au moins tous les trois ans, tandis que l’ANPPC procède au suivi de l’état et de la viabilité des éléments inventoriés au moins deux fois par an. L’identification, la définition et l’inclusion d’éléments dans les inventaires sont réalisées après une étroite consultation des communautés, groupes et individus concernés, avec leur consentement préalable et éclairé et la plus large participation possible. Des informations sur l’inventaire sont accessibles via les réseaux de diffusion, y compris les bibliothèques et les réseaux informatiques, ce qui aide les experts et le public dans leurs activités scolaires ou récréatives.
L’ANPPC développe et met en œuvre des plans de sauvegarde annuels pour le patrimoine culturel immatériel. Les points clés du plan 2014 étaient : l’amélioration du mécanisme de sauvegarde à tous les niveaux ; le renforcement des capacités des experts locaux dans sa gestion ; le renforcement des capacités pour la transmission ; et l’assistance pour sa promotion et diffusion dans les zones locales. La recherche scientifique est menée par l’Agence de préservation nationale coréenne du patrimoine et l’Agence nationale d’échange des technologies d’informations sur le patrimoine en étroite coopération avec d’autres institutions de recherche scientifique dans de nombreux domaines sociaux, y compris l’éducation, la culture et les arts, les sports, la santé publique, le costume national, la cuisine traditionnelle et l’artisanat. L’accès aux résultats des recherches est limité afin de respecter les règles coutumières qui régissent l’accès à des aspects spécifiques d’un élément et son utilisation par d’autres doit être strictement basée sur le consentement préalable des communautés concernées.
La sensibilisation du public afin de promouvoir l’intérêt social et la plus ample participation possible des populations sont des objectifs de sauvegarde importants. Les médias, tel que requis par la loi précitée, présentent régulièrement des éléments du patrimoine culturel immatériel et l’ANPPC favorise la présentation et la diffusion des questions relatives à la sauvegarde, y compris leurs fonctions sociales et culturelles et leur viabilité, à travers les médias. L’ANPPC fournit également une aide active pour l’organisation d’expositions, festivals, spectacles et performances artistiques, tels que le « Festival national d’art traditionnel », le « Festival national traditionnel de l’alimentation », le « Spectacle des costumes traditionnels » et le « Grand Prix national du bœuf du combat de Ssirum » a lieu chaque année à l’occasion du « Chusok » (jour de la « lune de la récolte »). Les experts, y compris les détenteurs de traditions, praticiens, professeurs et chercheurs proposent également des conférences sur le patrimoine culturel immatériel à la Grande maison d’étude du peuple, dans d’autres institutions et entreprises, ainsi que des conférences en ligne.
Les programmes éducatifs visant à garantir une meilleure compréhension du patrimoine culturel immatériel sont fournis dans les établissements d’enseignement à tous les niveaux, avec des cours pertinents dispensés dans les écoles primaires, les collèges et les lycées. Dans les universités, l’enseignement et la recherche sur le folklore et l’histoire comprennent des conférences sur le patrimoine culturel immatériel dans le but de former des experts en patrimoine. Les universités intègrent également les différents aspects d’éléments connexes dans leurs programmes, y compris leur concept et origine, leur spécification et transmission, leurs fonctions sociales et culturelles ainsi que leur sauvegarde. Des cours régionaux de formation sont organisés pour le grand public au niveau national et local, tandis que la transmission informelle est principalement assurée par les détenteurs de traditions. Les autorités de l’État tentent d’associer des moyens informels de transmission aux moyens formels en impliquant des établissements d’enseignement et de recherche aux travaux d’experts à tous les niveaux.
Tous les types de médias et de programmes éducatifs associent le patrimoine culturel immatériel aux espaces naturels et aux lieux de mémoire comme les espaces culturels dans lesquels ce patrimoine existe en tant que patrimoine vivant, afin de protéger les deux aspects. Ceci est renforcé par des représentations artistiques traditionnelles dans les zones rurales et par le « Festival biennal d’art populaire du printemps d’avril ».
S’agissant de la coopération bilatérale, sous-régionale, régionale et internationale, depuis sa ratification de la Convention de 2003, la République populaire démocratique de Corée a organisé deux cycles d’activités de renforcement des capacités en 2009 et 2012 dans le cadre de la stratégie de renforcement des capacités de l’UNESCO. Ces ateliers ont marqué un moment important dans la promotion de la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel et l’acquisition d’expérience et d’expertise en République populaire démocratique de Corée pour la mise en œuvre efficace de la Convention de 2003.
Le chant traditionnel Arirang dans la République populaire démocratique de Corée a été inscrit en novembre 2014 sur la Liste représentative, et la République populaire démocratique de Corée devra faire état de cet élément dans son prochain rapport.

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