Rapport périodique sur la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel

La Convention précise dans son Article 29 que les États parties présentent au Comité des rapports sur les dispositions législatives, réglementaires ou autres prises pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel sur leurs territoires. Cette page présente les rapports périodiques et les échéances pour un pays : Jamaïque (voir la situation de tous les États parties).

Les rapports périodiques permettent aux États parties d’évaluer leur mise en œuvre de la Convention et leurs capacités de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, de faire rapport sur leurs inventaires du patrimoine culturel immatériel, et de mettre à jour le statut des éléments inscrits sur la Liste représentative.


Sur la mise en œuvre de la Convention

Chaque État partie soumet son rapport périodique au Comité avant le 15 décembre de la sixième année suivant la date à laquelle il a déposé son instrument de ratification, d’acceptation ou d’approbation, et tous les six ans par la suite.

Rapport soumis le 15/12/2017 et examiné par le Comité en 2018 (dû originellement au 15/12/2016)

Résumé

En tant qu’État partie à la Convention de 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, la Jamaïque a mis en adéquation ses activités de longue date sur son PCI riche et divers – en particulier dans les domaines de la recherche, de la documentation (travail d’inventaire, notamment) et de la diffusion – avec les articles de la Convention et les Directives opérationnelles relatives à sa mise en œuvre. Dans ce contexte, « Les traditions des Marrons de Moore Town » ont été inscrites sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel en 2008. L’African Caribbean Institute of Jamaica/Jamaica Memory Bank (ACIJ/JMB) – une branche de l’Institute of Jamaica directement responsable des travaux de recherche, de documentation et d’inventaire du patrimoine culturel immatériel du pays – a été désigné point focal national pour la mise en œuvre de la Convention. L’État partie a mis en place des structures, des programmes et des mesures pour la reconnaissance et la sauvegarde du patrimoine culturel du pays, et s’efforce de les améliorer et de les actualiser de façon à les aligner sur les meilleures pratiques actuellement adoptées en matière de reconnaissance, de protection et de préservation du patrimoine culturel. La Jamaïque s’emploie notamment à revoir et à mettre à jour sa politique culturelle nationale. La reconnaissance explicite du patrimoine culturel immatériel et les initiatives stratégiques qui en découlent pour assurer sa sauvegarde sont deux aspects importants de cet exercice de mise à jour. Ce processus est presque terminé. Lorsque ce sera le cas, il servira à guider officiellement, à légitimer et à promouvoir les meilleures pratiques existantes. La Jamaïque est néanmoins dotée d’un système opérationnel efficace pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, visible dans le travail de l’African Caribbean Institute of Jamaica/Jamaica Memory Bank qui opère de concert et en consultation permanente avec les différentes parties prenantes (groupes et communautés) de l’ensemble du pays. Le soutien fourni par l’UNESCO dans le cadre de plusieurs initiatives relatives au PCI a largement facilité ce projet. L’inscription des traditions des Marrons de Moore Town a donné lieu à un projet en plusieurs étapes, mené par l’ACIJ/JMB et financé par le fonds-en-dépôt norvégien, afin de renforcer les efforts actuellement déployés pour sauvegarder le PCI de cette communauté.
Une fois ce projet achevé, la communauté de Moore Town a participé à deux ateliers de renforcement des capacités organisés en 2013 par l’ACIJ/JMB, soutenus par l’UNESCO et financés par le fonds-en-dépôt japonais, pour contribuer à la mise en œuvre de la Convention. Ces interventions ont d’abord permis de former la communauté des Marrons de Moore Town, puis un groupe plus large de parties prenantes, au travail de documentation et d’inventaire des éléments du PCI, et ont favorisé une meilleure prise de conscience de la richesse et de la diversité socio-culturelles de la Jamaïque. Les résultats attendus incluent non seulement une plus large participation de la communauté à la sauvegarde des éléments du PCI existants, mais aussi une sensibilisation de la population à l’importance du PCI jamaïcain et à son rôle dans la construction de la nation.

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