9 août : l'Entité du patrimoine vivant célèbre la Journée internationale des peuples autochtones

  • 4 août 2021
La tradition orale des Mapoyos et ses points de référence symboliques sur le territoire ancestral englobent un corpus narratif constituant la mémoire collective du peuple mapoyo.
La tradition orale des Mapoyos et ses points de référence symboliques sur le territoire ancestral englobent un corpus narratif constituant la mémoire collective du peuple mapoyo.
© Centro de la Diversidad, 2013

Les peuples autochtones possèdent un patrimoine vivant riche de diversité, recouvrant notamment des pratiques, des représentations, des expressions, des connaissances et des compétences. Cependant, cette diversité et sa transmission sont aujourd’hui en danger. La pandémie de COVID-19 a en révélé et exacerbé de nombreuses inégalités existantes, touchant de manière disproportionnée des populations du monde entier qui souffraient déjà de pauvreté, de maladie, de discrimination, d’instabilité institutionnelle ou d’insécurité financière. Du point de vue des peuples autochtones, le contraste est encore plus frappant.

Plusieurs réponses à l’enquête menée par l’entité du patrimoine vivant témoignent de l’impact de la pandémie de COVID-19 sur les peuples autochtones. Les peuples indigènes, et en particulier les anciens, sont vulnérables aux risques de la pandémie, avec des implications culturelles importantes pour les communautés concernées. Les aînés autochtones jouent un rôle crucial dans la transmission de leur culture, de leurs connaissances, de leurs valeurs et de leurs langues aux générations futures. D’autre part, les peuples autochtones ont pu solliciter leur patrimoine vivant comme outil de résilience, voire de résistance à la pandémie. Cela met en évidence la nécessité de placer les peuples autochtones au premier plan du nouveau contrat social dans un monde post-pandémique.

L’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé la période 2022-2032 Décennie internationale des langues autochtones (IDIL2022-2032) et a invité l’UNESCO à agir comme agence principale des Nations Unies pour son organisation, en coopération avec le Département des affaires économiques et sociales (UNDESA) et d’autres agences pertinentes, telles que le Haut-Commissariat aux droits de l’homme (HCDH).

Un exemple particulièrement parlant concerne les traditions orales des Amazighs dans les montagnes de l’Atlas au Maroc, qui ont été adaptées pour aider à sensibiliser au COVID-19. La communauté a partagé des versets poétiques et des poèmes pour exprimer ses sentiments sur la pandémie, ainsi que pour encourager les gens à suivre les conseils de santé publique. Cet exemple souligne également l’importance des langues locales et indigènes pour assurer une communication efficace sur le COVID-19.

En Colombie, les anciens du peuple Misak enseignent les techniques agricoles traditionnelles aux jeunes générations, renforçant ainsi les recettes de cuisine traditionnelles, tandis que les Piaroas ont récupéré les graines traditionnelles dans des vergers expérimentaux tout au long de la pandémie. Le peuple Yaruro s’est penché sur la façon de cultiver les palmiers Moriche, qui fournissent une source de nourriture ainsi que du bois pour construire des maisons et des objets d’artisanat à vendre. Ils ont également profité de ce temps pour en apprendre plus sur les histoires traditionnelles liées aux palmiers Moriche et aux mythes qui s’y rapportent.

Pour en savoir plus sur les peuples indigènes, rendez-vous sur notre page web dédiée à cette thématique.

Découvrez des exemples significatifs de l’impact du COVID-19 sur les peuples autochtones et leur résilience dans notre rapport.

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