La tradition de la fabrication des tapis à Tchiprovtsi

Inscrit en 2014 (9.COM) sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité

© Ministry of Culture of the Republic of Bulgaria, 2013

Les kilimi sont des tapis tissés à la main par les femmes de Tchiprovtsi, dans le nord-est de la Bulgarie. La plupart des maisons de la ville disposent d’un métier à tisser manuel vertical, que les femmes utilisent pour fabriquer des tapisseries traditionnellement utilisées comme revêtement de sol. La tisseuse prend plusieurs fils de chaîne de la main gauche, croise le fil de trame dans la chaîne et utilise un petit batteur pour bien serrer le tissage. Les hommes de la ville s’occupent généralement de la production, du traitement et de la teinture de la laine. Les fils teints avec des pigments naturels donnent aux tapis des tons pastel doux, tandis que les colorants chimiques donnent des teintes plus brillantes. Les tapis sont renommés pour leur composition, leurs motifs ornementaux et leurs couleurs. La confection des tapis va de pair avec les croyances, les formules verbales et les pratiques rituelles. Les tisseuses font des prières et des vœux de réussite avant de commencer un nouveau tapis ; elles chantent et racontent des histoires pendant qu’elles travaillent au métier à tisser. Le processus de transmission se fait de mère et grand-mère en fille et petite-fille, souvent lors du travail collectif sur de grands tapis. Le tissage des tapis est profondément ancré dans la vie sociale et culturelle de la population. Les formes d’ornements les plus connues sont reproduites dans toute la communauté et représentent même les armoiries de la ville.

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