Le service d'évaluation et d'audit de l'UNESCO a publié un rapport sur l'évaluation de la Convention de 2003

  • 10 février 2022
Photo of Kuwaiti calligrapher Mr Jassim Meraj
Photo of Kuwaiti calligrapher Mr Jassim Meraj
© Jassim Meraj, Kuweit, 2017

Huit années se sont écoulées depuis la précédente évaluation d’IOS, période au cours de laquelle la Convention de 2003 a non seulement atteint un certain niveau de maturité et a été presque universellement ratifiée, mais a aussi accompli d’importants efforts de réforme. Le moment était donc venu de dresser le bilan des réalisations et des enjeux et d’orienter les actions futures de soutien de l’UNESCO aux États membres dans la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel.

L’objet de la présente évaluation était d’identifier des résultats, des leçons tirées et des recommandations sur la pertinence et l’efficacité des actions de l’UNESCO dans le cadre de la Convention de 2003.

L’évaluation montre que, deuxième plus jeune convention de l’UNESCO pour la culture, la Convention de 2003 est l’une de celles qui a connu le plus de succès, non seulement parce qu’elle a atteint une ratification quasi universelle quinze ans seulement après son entrée en vigueur, mais surtout parce qu’elle a réussi à sensibiliser à la nature distincte et à l’importance du patrimoine culturel immatériel. Les parties prenantes attribuent en grande partie cette réussite au vaste programme de renforcement des capacités de l’UNESCO. Le réseau des facilitateurs, ainsi que des partenaires tels que les Centres de catégorie 2, ont étendu la portée du programme, désormais utilisé dans des nouveaux domaines comme l’éducation et les situations d’urgence. Le mécanisme d’assistance internationale a apporté un soutien financier et technique à près de 40 pays, majoritairement en Afrique, avec quelques résultats significatifs à la clé. Enfin, les États parties sont soutenus dans la collecte de données précieuses sur les mesures de mise en œuvre nationales par le biais du système révisé de rapports périodiques, et guidés par le cadre global de résultats.

Dans le même temps, la Convention a été victime de son propre succès. Notamment, les candidatures multinationales des États parties, les demandes d’assistance internationale, et la fréquence des réunions statutaires s’intensifient. Le Secrétariat n’est pas en mesure de répondre adéquatement à toutes les demandes et a dû donner la priorité au travail statutaire, tout en délivrant des tâches essentielles telles que le renforcement des capacités, les orientations politiques, la gestion et la communication des nombreuses connaissances acquises autour de la Convention. Des décisions stratégiques devront être prises concernant la définition des priorités.

L’évaluation émet 12 recommandations, principalement à l’Entité du patrimoine vivant, et la mise en œuvre de la première recommandation est un préalable aux autres :

  1. Établir des priorités pour l’utilisation des ressources limitées du Secrétariat de la Convention de 2003.
  2. Réfléchir à l’utilisation des données des rapports périodiques et les rendre largement disponibles.
  3. Aborder des domaines thématiques (commercialisation, tourisme…) par une réponse multi-Convention.
  4. Affiner la portée du programme Patrimoine vivant et éducation
  5. Continuer à promouvoir l’assistance internationale au-delà des cercles traditionnels d’experts en PCI.
  6. Renforcer la conception, le suivi et l’établissement de rapports de projet guidés par le cadre global de résultats.
  7. Renforcer le réseau de facilitateurs pour le programme mondial de renforcement des capacités.
  8. Poursuivre l’adaptation du renforcement des capacités à une modalité hybride (formation en ligne et en présentiel).
  9. Élaborer un système de soutien continu aux États parties en matière de rapports périodiques.
  10. Fournir une plateforme de gestion des connaissances du PCI sur les mesures de sauvegarde.
  11. Explorer de nouvelles avenues de communication et de sensibilisation ciblant le public et les jeunes.
  12. Introduire une planification bilatérale et des sessions d’échange régulières avec les Centres de catégorie 2.

Le rapport de l’évaluation est maintenant disponible en anglais et en français.

Pour en savoir plus sur les évaluations, les audits et la gouvernance dans le cadre de la Convention de 2003, visitez la page dédiée .

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