Le savoir-faire de la culture du mastiha à l’île de Chios

   

Votre navigateur n'est pas supporté par cette application. Merci d'utiliser des versions récentes de navigateurs tels que Google Chrome, Firefox, Edge ou Safara pour accéder aux interfaces 'Dive'.

Inscrit en 2014 (9.COM) sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité

© Silas Michalakas, 2011

Le mastiha, résine aromatique qui est extraite de l’arbuste pistacia lentiscus, est cultivé sur l’île de Chios. Le mastiha est renommé depuis longtemps pour ses multiples propriétés et sa culture constitue une occupation familiale qui exige des soins laborieux tout au long de l’année par les hommes et les femmes de tout âge qui participent, à égale mesure, aux différentes étapes. Les hommes s’occupent de la fertilisation naturelle et de l’élagage des branches en hiver, tandis que les femmes, à partir de la mi-juin, balaient, nettoient et nivellent le terrain autour du tronc afin de pouvoir facilement récupérer le mastiha. À partir de juillet, on incise l’écorce du tronc et des branches principales à l’aide d’un outil en fer. Lorsque le mastiha a solidifié, les femmes sélectionnent en premier les plus grosses « larmes », les lavent et les déposent dans des boîtes en bois, dans un endroit frais. Les personnes âgées de la communauté se chargent d’enseigner les techniques d’incision et de récolte du mastiha aux jeunes générations. La culture du mastiha représente un fait social global, autour duquel se sont tissés des réseaux d’entraide et d’alliance. Ces pratiques collectives offrent également l’occasion de perpétuer la mémoire collective, par la narration de vieux contes et histoires.

Top