L’art de la broderie en Palestine, pratiques, compétences, connaissances et rituels

   

Votre navigateur n'est pas supporté par cette application. Merci d'utiliser des versions récentes de navigateurs tels que Google Chrome, Firefox, Edge ou Safara pour accéder aux interfaces 'Dive'.

Inscrit en 2021 (16.COM) sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité

© Rashid Almashharawi, Palestine, 2020 :

L’art de la broderie traditionnelle est largement diffusé en Palestine. Ces broderies étaient à l’origine fabriquées et portées dans les zones rurales. La pratique est désormais courante dans toute la Palestine et chez les membres de la diaspora. Les tenues des villageoises étaient généralement composées d’une longue tunique, d’un pantalon, d’une veste, d’une coiffe et d’un voile. Chacun de ces habits est décoré de toute une variété de symboles tels que des oiseaux, des arbres ou des fleurs. Le choix des couleurs et des motifs indique l’identité régionale de la femme, ainsi que son statut marital et économique. Sur le vêtement principal, une robe ample appelée le thob, le buste, les manches et les manchettes sont recouverts de broderies. Des pans verticaux ornés de broderies vont de la taille jusqu’au bas de la robe. Les broderies sont réalisées avec des fils de soie sur des tissus en laine, en lin ou en coton. La broderie est une pratique sociale et intergénérationnelle, les femmes se réunissant les unes chez les autres pour broder et coudre, souvent accompagnées de leurs filles. De nombreuses femmes pratiquent la broderie comme un passe-temps, mais d’autres réalisent et vendent des pièces brodées afin d’apporter un revenu complémentaire à leurs familles, de manière indépendante ou en coopération avec d’autres femmes. Ces groupes de femmes se réunissent chez les unes ou les autres ou dans des centres de la communauté où elles peuvent également vendre leurs ouvrages. La pratique est transmise de mère en fille et via un apprentissage formel.

Top