Rapport périodique sur la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel

La Convention précise dans son Article 29 que les États parties présentent au Comité des rapports sur les dispositions législatives, réglementaires ou autres prises pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel sur leurs territoires. Cette page présente les rapports périodiques et les échéances pour un pays : Liban (voir la situation de tous les États parties).

Les rapports périodiques permettent aux États parties d’évaluer leur mise en œuvre de la Convention et leurs capacités de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, de faire rapport sur leurs inventaires du patrimoine culturel immatériel, et de mettre à jour le statut des éléments inscrits sur la Liste représentative.


Sur la mise en œuvre de la Convention

Chaque État partie soumet son rapport périodique au Comité avant le 15 décembre de la sixième année suivant la date à laquelle il a déposé son instrument de ratification, d’acceptation ou d’approbation, et tous les six ans par la suite.

Rapport soumis le 15/12/2017 et examiné par le Comité en 2018 (dû originellement au 15/12/2013)

Résumé

Le Liban a ratifié la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de 2003 (UNESCO) en 2007.
La mise en œuvre de la Convention a débuté au Liban en tant que pays partenaire avec la Jordanie, l’Egypte et partiellement la Syrie du projet Mediterranean Living Heritage (MedLiHer-UNESCO/UE, 2009-2012). Dans le cadre de ce projet, un état des lieux des structures, des programmes et des expériences existantes pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel a été fait en 2009-2010. De même, des travaux d’inventaire de la poésie déclamée ou chantée et particulièrement Al-Zajal ont été réalisés en 2011-2012, aboutissant à la création d’un Registre national du patrimoine culturel immatériel en 2013 et à l’inscription du Zajal comme premier élément sur ce registre. Au niveau international, la poésie déclamée ou chantée Al-Zajal a été inscrite sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO en 2014.
Ce projet a eu pour principal résultat le renforcement des capacités nationales et locales. Les ateliers, organisés dans le cadre de ce projet ou par le Bureau régional pour l’UNESCO à Beyrouth, ont formé les membres d’une équipe nationale constituée de fonctionnaires du Ministère de la culture, de professeurs de différentes universités libanaises et des représentants des différentes communautés et régions du pays.
Avec le projet MedLiHer, le pays semblait parti sur de bonnes bases pour mettre en œuvre la Convention de 2003. Cependant, des changements survenus au Ministère de la culture (départ à la retraite et mutation de fonctionnaires) ont provoqué un ralentissement du processus depuis 2014. Durant cette même année, un décret de création d’un Département pour le patrimoine culturel immatériel au Ministère de la culture fut promulgué dans le cadre d’une restructuration de l’institution (2008). Toutefois, ce département n’est toujours pas fonctionnel et, par conséquent, les activités concernant la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel sont gelées.
Cette absence de projets au Ministère de la culture a été partiellement compensée par le développement d’activités très ponctuelles par le Bureau régional de l’UNESCO à Beyrouth et la Commission nationale libanaise pour l’UNESCO.
En effet, grâce à une collaboration étroite entre ces deux instances, un projet d’élaboration d’une politique culturelle sectorielle pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel fut réalisé en 2016-2017. Préparé en concertation avec les membres de l’ancienne équipe nationale composée, comme susmentionné, des anciens fonctionnaires du Ministère de la culture, de professeurs des universités libanaises et des représentants des communautés du pays, ce projet propose la relance des activités pour la mise en œuvre de la Convention de 2003 au Département du patrimoine culturel immatériel du Ministère de la culture. Ses principaux objectifs sont de mettre à contribution le patrimoine culturel immatériel pour le renforcement de l’identité nationale dans le respect de la diversité religieuse et ethnique, une identité nationale sévèrement entamée par les évènements qui se sont succédé au Liban depuis une quarantaine d’années, ainsi que pour le développement durable. Les principales activités proposées par ce projet sont le développement des activités de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, dont notamment celles de l’inventaire, au Département du patrimoine culturel immatériel créé au Ministère de la culture, la reconstitution d’une équipe nationale dédiée à la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel en collaboration avec les communautés locales et le renforcement des capacités nationales et locales. Ce projet comporte aussi un projet de lois qui, au cas où il serait adopté, règlementerait la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel. Ce projet d’élaboration d’une politique culturelle sectorielle est mis à l’étude au Ministère de la culture depuis décembre 2017.
Au niveau international, le Liban siège depuis 2016 et ceci pour un mandat de quatre ans au comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel.

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