Rapport périodique sur la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel

La Convention précise dans son Article 29 que les États parties présentent au Comité des rapports sur les dispositions législatives, réglementaires ou autres prises pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel sur leurs territoires. Cette page présente les rapports périodiques et les échéances pour un pays : Bangladesh (voir la situation de tous les États parties).

Les rapports périodiques permettent aux États parties d’évaluer leur mise en œuvre de la Convention et leurs capacités de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, de faire rapport sur leurs inventaires du patrimoine culturel immatériel, et de mettre à jour le statut des éléments inscrits sur la Liste représentative.


Sur la mise en œuvre de la Convention

Chaque État partie soumet son rapport périodique au Comité avant le 15 décembre de la sixième année suivant la date à laquelle il a déposé son instrument de ratification, d’acceptation ou d’approbation, et tous les six ans par la suite.

Rapport soumis le 15/12/2017 et examiné par le Comité en 2018 (dû originellement au 15/12/2015)

Résumé

Les articles 23, 23A et 24 de la Constitution de la République populaire du Bangladesh (adoptée en 1972), la Loi relative à la Bangladesh Shilpakala Academy (1989 ; amendée par une nouvelle loi du Parlement en 1989), l’ordonnance relative au Musée national du Bangladesh (1983), la Loi relative à la Bangladesh Folk Arts and Crafts Foundation (1998), la politique culturelle de 2006, la Loi relative aux Cultural Institutions of the Small Ethnic Communities (2010) et la Loi relative à la Bangla Academy (2013) constituent une partie des mesures législatives prises pour la mise en œuvre de la Convention de 2003.
La Bangla Academy est la principale institution directement engagée dans de vastes travaux sur le terrain en vue d’établir un lien étroit avec les communautés du PCI dans l’ensemble du pays. Cette institution effectue également des travaux de recherche et de documentation pour faciliter la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel du Bangladesh. Inaugurée le 3 décembre 1955, la Bangla Academy découle du Mouvement pour la Langue qui a atteint son paroxysme le 21 février 1952. Le Mouvement pour la Langue a joué un rôle essentiel dans la sauvegarde de la culture bangladaise. À la fin des années 1960, alors que la lutte des Bangladais pour la liberté culturelle et l’indépendance politique s’intensifiait, la Bangla Academy – en vertu de sa position historique en tant que symbole du renouveau bangladais – a non seulement encouragé la promotion d’un outil linguistique commun pour affirmer la solidarité bangladaise, mais a également aiguisé le nationalisme bangladais à travers différentes activités d’éveil culturel, et notamment la célébration annuelle d’Ekushe, la célébration de Pahela Baishakh (premier jour du Nouvel An bangladais) et la promotion de nombreux autres éléments du patrimoine culturel. Un an après la naissance du Bangladesh en 1971, une ordonnance relative à la Bangla Academy a été promulguée pour lui conférer le statut d’Académie nationale des arts et des lettres. Cette Académie nationale des arts et des lettres a été reconstituée et renforcée par une loi du Parlement du 22 septembre 2013 destinée à élargir ses domaines d’activités. Cette nouvelle mesure législative permet à la Bangla Academy d’assumer, entre autres fonctions, la gestion du PCI bangladais au niveau national.
La Bangladesh Shilpakala Academy mène des études et des travaux de recherche de base qui contribueront à la sauvegarde et à la transmission des arts du spectacle – l’un des principaux domaines du patrimoine culturel immatériel du Bangladesh –, réalise des enregistrements audio-visuels et établit de nouvelles procédures d’enregistrement. Le Musée national du Bangladesh collecte, préserve, documente et expose des objets présentant un intérêt ethnographique, ainsi que des objets d’art et d’artisanat traditionnels, entre autres éléments. Il publie par ailleurs des catalogues et des ouvrages sur ces objets.
La Bangladesh Arts and Crafts Foundation participe directement à la collecte et à la préservation d’objets en lien avec l’artisanat traditionnel, au maintien d’un musée des arts populaires et d’un village d’artisans, et à la reconnaissance et la valorisation des maîtres artistes.
Le travail d’inventaire du patrimoine culturel immatériel du Bangladesh a commencé avant même la ratification par le pays de la Convention de 2003. En 2005-2006, la Société asiatique du Bangladesh – principale organisation savante du Bangladesh – a organisé une enquête culturelle en vue de la réalisation d’un travail documentaire approfondi sur l’histoire culturelle, les traditions et le patrimoine du Bangladesh. Le ministère des Affaires culturelles a entièrement financé cette enquête culturelle et la publication de ses résultats en 12 volumes. En 2012, le ministère des Affaires étrangères – qui représente l’État partie pour la mise en œuvre de la Convention de 2003 – a converti le 11e volume de cette enquête culturelle, intitulé « Les traditions vivantes » et publié en 2007, en Inventaire national du patrimoine culturel immatériel du Bangladesh. Le Comité intergouvernemental de l’UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel a accepté ce 11e volume comme inventaire national du Bangladesh dans le cadre de l’inscription de « L’art traditionnel du tissage jamdani » et de « La Mangal Shobhajatra du Pahela Baishakh » sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité (respectivement en 2013 et 2016).

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