Nouvelles inscriptions sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité

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Addis Abeba (Éthiopie) - Suite aux décisions adoptées par le Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, qui siège en Éthiopie jusqu’au 2 décembre, seize nouveaux éléments ont été ajoutés à la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel.

La Liste représentative comprend des formes d’expressions qui attestent de la diversité du patrimoine immatériel et sensibilise à son importance. L’examen des candidatures pour inscription sur cette liste se poursuivra jeudi 1er décembre.

Les éléments inscrits au cours de la session d’aujourd’hui sont (par ordre d’inscription) :

Afghanistan; Azerbaïdjan; Inde; Iran (République islamique d’); Iraq; Kazakhstan; Kirghizistan; Pakistan; Tadjikistan; Turquie; Turkménistan; Ouzbékistan—Nawrouz, Novruz, Nowrouz, Nowrouz, Nawrouz, Nauryz, Nooruz, Nowruz, Navruz, Nevruz, Nowruz, Navruz
En Afghanistan, Azerbaïdjan, Inde, Iran (République islamique d’), Iraq, Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Pakistan, Tadjikistan, Turkménistan et Turquie, le Nouvel An est célébré le 21 mars et connu sous le nom de Nauryz, Navruz, Nawrouz, Nevruz, Nooruz, Novruz, Nowrouz or Nowruz. Pendant deux semaines, diverses coutumes sont pratiquées, entre autres un repas spécial, des visites aux familles, des rituels publics et des représentations de rue afin d’encourager la paix au sein des communautés. La transmission est assurée par la participation. Bangladesh—La Mangal Shobhajatra du Pahela Baishakh

La Mangal Shobhajatra est un événement festif ouvert au public, organisé le 14 avril par les étudiants et les professeurs de la faculté des Beaux-Arts de l’université de Dacca, pour célébrer le Pahela Baishakh (jour du Nouvel An). La tradition remonte à 1989 lorsque les étudiants, alors frustrés de devoir suivre des règles militaires, ont voulu apporter à la communauté l’espoir d’un avenir meilleur. À cette occasion, sont réalisés des chars et des masques qui symbolisent la force, la paix et l’éloignement des forces du mal pour ouvrir la voie au progrès. Transmis par l’école, l’élément promeut la solidarité entre tous et la démocratie.

Belgique—La culture de la bière en Belgique

La fabrication et l’appréciation de la bière font partie du patrimoine vivant de plusieurs communautés réparties dans l’ensemble de la Belgique. Elles jouent un rôle dans la vie quotidienne ainsi qu’à l’occasion de fêtes. Près de 1 500 types de bières sont produits dans le pays y compris par des communautés trappistes. La bière artisanale est devenue particulièrement populaire. La bière est également utilisée par les communautés pour cuisiner et fabriquer des produits tels que les fromages lavés à la bière. Elle est aussi associée à la nourriture. La transmission se fait à la maison et dans les cercles sociaux, brasseries, universités et centres publics de formation.

Chine—Les vingt-quatre périodes solaires, la connaissance du temps et les pratiques développées en Chine à travers l’observation du mouvement annuel du soleil

Les anciens Chinois divisaient le mouvement circulaire annuel du soleil en 24 segments. Chacun de ces segments portait un nom d’une période solaire spécifique. Les critères définissant ces périodes reposaient sur l’observation des changements de saisons, de l’astronomie et d’autres phénomènes naturels. Cet élément reste toujours d’une importance particulière pour les agriculteurs. Certaines rituels et festivités y sont associés et ont contribué à l’identité culturelle de la communauté. Les connaissances sont transmises par des moyens formels et informels d’éducation.

Cuba—La rumba à Cuba, mélange festif de musiques et de danses et toutes les pratiques associées

La rumba à Cuba est associée à la culture africaine mais comporte également des éléments de la culture antillaise et du flamenco espagnol. Symbole d’une société marginalisée à Cuba, la pratique a pris son essor dans les quartiers pauvres des villes, les bidonvilles et les zones rurales et a connu une expansion d’ouest en est sur le territoire du pays. La rumba à Cuba, avec ses chants, ses mouvements, ses gestes et sa musique, est une expression de résistance et d’estime de soi qui évoque également la grâce, la sensualité et la joie de rapprocher les individus. La transmission se fait par imitation au sein des familles et des quartiers.

Espagne—La fête des Fallas valenciennes

La fête des Fallas est une pratique traditionnelle des communautés de Valence pour célébrer l’arrivée du printemps. Elle présente des figurines caricaturales, créées par les artistes locaux, qui commentent les questions de société du moment. Érigées sur la place de la ville du 14 au 19 mars, elles sont réduites en cendres afin de symboliser le renouveau de l’activité sociale. Des fanfares, des repas à l’extérieur et des feux d’artifice complètent la fête qui renforce la cohésion sociale et est propice à la créativité collective. La pratique est transmise au sein des familles.

République dominicaine—La musique et la danse du merengue en République dominicaine

Le merengue est considéré comme faisant partie intégrante de l’identité nationale dominicaine et il joue un rôle actif dans divers aspects de la vie quotidienne de la population - de l’éducation aux rassemblements sociaux et événements festifs, en passant par les campagnes politiques. En 2005, la date du 26 novembre a été déclarée Journée nationale du merengue, à cette occasion des festivals de merengue sont organisés chaque année. Le merengue est dansé en couple, des gestes sensuels sont exécutés par les danseurs qui bougent au son de la musique. Transmise par la participation, la pratique traditionnelle attire des individus de classes sociales différentes contribuant ainsi à la promotion du respect et de la coexistence entre les communautés.

Égypte—Le tahteeb, jeu du bâton

Dans l’Égypte ancienne, le tahteeb était une forme d’art martial. Il est désormais un jeu festif dont une partie du symbolisme et des valeurs associés à sa pratique demeurent. Joué devant un public, il consiste en un échange bref et non violent entre deux adversaires qui manient chacun un long bâton sur un fond de musique traditionnelle. Les praticiens sont des hommes, majoritairement issus des communautés saeedy de Haute-Égypte. Les règles du jeu reposent sur le respect mutuel, l’amitié, le courage et la fierté. La transmission se fait au sein des familles et dans les quartiers des communautés pratiquantes.

Éthiopie—Le Gada, système socio-politique démocratique autochtone des Oromo

Le Gada est un système traditionnel de gouvernance des Oromo d’Éthiopie qui s’est développé à partir des connaissances acquises par les générations successives. Il régit les activités politiques, économiques, sociales et religieuses et intervient comme mécanisme d’application des règles de conduite, de renforcement de la cohésion communautaire et d’expression de la culture. Le Gada, qui est enseigné oralement par des historiens, est organisé en cinq classes, chacune d’entre elles devant évoluer sur plusieurs échelons avant d’accéder au pouvoir. Les hommes dont les pères sont membres participent au système. La transmission se fait au sein des familles et à l’école.

République de Corée—La culture des haenyeo (plongeuses) de l’île de Jeju

Sur l’île de Jeju, une communauté de femmes, parfois octogénaires, gagne sa vie en plongeant pour pêcher des fruits de mer. Les haenyeo (plongeuses) de Jeju pêchent jusqu’à sept heures par jour, 90 jours par an, en retenant leur souffle à chaque plongée d’une profondeur de 10 m. Avant la plongée, des prières sont dites pour la sécurité et une pêche abondante. La transmission se fait au sein des familles, dans les coopératives de pêche et à l’école des haenyeo. La pratique traditionnelle améliore le statut des femmes dans la communauté, symbolise l’identité de l’île et encourage la gestion durable.

Azerbaïdjan; Iran (République islamique d’); Kazakhstan; Kirghizistan; Turquie—La culture de la fabrication et du partage de pain plat Lavash, Katyrma, Jupka, Yufka

La fabrication et le partage du pain plat (lavash, katyrma, jupka ou yufka) dans les communautés d’Azerbaïdjan, d’Iran, du Kazakhstan, du Kirghizistan et de Turquie est une tradition très répandue. Elle implique en général les membres de la famille mais, en zone rurale, les voisins peuvent également y participer. Cuit dans un four, sur une plaque métallique ou dans un chaudron, le pain est partagé lors des repas quotidiens, des mariages, des naissances, des funérailles et lors de différentes fêtes, en particulier pour souhaiter la prospérité. L’élément est transmis de maître à apprenti et par la participation. La pratique, expression de l’hospitalité et de la solidarité, symbolise des racines culturelles communes et renforce le sentiment d’appartenance à la communauté.

France—Le carnaval de Granville

Le carnaval de Granville est une fête de quatre jours précédant Mardi-Gras, à laquelle participent les membres de la communauté et habitants des communes voisines. Des cavalcades de chars s’inspirent, avec humour, de l’actualité, de personnalités politiques et de célébrités. 2 500 carnavaliers œuvrent à leur préparation. La fête propose également des défilés de fanfares, des bals pour différentes classes d’âge, une bataille de confetti et une « nuit des intrigues » au cours de laquelle les participants se costument. Le carnaval contribue à l’unité de la communauté. La transmission se fait au sein des familles et des comités.

Géorgie—La culture vivante des trois systèmes d’écriture de l’alphabet géorgien

L’écriture géorgienne a produit trois alphabets – mrgvlovani, nuskhuri et mkhedruli – tous encore en usage aujourd’hui. Le mrgvlovani a été le premier alphabet duquel ont été tirés le nuskhuri puis le mkhedruli. Ces alphabets coexistent du fait de leurs différentes fonctions sociales et culturelles, reflétant un aspect de la diversité de l’identité culturelle de la Géorgie. Le système éducatif national repose sur l’alphabet mkhedruli, enseigné dans le primaire et le secondaire ainsi qu’à la maison, tandis que les alphabets mrgvlovani and nuskhuri sont principalement pratiqués et enseignés par la communauté de l’Église orthodoxe autocéphale apostolique.

Allemagne—L’idée et la pratique d’intérêts communs organisés en coopératives

Une coopérative est une association de bénévoles offrant des services aux membres de la communauté pour améliorer le niveau de vie, surmonter les problèmes communs et favoriser un changement positif. Fondées sur le principe de subsidiarité qui place la responsabilité personnelle au-dessus de l’action de l’État, les coopératives contribuent au développement des communautés à travers des valeurs et intérêts communs. De nos jours, un quart de la population allemande participe à cette pratique transmise au sein des coopératives et des universités et par les « Coopératives allemandes et l’association Raiffeisen » (DGRV), l’Akademie Deutscher Genossenschaften et les associations allemandes Hermann-Schulze-Delitsch et Friedrich-Wilhelm-Raiffeisen.

Grèce—La Momoeria, fêtes du Nouvel An dans huit villages de la région de Kozani, en Macédoine occidentale (Grèce)

Du 25 décembre au 5 janvier, à Kozani (Grèce), des danseurs, des acteurs et des musiciens se produisent dans les rues des villages et passent chez les habitants pour se souhaiter mutuellement une année prospère. Les danseurs de la Momoeria représentent les prêtres de Momos (dieu du rire et de la satire) ou les commandants d’Alexandre le Grand essayant de convaincre les forces de la nature d’épargner les villageois tandis que les acteurs interprètent une pièce avec les musiciens. Transmise de génération en génération, cette fête fait partie de l’identité communautaire et renforce l’intégration sociale.

Japon—Yama, Hoko, Yatai, festivals de chars au Japon

Chaque année, dans tout le Japon, des villes organisent des festivals de chars pour demander aux dieux la paix et la protection contre les catastrophes naturelles. Les festivals de chars Yama, Hoko et Yatai, considérés comme les plus grands événements de l’année, nécessitent la collaboration de différents groupes de la communauté et, en tant que pratique traditionnelle, sont le reflet de la diversité de la culture locale. Les responsabilités sont partagées entre chaque participant, de la construction des chars à la musique en passant par la coordination de l’enseignement dispensé aux jeunes par les détenteurs les plus âgés et l’organisation d’ateliers.

Émirats arabes unis; Autriche; Belgique; Tchéquie; France; Allemagne; Hongrie; Italie; Kazakhstan; République de Corée; Mongolie; Maroc; Pakistan; Portugal; Qatar; Arabie saoudite; Espagne; République arabe syrienne - La fauconnerie, un patrimoine humain vivant

Utilisée à l’origine pour se procurer de la nourriture, la fauconnerie est désormais davantage liée à la protection de la nature, au patrimoine culturel et à l’engagement des communautés. Les fauconniers dressent, forment et font voler les oiseaux en développant un lien avec eux et en devenant leur principal protecteur. Présente dans 60 pays, des aspects de la pratique peuvent varier mais les méthodes restent les mêmes. Les fauconniers pratiquent en groupe. Certains peuvent voyager pendant des semaines pour chasser, en contant, le soir venu, des histoires. La transmission se fait au sein des familles, par l’apprentissage, le mentorat, ou une formation dans des clubs et des écoles.

Inde - Le Yoga

La philosophie derrière la pratique ancienne du yoga en Inde a influencé de nombreux aspects de la société indienne, dans les domaines de la santé, de la médecine, de l’éducation et des arts. Fondé sur l’harmonie du corps, de l’esprit et de l’âme pour améliorer le bien-être physique, spirituel et mental, le yoga associe une série de postures, de la méditation, un contrôle de la respiration, des récitations de paroles et d’autres techniques. Le yoga est traditionnellement transmis de maître à élève. De nos jours, des ashrams ou des ermitages de yoga, des instituts d’éducation et des centres communautaires contribuent également à la transmission de la pratique.

Iraq - La fête de Khidr Elias et l’expression des vœux

Tous les ans en février, les communautés iraquiennes honorent Al-Khidr, un saint qui, selon les croyances, exaucerait les vœux des participants, notamment s’ils sont dans le besoin. Habillées de vêtements traditionnels, les familles se rassemblent sur une colline sacrée où elles mangent des plats spécialement préparés pour l’occasion et exécutent la dabkka (une danse populaire) ou font des offrandes sur les rives du Tigre en demandant la réalisation de leurs vœux et en lançant des bougies à travers le fleuve. Cette pratique culturelle, qui renforcerait la cohésion sociale, est transmise au sein des familles et à l’école.

Arabie saoudite - L’Almezmar, danse du bâton au son des tambours

L’Almezmar est une pratique traditionnelle de la communauté hedjazie d’Arabie saoudite interprétée lors de célébrations familiales ou d’événements nationaux. Jusqu’à 100 danseurs, placés sur deux rangs face à face, frappent des mains et interprètent des chants évoquant la galanterie ou l’amour. Au martèlement des tambours, des duos de danseurs font tourner de grands bâtons au centre du groupe et d’autres les suivent. Transmise par des troupes d’artistes et des centres du patrimoine, la pratique constitue un marqueur identitaire et fait partie de la mémoire collective de la communauté.

Kazakhstan - Le koures au Kazakhstan

Le koures au Kazakhstan est une forme de lutte traditionnelle pratiquée par les communautés dans laquelle les concurrents s’affrontent debout, l’objectif consistant à plaquer les deux omoplates de l’adversaire au sol. Auparavant, les formateurs entrainaient les garçons qui participaient à des compétitions locales. De nos jours, le koures est un sport national pratiqué par les hommes et les femmes, également lors de compétitions internationales retransmises dans plusieurs pays. Le koures renforcerait la tolérance, la bonne volonté et la solidarité entre communautés. Il est transmis à l’occasion de master classes et dans des clubs sportifs.

Maurice—Le geetgawai, chants populaires en bhojpuri à Maurice

Le geet gawai est une cérémonie traditionnelle précédant le mariage, mêlant des rituels, des prières, des chants, de la musique et des danses, principalement pratiquée par les communautés bhojpuriphones de Maurice. Elle se déroule chez l’un des deux futurs mariés, les membres de la famille et les voisins y participent. Les femmes mariées placent, entre autres, du riz et de l’argent dans un morceau de tissu tandis que d’autres femmes chantent pour honorer les dieux et déesses hindous. Ensuite, tout le monde danse au son de chants réconfortants. Expression de l’identité de la communauté et de la mémoire collective, elle est transmise par les familles, les centres communautaires et les académies.

Mexique—La Charrería, tradition équestre au Mexique

La Charrería est une pratique traditionnelle des communautés mexicaines d’éleveurs de bétail qui a commencé au XVI siècle. Elle permettait, à l’origine, aux éleveurs de différents Etats de mieux cohabiter. De nos jours, des associations de Charrería et des écoles contribuent à transmettre la tradition, également considérée comme un sport, en entraînant les membres de la communauté jusqu’à un niveau de compétition. Différentes catégories de charrerías sont exécutées en public par des praticiens hommes et femmes. La pratique est perçue comme un aspect important de l’identité communautaire et un moyen de transmettre des valeurs sociales aux jeunes générations.

Nigéria—Le Festival international de la culture et de la pêche d’Argungu
Tous les ans, les communautés se réunissent au nord-ouest du Nigéria pour participer au Festival international de la culture et de la pêche d’Argungu. Ce festival de quatre jours, entre février et mars, présente le kabanci - des compétitions aquatiques, notamment la pêche à mains nues, la course de canoë, la capture de canards sauvages – et d’autres pratiques traditionnelles. Les hommes et les garçons y participent tandis que les femmes interprètent chants et danses. Le festival est perçu comme une contribution au sentiment d’identité et un moyen de maintenir la paix entre les Argungu et les Sokoto voisins. Les connaissances relatives à la tradition sont transmises au sein des chefferies participantes, des familles et par l’apprentissage. Venezuela (République bolivarienne du) —Le carnaval d’El Callao, représentation festive d’une mémoire et d’une identité culturelle

Le carnaval d’El Callao, pratiqué dans des communautés du Venezuela, est associé aux célébrations d’émancipation qui se déroulent dans les îles francophones des Caraïbes. De janvier à mars, la pratique réunit jusqu’à 3 000 personnes qui défilent déguisées en personnages historiques et imaginaires, avec de la musique, de la danse et des concerts dans toute la ville. Le carnaval met en avant l’histoire des Callaoenses, renforce l’identité culturelle, promeut l’unité et encourage les jeunes générations à découvrir leur patrimoine. La transmission se fait principalement au sein des familles et dans les écoles dirigées par les détenteurs.

Suisse—Fête des vignerons de Vevey

La Fête des Vignerons, qui célèbre la communauté des vignerons, fait partie du patrimoine vivant de Vevey, en Suisse. D’abord simple parade, elle compte aujourd’hui 15 représentations sur trois semaines et plus de 5 000 figurants. Reposant sur un thème traditionnel, avec des prix pour les meilleurs vignerons ainsi que de la musique, de la nourriture et des processions vers la ville voisine de La-Tour-de-Peilz, la fête est organisée par la Confrérie des vignerons de Vevey avec l’aide de bénévoles. Elle renforce l’esprit communautaire, encourage la vie artistique et stimule le savoir-faire des vignerons.

Viet Nam—Les pratiques liées à la croyance việt en les déesses-mères des Trois mondes

Pour répondre à des demandes d’ordre spirituel, à des attentes quotidiennes et pour attirer la chance dans la santé comme au travail, des communautés du Viet Nam vénèrent les déesses-mères des Trois mondes : le monde céleste, le monde de l’eau et le monde des montagnes et des forêts. Parmi ces déesses-mères, on trouve la Mère du monde Liễu Hạnh et d’autres esprits héroïques. La tradition consiste en un culte quotidien, des cérémonies, des rituels et des festivals. Transmises par des détenteurs tels que les prêtres des temples, les pratiques constituent la base des relations sociales entre membres de la communauté et entretiennent un aspect de son patrimoine culturel.

Roumanie; République de Moldova—L’artisanat traditionnel du tapis mural en Roumanie et en République de Moldova
Les tapis muraux fabriqués par les communautés de tisserands de Roumanie et de République de Moldova étaient traditionnellement utilisés pour la décoration, les funérailles, les expositions et faisaient aussi partie de la dot des jeunes filles. De nos jours, on les apprécie principalement en tant qu’œuvres d’art. Les techniques ont évolué, passant de l’utilisation de métiers verticaux ou horizontaux dans certaines régions à un piquage serré et à d’autres formes de tissage, les tisserands pouvant désormais travailler à domicile. Considéré comme une expression de la créativité et de l’identité et un outil de cohésion sociale, l’artisanat est transmis par les familles et dans les centres artisanaux et collèges. Slovaquie; Tchéquie—Le théâtre de marionnettes en Slovaquie et en Tchéquie

Pour les communautés de Slovaquie et de République tchèque, le théâtre de marionnettes est une forme de divertissement traditionnel populaire, mais également une manière de traduire une vision du monde et d’enseigner les valeurs morales. Faisant partie intégrante du théâtre local et de la tradition littéraire, il contribue à la socialisation, à la créativité et à l’identité des participants. Utilisant des marionnettes essentiellement confectionnées en bois et animées à l’aide de différentes méthodes, la pratique culturelle traditionnelle est transmise par les communautés d’interprètes, les dynasties de marionnettistes, des organisations à but non lucratif et des écoles de musique et d’art.

Slovénie—La représentation de la Passion à Škofja Loka

À Škofja Loka, en Slovénie, un spectacle traditionnel prenant la forme d’une procession est interprété, dans le centre médiéval de la ville, au moment du carême et de Pâques. La représentation de la Passion à Škofja Loka, qui s’inspire des textes d’un ancien moine capucin, présente 20 scènes du chemin de croix et d’autres tableaux de l’Ancien et du Nouveau Testaments. 900 acteurs locaux et 400 autres bénévoles y participent. Jouée tous les six ans, on considère qu’elle contribue à l’identification et la cohésion de la communauté. Elle est transmise au sein des familles, dans les écoles et par les artisans locaux.

Tadjikistan—L’Oshi Palav, plat traditionnel et ses contextes sociaux et culturels au Tadjikistan

L’Oshi Palav (pilaf) est un plat traditionnel des communautés du Tadjikistan qui le considèrent comme faisant partie de leur patrimoine culturel. Le « roi des plats » est une recette à base de riz, de viande et d’épices, mais il existe jusqu’à 200 versions. Considéré comme une pratique inclusive qui réunit des personnes de différentes origines, il est préparé afin d’être apprécié lors des repas quotidiens ainsi qu’à l’occasion de rassemblements, de célébrations et de rituels. Les savoir-faire associés à la pratique sont transmis au sein des familles et dans les écoles de cuisine.

Turquie—L’artisanat traditionnel du çini

Faits en Turquie, les çinis sont des carreaux traditionnels de faïence et de céramique décorés de motifs colorés, on les retrouve sur les façades de bâtiments et dans les maisons. Les motifs, représentant des coutumes et croyances locales, sont percés sur du papier, appliqués sur la surface avec les contours tracés à la main puis la poterie est teinte, émaillée et cuite. Pratiqué de façon formelle et informelle dans des ateliers traditionnels, des centres d’enseignement, des universités et à la maison, l’art du çini est considéré comme un moyen de s’exprimer, de s’épanouir et de se sentir mieux et un aspect symbolique de l’identité culturelle de la Turquie.

Ouzbékistan—La tradition et la culture du palov

Selon un dicton ouzbek, les invités ne peuvent prendre congé de leurs hôtes que lorsque ces derniers leur ont offert le palov. Préparé à base de riz, de viande, d’épices et de légumes, le plat traditionnel est apprécié lors des repas quotidiens, pour célébrer des occasions particulières, aider les personnes défavorisées et honorer les proches défunts. Transmise de maître à apprenti, au sein des familles, entre pairs et dans des institutions communautaires, la pratique, qui contribue à renforcer les liens sociaux et à promouvoir la solidarité, fait partie de l’identité culturelle de la communauté.

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