L'importance du patrimoine culturel immatériel dans les contextes de catastrophes causées par des aléas d’origine naturelle ou humaine

  • 6 novembre 2017
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Le patrimoine culturel immatériel et la gestion des risques de catastrophe sont mutuellement bénéfiques. C’est ce qui ressort d’une étude (anglais) commandée récemment par l’UNESCO, dont le but était de faire le point sur l’état actuel des connaissances concernant l’impact des catastrophes causés par des aléas d’origine naturelle ou humaine sur le patrimoine culturel immatériel, ainsi que le rôle que le patrimoine vivant peut jouer dans l’atténuation des effets de telles catastrophes pour les communautés locales. L’étude a consisté à examiner la littérature disponible, à identifier des études de cas pertinentes, principalement dans le Pacifique, et à élaborer un ensemble de recommandations pour aider à sauvegarder et à mobiliser le patrimoine culturel immatériel dans les contextes de catastrophes causées par des aléas d’origine naturelle ou humaine.
Les résultats de l’étude démontrent le rôle du patrimoine culturel immatériel dans la préparation, le relèvement et la résilience, ainsi que la mesure dans laquelle sa pratique et sa transmission peuvent être affectées dans de telles situations. L’étude souligne également que le patrimoine culturel immatériel n’a malheureusement pas encore été dûment pris en compte dans le domaine de la gestion des risques liées aux catastrophes. Ces résultats ouvrent la voie à des travaux importants pour mieux refléter à la fois la contribution du patrimoine culturel immatériel aux stratégies de gestion des risques liées catastrophes et le besoin de stratégies spécifiquement axées sur la sauvegarde du patrimoine vivant.
L’étude fait partie d’une discussion en cours sur le patrimoine culturel immatériel et les situations d’urgence par le Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel (décision 11 COM 15). Le Comité a notamment encouragé l’UNESCO à étudier le rôle que les communautés jouent à la fois pour sauvegarder leur patrimoine culturel immatériel en péril dans les situations d’urgence et pour le mobiliser en tant qu’outil de préparation, de résilience, de réconciliation et de redressement. La douzième session du Comité, qui aura lieu du 4 au 9 décembre 2017 sur l’île de Jeju (République de Corée), poursuivra le débat sur ces questions.

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